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Paul Boccara

historien et économiste français
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Paul Boccara
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Parti politique

Paul Boccara, né à Tunis[1] et mort le [2], est un économiste et historien français.

Sommaire

BiographieModifier

Économiste marxiste, Paul Boccara a été membre du comité national du Parti communiste français[1].

Il est agrégé d'histoire en 1957 et docteur en économie en 1974[3] en soutenant une thèse de 3e cycle à l'École des hautes études en sciences sociales de Paris[4].

Paul Boccara est assistant à l'université d'Amiens en 1974, puis maître de conférences de 1985 jusqu’à sa retraite en 1992[1].

Conceptions économiquesModifier

Le capitalisme monopoliste d'État et la théorie de sa criseModifier

Paul Boccara est le premier à élaborer la théorie du capitalisme monopoliste d'État (CME) en 1966, puis à préciser le concept de la « suraccumulation-dévalorisation » du capital en 1971, concept à partir duquel il développe une analyse des crises cycliques du capitalisme[5]. Dès 1967-1968, il annonce le début d'une longue phase de difficultés du CME, ce sera l'étude d'une nouvelle crise systémique du capitalisme.

La révolution informationnelleModifier

Il est également le premier économiste marxiste à développer l'analyse en termes de régulation. Il théorise la notion de « révolution informationnelle ». Ses travaux se développent dès la fin des années 1970, le début des années 1980 autour de la recherche par les salariés de nouveaux critères de gestion des entreprises, afin de sortir de la vision étatiste de nombreux marxistes. Il est le créateur du modèle de « sécurité d'emploi ou de formation », point central des propositions économiques du PCF. Il reste très actif dans la revue Économie et Politique éditée par le PCF.

Il a été rédacteur en chef de la revue trimestrielle Issues : cahier de recherches de la revue Économie et Politique, parue de 1978 à 2000 et dans laquelle ses articles réguliers faisaient apparaître son système théorique, articulant divers champs de recherches. Son approche s'inscrit dans la continuité de Marx, pour actualiser et « dépasser » celui-ci : les travaux de Boccara partent de ce que Marx (notamment dans Le Capital et dans la Contribution à la critique de l'économie politique) a développé mais aussi de ce qu'il n'a fait qu'ébaucher. Ainsi, Marx a montré que la révolution industrielle repose sur l'objectivation et le remplacement de la main de l'homme par la machine-outil ; Boccara a créé le terme de « révolution informationnelle » pour caractériser l'objectivation et le remplacement de certaines opérations du cerveau humain par des machines comme les ordinateurs.

Système économique et système anthroponomiqueModifier

Paul Boccara met en lumière les liens existant entre le système économique du capitalisme et le système anthroponomique du libéralisme. Par le terme « anthroponomie », il désigne les « transformations de la nature humaine, avec les rapports parentaux, les activités productives mais dans leurs effets sur le psychisme et le développement des hommes, les rapports politiques et la culture »[6]. La crise mondiale est une « crise de civilisation », qui concerne à la fois le système économique et le système anthroponomique.[6].

OuvragesModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b et c Frédéric Lebaron, « Notice BOCCARA Paul, Abraham », sur maitron-en-ligne.univ-paris1.fr.
  2. « Décès de Paul Boccara. « Il laisse un immense vide mais aussi une œuvre considérable » », sur l'Humanité, (consulté le 26 novembre 2017)
  3. http://www.lesbiographies.com/Biographie/BOCCARA-Paul,52385
  4. Notice du catalogue Sudoc
  5. Pierre Ivorra, « Paul Boccara dans les pas de la pensée de Marx », L'Humanité,‎ (lire en ligne, consulté le 27 novembre 2017).
  6. a et b Pierre Ivorra, « Paul Boccara : une autre civilisation est en gestation », L'Humanité,‎ (lire en ligne, consulté le 27 novembre 2017).

Voir aussiModifier