Pomone (1845)

frégate française (1845)

Pomone
illustration de Pomone (1845)
Type Frégate de 3e rang
Histoire
A servi dans Pavillon de la Marine du Premier Empire Marine impériale française
Quille posée
Lancement
Armé
Mise en service 1850
Statut Démoli en 1887
Équipage
Équipage 388 hommes
Caractéristiques techniques
Longueur 54,77 m
Maître-bau 13,30 m
Déplacement 2 010 t
Propulsion mixte voile-vapeur, à hélice
Puissance voilure de 1 967 m2
machine de 574 chevaux
Caractéristiques militaires
Armement
En 1848 :
* bat : 18 de calibre 30
8 de calibre 22
* gaill : 2 de calibre 30
8 de 16
Carrière
Pavillon France

La Pomone est une frégate, construite sous la direction de Frédéric Reech en 1842 à l'arsenal de Lorient, et lancée en 1845. Elle est retirée du service en 1877.

Une vocation de prototypeModifier

La Pomone est la « première frégate mixte à hélice » de la Marine française[1], elle est conçue d'après les plans de l'ingénieur Jacques-Noël Sané († 1831). Elle est modifiée dès 1847 [2] et pourvue d'une machine à vapeur de 220 cv, sans impact sur la voilure malgré l'implantation de la cheminée, le massif arrière étant renforcé pour laisser passer l'arbre de l'hélice.

Le plan de cette machine est dû à l'ingénieur suédois Hohn qui adapte l'hélice mise au point par son compatriote Ericsson [3]

Le gouvernail est remplacé par deux volets latéraux, cachés dans le massif lorsqu'ils ne servent pas. Ce système n'ayant pas donné de bons résultats, on est obligé d'allonger l'arrière de la frégate pour placer l'hélice dans un puits qui permet de la remonter pendant la marche à la voile. On obtient ainsi sur la Pomone une vitesse de 8 nœuds.

CarrièreModifier

  • à compter du  : commission de port à Lorient.
    La propulsion, conçue par Cunt Rosen de chez John Ericsson comporte une hélice multiple Ericsson et deux gouvernails latéraux. Aux essais, la Pomone ne peut gouverner et l'arrière est reconstruit avec un gouvernail, une hélice à deux pales et un arrière rond au lieu de carré.
  • 1850 : première traversée vers Montevideo via Cadix et Toulon sous le commandement du capitaine de vaisseau Adelbert Lebarbier de Tinan. Le jeune ingénieur de Bussy supervise avec succès la réparation de l'arbre porte-hélice au cours de la traversée, ce qui est une première[4].
  •  : reconverti en transport.
  •  : armé à Brest.
  • 1853-1856 : prend part à la guerre de Crimée dans la 2e escadre
  •  : embarquement de troupes ottomanes à Constantinople
  • 1855 : escadre de la Méditerranée
  • 1860 : travaux en vue de son allongement
  • 12 au  : essais des voiles sur rade de Toulon
  •  : appareillage de Toulon pour Terre-Neuve
  •  : sortie de bassin à Lorient
  •  : en réserve
  • Expédition du Mexique
  • 3 &  : appareille de Lorient vers Vera-Cruz
  •  : arrivée au Mexique pour évacuation des troupes
  •  : rayé - Devient corps de garde et magasin à Brest.
  • 1887 : démolition

Notes et référencesModifier

  1. Étienne Taillemite, « Cherbourg Des projets de Vauban aux sous-marins nucléaires », Cols bleus : hebdomadaire de la Marine française, no 2139,‎ , p. 7 (lire en ligne, consulté le )
  2. [1] L'histoire de la Marine de 1700 à 1850.
  3. [2] Dossiersmarine.
  4. Étienne Tréfeu, 1888, p. 668-669.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Étienne Tréfeu, « M. de Bussy (Marie-Anne-Louis) », dans Nos marins : vice-amiraux, contre-amiraux, officiers généraux des troupes de la marine et des corps entretenus, Paris, Éditions Berger-Levrault, (lire en ligne), p. 667-674.
  • Alain Gouttman, La Guerre de Crimée : 1853-1856, Paris, S.P.M, coll. « Kronos », , 534 p. (ISBN 2-901952-22-4)

Articles connexesModifier