Paris Centre chrétien

église évangélique
Paris Centre chrétien
Mouvement Christianisme évangélique
Courant Mouvement charismatique évangélique
Siège La Courneuve, France
Territoire France
Dirigeant Dorothée Rajiah
Principal Institut de théologie Ecole Biblique (International School of Ministry)
Fondateur Selvaraj Rajiah
Fondation 1985
Membres 4,000
Site web www.pariscentrechretien.com

Paris Centre Chrétien (PCC) est une église évangélique charismatique située dans une zone industrielle de La Courneuve, en banlieue nord de Paris. Elle est membre de la Communauté des Églises d'expressions africaines en France (CEAF), qui est membre de la Fédération protestante de France.

HistoireModifier

En 1985, le pasteur pentecôtiste Selvaraj Rajiah, né en 1952 en Inde et mort en 2010, fonde à Paris l'église Parole de Foi Évangélisation Mondiale. En 1986, elle se double d'une école biblique créée au Bois de Vincennes. Cette école devient, au fil des années, « une incontournable plate-forme de formation » qui encadre une nouvelle génération de pasteurs charismatiques et néo-pentecôtistes[1].

Elle se fonde sur l'évangélisation et la restauration de la confiance en soi. Après un temps de crise, elle connaît un nouvel essor à partir de 1993, jusqu'à atteindre le stade de 2000 fidèles au début des années 2000. Elle développe un discours marqué par la « parole de foi » , le miracle et la « conversion comme victoire »[2]. Implantée dans une zone industrielle, elle draine des fidèles de La Courneuve, mais aussi de toute l'Île-de-France et bien au-delà, comme le montre le géographe Frédéric Dejean[3].

En 2003 l'église est rebaptisée Paris Centre Chrétien. Après la mort du pasteur Selvaraj, le , l'église est prise en charge par Dorothée Rajiah, veuve du fondateur et pasteure elle-même. En 2010, l'église devient membre de la Communauté des Églises d'expressions africaines en France (CEAF), qui est membre de la Fédération protestante de France[4]. En 2019, elle compterait 3,000 membres [5].

ControversesModifier

L'église a figuré sur le rapport parlementaire sur les sectes de 1995 en raison de sa prédication de la théologie de la prospérité[6].

Également à la tête d'une maison d'édition et d'une société immobilière, Dorothée Rajiah réside au Domaine du Lys-Chantilly, à Lamorlaye, un domaine privé surnommé « Beverly Hills de l’Oise » où le revenu moyen annuel est deux fois supérieur à la moyenne du département[6].

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

  1. Cf. Damien Mottier, Une ethnographie des pentecôtismes africains en France, le temps des prophètes, Louvain, Academia, 2013, p.93
  2. Sébastien Fath, "La gestion du stigmate, entre local et global", in Endelstein, Fath, Mathieu (dir.), Dieu change en ville, Religion, espace, immigration, Paris, L'Harmattan, 2010, p.126-128
  3. Frédéric Dejean, "De la paroisse à la congrégation, du territoire au réseau", Les dimensions spatiales et sociales des Eglises évangéliques et pentecôtistes en banlieue parisienne et sur l'île de Montréal, thèse de doctorat, Université Paris Ouest-Nanterre-La Défense, 2010, p.298
  4. Sébastien Fath, "Les Eglises Francophones d'Expression Africaine", Fil-info-Francophonie 17 mai 2018
  5. Mark J. Cartledge, Sarah Dunlop, Heather Buckingham, Sophie Bremner, Megachurches and Social Engagement: Public Theology in Practice, Brill, Netherlands, 2019, p. 76
  6. a et b Timothée de Rauglaudre, « Les habits religieux de l’ultralibéralisme », Revue du Crieur, vol. N°17, no 3,‎ , p. 14 (ISSN 2428-4068 et 2649-7565, DOI 10.3917/crieu.017.0014, lire en ligne, consulté le 9 novembre 2020)

Liens externesModifier