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Cépion ravissant l'or de Toulouse, Sébastien Le Clerc d'après Jean-Pierre Rivalz

L'Or de Toulouse (aurum tolosanum) est un récit rapporté par de nombreux auteurs anciens, dont le statut historique ou mythique n'est pas établi. Ce trésor proviendrait de l’hypothétique pillage du sanctuaire d'Apollon de Delphes, lors de la Grande Expédition celtique (279 av. J.-C.) puis aurait été saisi par l'armée romaine venue contrer la rébellion des Volques Tectosages pour ensuite être volé lors de son convoiement vers Rome[1].

Sommaire

RésuméModifier

Ce trésor, conservé dans le sanctuaire d'Apollon à Delphes, aurait été pillé lors de la prise de la cité par les Gaulois de Brennos en 279 av. J.-C.. Le chef, Brennos, aurait été blessé par l'intervention divine d'Apollon et serait mort peu après. L'autre partie des troupes celtes se serait enfuie en Anatolie où elle aurait fondé, avec d'autres peuples celtes, la Galatie. Parmi eux, le peuple des Volques Tectosages l’aurait ensuite rapporté à Toulouse.

C'est de cet or (environ 70 tonnes), maudit à cause de sa provenance sacrilège, dont se serait emparé en 105 av. J.-C. le proconsul romain Quintus Servilius Cæpio lorsqu'il s'empare de Toulouse en rébellion pour le rapporter à Rome.

La caravane aurait été attaquée par des brigands entre Toulouse et Marseille et une partie du trésor aurait disparu. Cæpio fut accusé d'avoir inventé cette histoire afin de détourner l'or à son profit. Par malchance, Cæpio fut aussi responsable de la défaite d'Arausio (Orange, 105 av. J.-C.) où 80 000 soldats romains furent tués. Rome ne supporta pas ces deux échecs consécutifs et Cæpio, expulsé du Sénat par le tribun Gaius Norbanus, fut déchu de sa citoyenneté romaine et condamné à payer une amende de 15 000 talents. Il mourra en exil à Smyrne.

Sa disgrâce marqua tellement les esprits, qu'on l'expliqua par une malédiction divine, liée à la vengeance d'Apollon. La légende selon laquelle « l'or sacré de Toulouse » portait malheur perdura.

Cependant l'existence de gisements aurifères est attestée entre les Cévennes et les Pyrénées. Des trésors ont été retrouvés dans le lit des rivières et près de sources de la région. L'or des Volques-Tectosages aurait donc pour l'essentiel une origine locale et non delphique[2].

Cette histoire est toujours très vivante dans les mœurs toulousaines comme le montre l'expression occitane Es un Cæpio ! (« C'est un voleur ! »).[réf. nécessaire]

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

  1. L'or de Tolosa : exposition musée Saint-Raymond, musée des Antiques de Toulouse, 17 octobre 2001-20 janvier 2002, Toulouse, Odyssée, , 175 p. (ISBN 2-909478-14-9), p. 17.
  2. L'Art celtique en Gaule : exposition Marseille, Paris, Bordeaux, Dijon, 1983-1984, p. 84-85.

BibliographieModifier

Articles connexesModifier