Porte de Paris (Lille)

ancienne porte de Lille
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Porte de Paris
Lille porte paris face vue exterieure.JPG
Présentation
Type
Style
Classique
Architecte
Construction
Hauteur
29 m (du niveau du sol)
Statut patrimonial
Localisation
Pays
Commune
Coordonnées
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La porte de Paris ou porte des malades, est une porte de ville de la ville de Lille construite pour partie à la fin du XVIIe siècle en arc de triomphe pour célébrer les victoires de Louis XIV. Elle est classée monument historique en 1875[1].

HistoireModifier

 
Simon Vollant, l'architecte.

À cet emplacement s'élevait initialement la porte des malades[2]. Cette porte était la sortie sud de la ville dans le prolongement de la rue des malades, actuelle rue de Paris axe principal du quartier Saint-Sauveur.

Le 28 août 1667, après un siège de 10 jours, Louis XIV entre dans la ville par cette porte et reçoit du « Magistrat de Lille » les clefs de la cité. Un an plus tard, au traité d'Aix-la-Chapelle, Lille devient française.

Louis XIV témoigne un certain intérêt pour la ville et commande à l'architecte Simon Vollant la construction de la porte de Paris pour remplacer la porte des malades. Elle est édifiée de 1685 à 1692, en mémoire du rattachement de Lille à la France.

Au XIXe siècle, lors du démantèlement de fortifications consécutif à l'agrandissement de Lille, la porte de Paris est sauvée de la démolition grâce à une intervention de l'architecte Charles Garnier. La porte est alors réaménagée par l'architecte Louis-Marie Cordonnier, qui en dessine la façade côté ville, et elle est mise en valeur au centre d'une place rénovée, l'ensemble étant inauguré en juin 1895[3].

DescriptionModifier

Sa structure comporte deux façades différentes, l'entrée et la sortie de la ville.

Un couloir voûté au niveau du rez-de-chaussée de la porte avec son pont-levis permettait l'accès en ville du temps des fortifications.

En façade, en entrant dans la ville, l'arc apparaît composé de trois parties : une partie centrale et deux ailes ornées chacune par une figure mythologique encadrée par deux colonnes de style dorique.

La massivité de cette porte évoque la rigueur militaire. Cet aspect est dû notamment la faible taille de l'ouverture de la porte à laquelle on accède par le pont-levis, l'ensemble jouant encore à l'époque un rôle défensif, ce qui le fait considérer comme « l'un des derniers chefs d'œuvre de l'histoire militaire »[4].

En partie centrale, au-dessus du couloir voûté, on peut observer les armoiries sculptées de la ville de Lille et juste au-dessus l'écusson royal ; mais 32 mètres plus haut, les figures baroques de son faîte dont deux anges, deux allégories de la « Renommée » sonnant la victoire de Louis XIV suggèrent les fastes de la cour. Au centre du faîte, l'allégorie de la « Victoire » est représentée au milieu de drapeaux, son bras droit levé, prêt à déposer une couronne sur la tête du Roi Soleil, Louis XIV.

À gauche de la partie centrale, est représenté Mars, le dieu de la guerre ; à droite, Hercule, symbole de force.

La porte de Paris est entourée d'un parapet en pierre (consécutif au réaménagement de la place par Louis-Marie Cordonnier inauguré en 1895) sur lequel sont serties des grenades (ou bombes) en fonte. Celles-ci alternaient avec des candélabres en fonte qui ont disparu depuis et elles-mêmes ont été fortement détériorées par le temps et le vandalisme. Dans le cadre de la restauration de la porte engagée pour l'opération « Lille 2004 (capitale européenne de la culture) », la restauration des grenades est confiée au département de Fonderie de l'École des Arts et Métiers ParisTech, spécialiste de la fonte d'art. Les grenades restaurées sont remises en place en mars 2018.[réf. souhaitée]

 
Le faîte de la porte de Paris.

La place où elle est située porte maintenant le nom de son architecte Simon Vollant.

Ce site est desservi par la station de métro Mairie de Lille.

GalerieModifier

Notes et sourcesModifier

BibliographieModifier

MonographiesModifier

RéférencesModifier

  1. Notice no PA00107723, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Petit conducteur dans Lille : à l'usage des étrangers, Chez tous les libraires, , 93 p. (lire en ligne), p. 20
  3. Marie-Josèphe Lussien-Maisonneuve - dir. Robert Vandebussche, Cent ans d'université lilloise, Publications de l'institut de recherches historiques du Septentrion, , p. 89-91 (L'Aménagement du paysage urbain)
  4. Jacques Thuillier, Histoire de l'art, Paris, Flammarion, 2009, p. 338-339.

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier

BibliographieModifier

  • Louis Quarré-Reybourbon, La porte de Paris, à Lille, et Simon Vollant son architecte, Plon, (lire en ligne)