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Palais du comte de Flandre

bâtiment à Bruxelles
Palais du comte de Flandre
Cour des comptes (2) - 2043-0566-0.jpg
Présentation
Destination initiale
résidence
Destination actuelle
Style
Architectes
Construction
Occupant
Statut patrimonial
Localisation
Pays
Région
Ville
Adresse
Accès et transport
Gare
Tramway
Tram(92)(93) Royale
Autobus
Bus(27)(38)(71)(95) Royale
Bus(N06)(N08)(N09)(N10)(N11)(N12) Royale
Coordonnées
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Le palais du comte de Flandre (ou palais de Flandre), est un palais de style néo-classique situé rue de la Régence n° 2 (d’où son nom de « palais de la Régence »), à Bruxelles.

Construit de 1776 à 1781 sur les plans de l'architecte français Barnabé Guimard, ce bâtiment est à l'origine l'un des huit pavillons néo-classiques destiné à structurer la Place Royale. Brigitte comtesse de Demaisières-Templeuve (née Scockaert de Tirimont, famille dont elle est la dernière survivante) accepte de faire procéder à la démolition de son hôtel particulier afin qu'à sa place soit reconstruit un édifice conforme au projet de création de la nouvelle Place Royale[1]. À la mort de la comtesse de Tirimont-Templeuve, c'est son neveu, Paul marquis Arconati, bourgmestre de Bruxelles[2] qui entre en possession du bâtiment, avant que son neveu, le marquis Joseph Arconati en hérite à son tour[3] . De 1834 à 1839, il abrite le ministère de la Guerre. L'athénée royal de Bruxelles occupe ensuite le bâtiment de 1861 à 1865[4].

Le palais doit son nom actuel à Philippe de Belgique, comte de Flandre, troisième fils du roi Léopold Ier, qui achète le bâtiment en 1866 et s'y installe en , après son mariage avec Marie de Hohenzollern-Sigmaringen. L'agrandissement du bâtiment initial qui comprenait sept travées regardant la Place Royale (l'entrée principale s'y trouvait) et trois regardant l'actuelle rue de la Régence s'échelonne de 1866 à 1890. Selon les plans des architectes Gustave Saintenoy et Clément Parent, deux ailes perpendiculaires sont ajoutées pour former ainsi un palais sur plan en U avec une cour d'honneur clôturée par un portail[4]. C'est dans ce palais que naît le prince Albert, le .

En 1920, le roi Albert Ier vend ce bâtiment à la Banque de Bruxelles, qui procède à des aménagements des ailes perpendiculaires. L'aile donnant sur la place Royale est surélevée, tandis que l'aile sud est complètement réaménagée pour y accueillir des bureaux et prolongée vers la rue de la Régence. En 1926, la banque rachète et supprime la rue de l'Arsenal à l'arrière du palais pour étendre son siège jusqu'à la rue de Namur. D'autres aménagements sont entrepris après la Seconde Guerre mondiale, notamment entre 1957 et 1959 (extension de l'aile de la rue de la Régence)[5].

Vendu en 1982 à l'État belge, il abrite depuis janvier 1984 le siège de la Cour des comptes[2], auparavant située place Royale n° 11 et 13[5].

Propriétaires successifsModifier

Liste des propriétaires
Période Identité Étiquette Qualité
1780 1796 Brigitte, Comtesse de Tirimont-Templeuve (1713-1796)   dernier enfant survivant d'Alexandre-Louis Scockaert de Tirimont, membre du Conseil des Finances
1796 1821 Paul, Marquis Arconati-Visconti (1754-1821)   maire de Bruxelles, neveu et héritier de la précédente
1821 1834 Joseph, Marquis Arconati (1797-1873)   sénateur italien, neveu et héritier du précédent
1834 1866 Ville de Bruxelles   ministère de la guerre (1834-1839), loué à Charles Vicomte Vilain XIIII (1841-1856), Athénée royal (1861-1866)
1866 1905 Philippe de Belgique, Comte de Flandre (1837-1905)   frère du roi Léopold II
1905 1920 Albert Ier, Roi des Belges    
1920 1982 Banque de Bruxelles    
1982 En cours Etat Belge   Cour des Comptes
Les données manquantes sont à compléter.

Notes et référencesModifier

  1. DELEPINE Berthe, Histoire d'une maison bruxelloise, Bruxelles, 1949
  2. a et b « Régie des bâtiments - Cour des comptes » (consulté le 13 août 2015)
  3. BILTERYST Damien, Philippe Comte de Flandre, frère du roi Léopold II, Bruxelles, 2014, p.185
  4. a et b Le patrimoine monumental de la Belgique, p. 168.
  5. a et b Le patrimoine monumental de la Belgique, p. 171.

BibliographieModifier

  • Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 1C : Bruxelles, Pentagone N-Z, Liège, Mardaga, (ISBN 2-87009-562-7), p. 167-172.