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Papier de riz

Papier très fin, à l'origine fabriqué à base de riz
Page d'aide sur l'homonymie Pour les galettes de riz aussi fines que du papier, voir bánh tráng.

Le papier de riz (chinois simplifié : 米纸 ; chinois traditionnel : 米紙 ; pinyin : mǐzhǐ ; littéralement : « papier de riz ») est un type de papier chinois. Il désigne au sens strict le papier à base de la plante qui donne le riz, mais dans la seconde moitié du XIXe siècle l'expression « papier de riz » désigne en réalité un papier à base de moelle d'Aralie à papier de Chine (Tetrapanax papyrifer). Plus récemment, ce terme est également utilisé pour désigner le papier fabriqué à partir d'autres plantes comme le chanvre, le bambou ou le mûrier à papier.

Sommaire

Papier de riz chinois ou japonaisModifier

 
Étapes de la fabrication du papier de riz, de la paille de riz à la feuille, au Musée de l'imprimerie de Chine, à Pékin

Ce papier est fait de farine de riz[réf. nécessaire] ou de paille de riz, comme le papier japonais[1].

Papier de riz comestibleModifier

 
Galettes de riz, Bánh tráng, parfois appelé « papier de riz ».

Il est habituellement fait de riz et de tapioca, mais certaines marques en fabriquent à base de pomme de terre.

Papier de moelleModifier

 
Œuvre peinte sur du « papier de riz » à base de moelle de Tetrapanax papyrifer.

En Europe, vers 1900, une substance proche du papier de riz était initialement connue sous le nom « papier de riz » parce que l'on croyait qu'il était fait à partir de riz. Il était en fait constitué par la moelle d'un petit arbre, Tetrapanax papyrifer, la plante à papier de riz. L'usage en Chine de ce support moins coûteux comme support de peinture d'exportation remonte à une date estimée entre 1819 et 1841, mais auparavant il était déjà utilisé dans la fabrication des fleurs artificielles[2].

Cette plante pousse dans les forêts marécageuses de l'île de Taïwan et de Chine méridionale et est également cultivée comme plante d'ornement. Pour produire le papier, les branches sont bouillies et séparées de leur écorce. Le noyau cylindrique de la moelle est roulé sur une surface lisse et dure contre un couteau qui le coupe en fines feuilles à la texture ressemblant à de l'ivoire.

Le papier de moelle, teinté en différentes couleurs, est utilisé pour la préparation de fleurs artificielles, tandis que les feuilles blanches sont utilisées pour le lavis, l'aquarelle et la calligraphie d'Extrême-Orient. Le papier de riz est aussi utilisé pour les lampes et abat-jour. En raison de sa texture, ce papier n'est pas adapté à l'écriture de tous les jours.

Papier de mûrierModifier

 
Le papier sugihara, à base de fibres de mûrier à papier.

Également connu sous le nom européen de papier de soie et plus récemment, japonais washi ou wagami (和紙?), utilisé notamment en origami, ce type de papier, souvent confondu avec du « papier de riz » (doux, fin, craquant, résistant), n'est pas du tout fait de riz ni de soie. Il est fabriqué à partir des fibres de branches du mûrier à papier, arbre proche du mûrier, où l'on élève le bombyx et dont le cocon sert à confectionner la soie.

Notes et référencesModifier

  1. Le glossaire du papetier, consulté le 14 février 2019
  2. Pauline Chassaing, L'utilisation du papier de moelle comme support de peintures d'exportation en Chine, dans Claude Laroque (dir.), Autour des papiers asiatiques, actes des colloques D’est en Ouest : relations bilatérales autour du papier entre l’Extrême-Orient et l’Occident (organisé le 10 octobre 2014) et Papiers et protopapiers : les supports de l’écrit ou de la peinture (organisé le 30 octobre 2015), Paris, site de l’HICSA, mis en ligne en février 2017, p. 184-185.

Voir aussiModifier