La Prise d'Œchalie ou Oechaliae Halosis (en grec ancien Οἰχαλίᾱς Ἅλωσις) est une épopée perdue attribuée à Créophylos de Samos qui se rattache au mythe d'Héraclès[1]. Elle a peut-être été composée au VIIe siècle av. J.-C.[2] Elle a inspiré Sophocle pour ses Trachiniennes.

On ne conserve qu'un seul vers de l'œuvre, faisant partie de paroles adressées par Héraclès à Iole[3]. Quatre autres fragments en font mention. Trois ont trait à la prise d'Œchalie par Héraclès. Le quatrième évoque Médée, sans doute en parallèle avec Déjanire, épouse du héros : dans cette version, Médée tue Créon puis place ses enfants sous la protection d'Héra ; les Corinthiennes passent outre et massacrent les enfants pour ensuite accuser leur mère.

Une tradition fait de Créophylos de Samos le contemporain d'Homère : ce dernier, véritable auteur de l'œuvre, aurait été reçu par Créophylos à Chios ou à Samos, et lui aurait donné le poème, que Créophylos aurait ensuite fait passer pour sien. Une anecdote similaire circule sur une autre épopée, les Chants cypriens, habituellement attribués à Stasinos.

Notes et référencesModifier

  1. Suzanne Saïd, Monique Trédé et Alain Le Boulluec, Histoire de la littérature grecque, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Premier Cycle », (ISBN 2130482333 et 978-2130482338), p. 52.
  2. Gantz (2004), p. 768.
  3. Gantz (2004), p. 768. Il s'agit du fragment 1 des PEG.

BibliographieModifier

Éditions des fragmentsModifier

  • A. Bernabé (éd.), Poetae epici Graeci, I, Leipzig, 1987 (abrégé en PEG).

UtilitairesModifier

  • Timothy Gantz, Mythes de la Grèce archaïque, Belin, 2004 (éd. originale : Johns Hopkins University Press, 1993, 2 vol.).
  • Suzanne Saïd, Monique Trédé et Alain Le Boulluec, Histoire de la littérature grecque, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Premier Cycle », (ISBN 2130482333 et 978-2130482338)

Voir aussiModifier