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Petites Sœurs disciples de l'Agneau

Petites Sœurs disciples de l'Agneau
Image illustrative de l’article Petites Sœurs disciples de l'Agneau
Ordre de droit diocésain
Approbation diocésaine 1999
par Mgr Plateau, évêque de Bourges
Institut Ordre monastique
Type Ordre contemplatif
Spiritualité Thérésienne
Bénédictine
But Prière, méditation, travail, accueil de sœurs trisomiques
Structure et histoire
Fondation 1985
Le Blanc (Indre)
Fondateur Sœur Line
Site web www.les-petites-soeurs-disciples-de-lagneau.com
Liste des ordres religieux

Les Petites Sœurs disciples de l'Agneau forment une communauté religieuse, dont la particularité est d'accueillir des religieuses trisomiques. Fondée en 1985 par Sœur Line et installée au Blanc, dans l'Indre, en France, ses statuts furent définitivement approuvés en 2011.

HistoireModifier

FondationModifier

La communauté des Petites Sœurs disciples de l'Agneau fut fondée en 1985 par sœur Line après que celle-ci fut touchée par la foi et la vocation de Véronique, une jeune femme porteuse de trisomie 21 souhaitant devenir religieuse bien que toutes les communautés dans lesquelles elle s'était présentée eussent été réticentes à la prendre[1],[2]. Le but de la nouvelle communauté était alors de permettre aux jeunes filles handicapées de réaliser leur vocation religieuse, soutenues par d'autres sœurs « valides »[3]. L'initiative a reçu le soutien de Jérôme Lejeune, co-auteur de la découverte de l’anomalie chromosomique responsable de la trisomie 21[4].

En 1990, la communauté fut reconnue comme association publique de fidèles laïcs par Mgr Jean Honoré. Neuf ans plus tard, avec l'accord du Saint-Siège, elle fut érigée en institut religieux de vie contemplative par Mgr Pierre Plateau. En 2011, ses constitutions furent définitivement approuvées par Mgr Armand Maillard[5],[2].

La communauté est installée au Blanc, dans l'Indre, près de l'abbaye de Fontgombault[5]. Elle comptait, en 2012, sept religieuses dont cinq trisomiques, âgées de 33 à 47 ans[2].

CharismeModifier

Les Petites Sœurs disciples de l'Agneau représentent le premier institut religieux à bénéficier d'une règle de vie adaptée à la trisomie 21[5]. À vocation contemplative, l'institut n'est rattachée à aucune autre communauté mais s’inspire de la « petite voie » de sainte Thérèse de Lisieux et reçoit le soutien spirituel des moines de Fontgombault[5].

Les religieuses, trisomiques ou non, vont au même rythme et partagent les tâches selon les aptitudes de chacune. Elles travaillent au tissage, à la filature, à la tapisserie, à la sculpture sur bois et assistent à la messe chaque jour, à l'extérieur du couvent. Avant la mort de Sœur Rose-Claire Lyon en 2013, celle-ci était, avec Sœur Line, la seule religieuse « valide » de la communauté[6].

Le , les religieuses furent reçues par le pape François, au Vatican, lors de la Convention internationale sur le handicap[5].

PersonnalitésModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Les petites sœurs disciples de l’Agneau », sur les-petites-soeurs-disciples-de-lagneau.com (consulté le 29 août 2018).
  2. a b et c Xavier Renard, « L'audacieux pari des religieuses du Blanc », La Croix, (consulté le 29 août 2018).
  3. Émile Poulat, Notre laïcité publique : « la France est une République laïque » (constitutions de 1946 et 1958), Paris, Berg International, , 415 p. (ISBN 9782911289651 et 291128965X, OCLC 172964792, notice BnF no FRBNF39266542), p. 231.
  4. (en-US) « Little Sisters Disciples of the Lamb », Regina Magazine,‎ (lire en ligne, consulté le 29 août 2018).
  5. a b c d et e Clarisse de Reboul, « Ce couvent où cohabitent des religieuses valides et d’autres atteintes par la trisomie 21 », Aleteia,‎ (lire en ligne, consulté le 22 mars 2018).
  6. a et b Élisabeth de Baudoüin, « Sœur Rose Claire Lyon, le sourire de Jésus », Aleteia,‎ (lire en ligne, consulté le 28 août 2018). .

Voir aussiModifier