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Paolo Rossi (1900-1985)

politicien italien
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Paolo Rossi
Illustration.
Paolo Rossi (1900-1985)
Fonctions
Président de la Cour constitutionnelle de la République italienne
1er Président de la Commission parlementaire contre la mafia.
Successeur Donato Pafundi
député Vice-Président de la Chambre des députés (Italie)
8eMinistre de l'Éducation nationale
Prédécesseur Giuseppe Ermini
Successeur Aldo Moro
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Bordighera, Drapeau de l'Italie Italie
Date de décès (à 84 ans)
Lieu de décès Lucques, Drapeau de l'Italie Italie
Sépulture Gattaiola
Nationalité Italienne
Parti politique Parti socialiste démocrate italien
Conjoint Simone Augustine Ribière
Enfants Maria Francesca Rossi, dite Francesca Duranti
Entourage cousin de Maria Vittoria Rossi, dite Irene Brin
Diplômé de Doctorat en droit
Université de Gênes
Profession avocat penaliste
Religion Catholique
Résidence Villa Rossi, Gattaiola (Lucca)

Paolo Rossi (15 septembre 1900 à Gênes, Italie - 24 mai 1985 à Lucques, Italie) est un avocat, écrivain, résistant, professeur, homme politique et juge italien. Il a été le premier président de la Commission parlementaire Antimafia.

Sommaire

BiographieModifier

Paolo Rossi est le fils de l'avocat pénaliste de Gênes, Francesco Rossi, et de Iride Garrone[1]. Il devient lui aussi un avocat dans les années 1920. Il s’inscrit au registre des avocats de la Cour d'appel de Gênes à l’âge de 21 ans et, à 28 ans, il s’inscrit au registre de la Cour de Cassation[2]. En 1926, persécuté par les fascistes, il voit son bureau de Via Roma à Gênes saccagé et incendié.

En 1932 il écrit son premier livre, La pena di morte e la sua critica qui sera cesuré car contraire à la peine capitale soutenue par le régime fasciste.

Il se marie avec Giuseppina Bagnara, dite Giugi, et il aura une fille, l’écrivain Francesca Duranti.

En 1937 il écrit son deuxième livre Scetticismo e dogmatica nel diritto penale, lui aussi censuré par le régime[3].

Pendant la guerre, la famille déménage près de Lucques à Gattaiola. À cette époque il rejoint la résistance et il aide, avec sa femme, beaucoup de jeunes à fuir les rafles fascistes.

En 1945 il publie son livre I partiti contro la democrazia et quelque temps après il devient professeur de droit pénal à l'Université de Pise.

Le 15 octobre 1947, il devient membre de l’ constituante et il fait partie de la Deuxième Sous-Commission pour la Constitution. Dans la même année il devient aussi professeur de Droit penal à l’Université de Gênes.

Membre du Parti socialiste démocratique italien il est élu député dans les quatre premières législatures, et il assume dans deux d'entre elles, la vice-présidence de la Chambre et la présidence de certaines commissions d'enquête. Il a également été ministre de l'Éducation du 6 juillet 1955 au 19 mai 1957 pendant le premier gouvernement Segni.

En 1958 il est nommé Vice-président de la chambre des députés, et en 1961 Président de la Commission concernant les problèmes de la Alto-Adige.

Il est le premier président de la Commission parlementaire Antimafia créée pendant la III Assemblée législative (du 14 février au 15 mai 1963), qui, à l’époque s’appelait la Commission parlementaire d'enquête sur la mafia en Sicile[4]

En 1969 il est nommé juge de la Cour constitutionnelle[5] et il en devient le président du 1976 à 1978[6]. Pendant ces années, de 1970 à 1973, il publie une recueil de quatre volumes sur l’histoire d’Italie « Storia d’Italia dal 476 ai giorni nostri ».

Il est l'auteur de nombreux textes, à la fois dans le domaine juridique et politique.

Il a également été président de l’association Corpo nazionale giovani esploratori ed esploratrici italiani (CNGEI)[7]

Il meurt à Lucques le 24 mai 1985, et il est enseveli dans le petit cimetière de Gattaiola.

DistinctionModifier

  Il est fait Chevalier Grand Croix de l’Ordre du Mérite de la République italienne le 6 août 1970[8].

BibliographieModifier

  • (it) Bartolomeo di Monaco, Scrittori Lucchesi, 2012. (ISBN 978-1447729327)
  • (it) Graziano Lori , Paolo Rossi, un intellettuale democratico, 2009

Notes et référencesModifier

  1. [1]
  2. [2]
  3. [3]
  4. La Chambre des députés
  5. [4]
  6. treccani.it
  7. (it) Mario Sica, Histoire du Scoutisme en Italie, Rome, Bleuet, (ISBN 978-88-8054-7747), p. 266
  8. [5]

Liens externesModifier