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Philippe-Jacques de Loutherbourg

peintre franco-britannique
Philippe-Jacques de Loutherbourg
Philippe Jacques de Loutherbourg by Philippe Jacques de Loutherbourg.jpg
Autoportrait réalisé en 1805-1810 (National Portrait Gallery).
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 71 ans)
ChiswickVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Formation
Maîtres
Lieu de travail
Père
Philippe-Jacques de Loutherbourg l'aîné (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Lucy de Loutherbourg (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales

Philippe-Jacques de Loutherbourg, connu aussi sous les prénoms de Philip James et Philipp Jakob, dit le jeune, né le à Strasbourg et mort le à Chiswick, est un artiste anglais d’origine franco-suisse.

Sommaire

Formation à ParisModifier

Septième enfant du peintre de miniatures, Philippe-Jacques de Loutherbourg l'aîné (1698-1768), miniaturiste et graveur originaire de Bâle[1], Philippe-Jacques de Loutherbourg reçoit sa première formation artistique de son père. En , son père le conduisit à Paris et le fit entrer dans l’atelier du portraitiste Carle Van Loo[2], alors dans tout l’éclat de sa carrière, mais le genre de ce maitre ne lui plut pas, et il passa chez le peintre de marine et de guerre Francesco Casanova, dont on retrouve le caractère dans certaines de ses œuvres[2]. À l’Académie royale de peinture et de sculpture, Jean-Georges Wille lui enseigna la gravure[3].

Il fut élu à l’Académie et nommé peintre de Louis XV en .

Installation à LondresModifier

 
Philippe Jacques De Loutherbourg
1777-1778
par Thomas Gainsborough
Dulwich Picture Gallery
 
La Défaite de l'Armada espagnole en 1588 ().

À la suite de l’invitation de David Garrick, directeur de comédiens, il quitta Paris pour Londres en et devint responsable de la scène du Théâtre Royal de Drury Lane londonien, avec un confortable salaire de 500 £ par an. Son travail fut très remarqué, non seulement du grand public, mais même d’artistes comme Joshua Reynolds. Son dernier grand projet au théâtre fut la mise en scène de la spectaculaire pantomime Omai - un voyage autour du Monde[4], d'après les écrits de James Cook, en .

Vie à LondresModifier

En , il organise sa première exposition à la Royal Academy, et est titularisé en [5].

Le 26 février 1781, sur Lisle Street, Leicester Square, il présente au public l'« Eidophusikon » ou théâtre mécanique, promettant des « Moving Pictures representing Phenomena of Nature » (« images animées représentant des phénomènes naturels ») — en précurseur des « panoramas » du XIXe siècle —, ce qui fascina Gainsborough et provoqua un vif intérêt de la part de Joshua Reynolds[6].

À la fin de sa vie, sa réputation fut un peu altérée par ses implications dans le mysticisme. En 1789, il abandonna temporairement la peinture pour se consacrer à l'alchimie et au surnaturel[7]. Il voyage avec Cagliostro, qui l'instruit dans les sciences occultes[7], avant de l’abandonner lorsqu’il est condamné[8]. Il pratique également , avec sa femme, la guérison par la foi[9].

ŒuvreModifier

Il expose ses œuvres au cours de ses nombreux voyages en Grande-Bretagne, dont :

  •  : A Fishing Boat brought ashore at Conway Castle
  •  : Picturesque Scenery of Great Britain
  •  : Romantic and Picturesque Scenery of England and Wales.

ConservationModifier

ÉlèvesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Diderot & l’art de Boucher à David : les Salons, 1759-1781 : [exposition] Hôtel de la Monnaie, 5 octobre 1984-6 janvier 1985, Paris, , 548 p. (lire en ligne), p. 313.
  2. a et b Le Musée artistique et littéraire : revue illustrée, Paris, A. Ballue, (lire en ligne).
  3. Routledge, Philippe-Jacques de Loutherbourg, biographie
  4. Le titre désigne Omai, Tahitien qui fut un compagnon de voyage de James Cook, et qui vécut en Angleterre de 1774 à 1776. Il fut le premier indigène des îles du Pacifique à visiter l'Angleterre, et sa présence, combinée aux récits de Cook, enflamma l'imagination des Anglais.
  5. (en) « Philippe Jacques de Loutherbourg RA (1740 - 1812) », sur Royal Academy of Arts (consulté le 10 juin 2018).
  6. [PDF](en) Technologies of Illusion:De Loutherbourg’s Eidophusikon in Eighteenth-Century London par Ann Bermingham, Association of Art Historians, 2016.
  7. a et b Raymond Lister, British Romantic Painting, Cambridge University Press,
  8. (en) « Philippe-Jacques de Loutherbourg », dans Encyclopædia Britannica, 1911 [détail de l’édition] [lire en ligne] [  (en) Lire en ligne sur Wikisource]
  9. Une adepte du nom de Mary Pratt a publié, en 1789, une brochure intitulée A List of a Few Cures performed by Mr and Mrs De Loutherbourg, of Hammersmith Terrace, without Medicine, dans laquelle celle-ci prétendait que les Loutherbourg avaient guéri deux mille personnes entre Noël 1788 et le mois de juillet suivant. Voir Charles Mackay, Memoirs of Extraordinary Popular Delusions, vol. 1, London, , p. 288.

Articles connexesModifier

SourcesModifier

BibliographieModifier

Liens externesModifier

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