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Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du SudModifier

En Afrique du Sud, les passeports intérieurs, sous forme de livrets de circulation (laissez-passer), de livrets d'identification et de travail (reference book), ont été utilisés dans le cadre de lois ségrégationnistes puis d'apartheid afin de contrôler l'urbanisation et le travail migrant des populations de couleurs. Avant l'introduction des lois d'apartheid en 1950, cette législation s'appliquait principalement aux hommes noirs avant d'être étendue à toutes les personnes noires âgées de plus de 16 ans. Ces lois, comme notamment celles de 1952 sur les laissez-passer et les flux de migrants, ont été dans leur ensemble abolies en 1986.

Drapeau de la Corée du Sud Corée du SudModifier

Cette pratique a été abolie en 2008[1].

Drapeau de la France FranceModifier

Les anciens forçats, même après avoir purgé leur peine, avaient un passeport jaune, qui faisait d'eux des parias. Un porteur célèbre du passeport jaune est l'ancien bagnard Jean Valjean le héros du roman de Victor Hugo[2]

Livret et carnet de circulation des gens du voyageModifier

En France, le « livret de circulation » et sa variante le « carnet de circulation » étaient des obligations particulièrement contraignantes et discriminatoires imposées aux gens du voyage. Fin 2012, à l'occasion d'une question prioritaire de constitutionnalité, le Conseil constitutionnel a mis fin au carnet de circulation, estimant qu'il portait atteinte disproportionnée à la liberté d'aller et venir. Cependant, le livret de circulation et ses obligations sont toujours en vigueur.

Drapeau de la République populaire de Chine ChineModifier

En Chine, le système du Huji/hukou est un système de passeport interne obligatoire pour changer de province, encore en vigueur légalement. Au regard de ce système, des millions de travailleurs migrants, originaires des campagnes, vivent dans les grandes villes comme Shanghaï, dans une illégalité généralement tolérée.

Dans l'ex-Union SoviétiqueModifier

Des années 1930 à la dislocation de l'Union Soviétique, les passeports internes (propiska) furent utilisés comme des cartes d'identité. Après sa dislocation, la Russie est la seule république ex-Soviétique qui utilise encore le passeport interne (voir aussi Passeport de citoyen russe).

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier