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Philippe Fourastié

réalisateur et scénariste français
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Philippe Fourastié
Philippe Fourastié.jpg
Philippe Fourastié sur le plateau de son premier long-métrage Un choix d'assassins, en 1966.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 42 ans)
TréguierVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Philippe Fourastié, né le à Cabourg dans le Calvados et mort le à Tréguier dans les Côtes-d'Armor, est un réalisateur et un scénariste français.

BiographieModifier

Il apprend le métier en démarrant comme assistant. Il démarre avec Pierre Schoendoerffer sur La 317e Section (prix du meilleur scénario, Festival de Cannes 1965). Il retravaille avec lui sur Objectif 500 millions, où il rencontre l’acteur Bruno Cremer avec lequel il collaborera par la suite. Il assiste encore Claude Chabrol pour Marie-Chantal contre docteur Kha, Jean-Luc Godard pour Pierrot le fou et Jacques Rivette, sur un autre film interdit par la censure, Suzanne Simonin, la Religieuse de Diderot.

En 1966, il réalise son premier long-métrage : Un choix d'assassins, adaptation de William McGivern, l'auteur de Odds against tomorrow (adapté en 1959 par Robert Wise)[1]. Le film raconte l’histoire d’un dessinateur de bandes-dessinées partant à la dérive après la mort de sa femme, qui croise à Tanger trafiquants d'armes, beatniks et gangsters

La bande à Bonnot est le deuxième et dernier film de Philippe Fourastié, le plus connu. Il relate la vie et le destin tragique de Jules Bonnot, un anarchiste du début du siècle. Fourastié, assisté par Claude Miller, y dirige Bruno Cremer (dans le rôle de Bonnot), Jacques Brel et Annie Girardot. Le discours politique du film, jugé radical, entraîne une interdiction aux moins de 18 ans. Le film, sorti en 1968, est froid et dur. Cremer joue un Bonnot renfermé, déterminé et impitoyable. Fourastié refuse tout psychologisme et mêle non sans habileté la sympathie que lui inspire l'idéologie anarchiste avec la froide violence des actes[2].

Fourastié développe ensuite divers projets de films, dont avec Maurice Frot une transposition moderne de la vie de Saint-François d'Assise avec Léo Ferré dans le rôle principal. Ce dernier participe même à l'écriture de certaines scènes, mais le projet avorte[3],[4] et Fourastié travaille ensuite pour la télévision.

En 1972, il signe les six épisodes de la mini-série Mandrin, sur le célèbre brigand du XVIIIe siècle. Ce feuilleton historique est censé se dérouler dans le Dauphiné, qui connaît alors de violentes manifestations paysannes. L'ORTF, craignant que le tournage de cette révolte contre les excès de la fiscalité royale n'exacerbe plus encore les passions, déplace le tournage en Yougoslavie. Les responsables de la télévision française craignaient à priori qu'une analogie soit faite entre Mandrin et Gérard Nicoud, syndicaliste du CIDUNATI, à l'origine de mouvements de protestations et de manifestations. Ce lieu de tournage a aussi des avantages. Outre la possibilité de filmer des paysages de campagnes préservés de la modernité, l'armée yougoslave fournit à cette production une importante figuration. La distribution comprend notamment Pierre Fabre dans le rôle principal du brigand bien-aimé, François Dyrek, dans le rôle de Manot la Jeunesse, Jean Martin, Armand Mestral, Malka Ribowska et la chanteuse populaire Monique Morelli, qui interprète la fidèle Carline et chante également quelques complaintes commentant l'action[5],[6].

Il meurt d'une tumeur au cerveau le à Tréguier dans les Côtes-d'Armor, à 42 ans.

FilmographieModifier

RéférencesModifier

  1. Yvonne Baby, « Quatre films d'été », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  2. Jean de Baroncelli, « La bande à Bonnot », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  3. Jacques Vassal, Léo Ferré, la voix sans maître, Cherche Midi, (lire en ligne)
  4. Ferré en tirera le long monologue Il n'y a plus rien paru dans l'album du même nom en 1973.
  5. M. M., « " Mandrin " est arrivé », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  6. Jean-Jacques Schleret, « Le brigand au grand coeur », Le Monde,‎ (lire en ligne)

Liens externesModifier