Pierre Barbe

architecte
Pierre Barbe
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Dancing La Batterie, 1933 Logo label patrimoine XXe siècle.svg.
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Institut français d'architecture (153 Ifa, BARPI, 261 AA, BARBE)[1],[2]Voir et modifier les données sur Wikidata

Pierre-Jacques Barbe, né à Paris le et mort dans la même ville le [3], est un architecte et décorateur français, membre de l'Union des artistes modernes.

BiographieModifier

D'abord dessinateur humoristique, il obtient en 1928 son diplôme d'architecte à l'École des beaux-arts. Il s'oriente très vite vers l'aménagement et la décoration de boutiques et d'appartements.

Membre fondateur en 1929 de l'union des artistes modernes, il en est, la même année, le délégué adjoint au côté de Le Corbusier, au CIAM de Francfort. Influencé par le modernisme, ses meubles et maquettes sont exposés aux salons annuels de l'UAM.

Cette période moderniste, marquée par de nombreux aménagements d'appartements, d'hôtels particuliers et de réaménagement de châteaux, trouve son apogée avec la transformation de 1931 à 1934 de l'hôtel Lambiotte à Neuilly-sur-Seine, qui vaut à Pierre Barbe de recevoir en 1936 la médaille d'or de la 6e triennale de Milan (l'hôtel Lambiotte est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques par décret du [4],[5],[6].).

En 1930, il fonde avec Louise Venard - sa compagne de 1925 jusqu'au décès de celle-ci en 1955 - un atelier de tapisserie et de passementerie dénommé « Installation Meubles Tissus » (IMT) qui commence par éditer les meubles de Pierre Barbe.

Au cours des années 1930, Pierre Barbe commence à s'éloigner, sans l'abandonner, du fonctionnalisme et du style international qui imprègnent l'UAM (qu'il quitte en 1934), pour revenir vers un certain classicisme bourgeois, en particulier dans le Nord de la France et en Belgique.

Le réaménagement de la maison de Léon Bekaert[Où ?] (1935), la restauration de la ferme du Molinel[Où ?] (1935), comme la restauration de châteaux (Étréham et Thury-Harcourt, p.ex.) en sont les témoins.

À partir de 1947[7], il participe au réaménagement de la villa Cavrois[8].

La réalisation de grands domaines est un aboutissement dans l'œuvre de Barbe. Au Domaine des Treilles (de 1961- à 1982, sur les communes de Tourtour et Flayosc, Var), il restaure et construit un ensemble de maisons fonctionnelles mais dans le style provençal[9].

Refusant le dogmatisme, Pierre Barbe s'est consacré à la synthèse entre classicisme et modernité.

Pierre Barbe poursuivra son œuvre jusqu'à l'âge de 94 ans, avant de disparaître à l'âge de 104 ans. La presse lui rendra hommage à cette occasion[10].

RéalisationsModifier

Outre les projets sus-énoncés, on trouve :

RéférencesModifier

  1. « https://archiwebture.citedelarchitecture.fr/fonds/FRAPN02_BARPI » (consulté le )
  2. « https://archiwebture.citedelarchitecture.fr/fonds/FRAPN02_BARBE » (consulté le )
  3. « matchID - Moteur de recherche des personnes décédées », sur deces.matchid.io (consulté le )
  4. « Ancien hôtel Lambiotte », notice no PA00088128, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  5. « Maison dite hôtel Lambiotte », notice no IA00079734, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  6. Description de l'Hôtel Lambiotte
  7. « Réaménagements intérieurs de la villa Cavrois dus à l'architecte Pierre Barbe », notice no IA59001908, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  8. Bénédicte Burguet, « La villa Cavrois ressuscitée », Vanity Fair no 23, mai 2015, pages 88-89.
  9. « Domaine des Treilles », notice no PA83000021, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  10. Mort de l'architecte Pierre Barbe, Libération
  11. « Station balnéaire », notice no IA83000434, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  12. « Maison de villégiature dite Villa de Madame Lasserre », notice no IA06001009, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. « Hôtel particulier d'Henri Goüin, avenue Milleret-de-Brou, Paris 16e 1932-1962 », archiwebture.citechaillot.fr.
  14. Abbaye de Royaumont, Asnières-sur-Oise (Val-d'Oise) : aménagements. 1934-1951
  15. Immeuble de bureaux pour la Compagnie de locomotives Batignolles-Châtillon, rue Saint-Clément, Nantes (Loire-Atlantique). 1931-1935

BibliographieModifier

Liens externesModifier