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Omer Talon

magistrat français
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Omer Talon
Philippe de Champaigne 002.jpg
Portrait d'Omer Talon, par Philippe de Champaigne.
Fonction
Avocat général
Parlement de Paris
Biographie
Naissance
Décès
Activité
Fratrie
Charles-François Talon (d)
Jacques Talon (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Parentèle
Autres informations
A travaillé pour

Omer Talon est un avocat général au parlement de Paris, né vers 1595 à Saint-Quentin d'une famille originaire d'Irlande, et mort en 1652.

BiographieModifier

FamilleModifier

Petit-neveu d'Omer Talon (1510-1562), il est le fils d'Omer Talon (1538-1618), chancelier de la reine Marguerite, conseiller d'État et échevin de Paris, et de Marie Choart de Buzenval. Il est le frère de Charles-François Talon et de Jacques Talon, et l'oncle de Claude Bazin de Bezons et de Louis Ier Phélypeaux de Pontchartrain.

Marié à Françoise Doujat, fille de Denis Doujat, conseiller et avocat général de la reine Marie de Médicis, et nièce de l'ambassadeur Jean de La Haye-Vantelet, Omer Talon est le père de Denis Talon, ainsi que le beau-père du prévôt des marchands Daniel Voisin, du premier président du Grand Conseil Thierry Bignon et de l'avocat général Jean François Joly de Fleury.

Avocat au ParlementModifier

Ses études de droit achevées, il entre au barreau de Paris en 1613. Omer Talon devient avocat au parlement de Paris en 1631 après la démission de son frère aîné Jacques Talon qui fut fait conseiller d'État. Il ne tarde pas, en raison de sa remarquable éloquence, à acquérir une grande notoriété et, défenseur des prérogatives des magistrats, il n'hésite pas à résister à Richelieu. En 1634, il est envoyé comme procureur général aux grands jours de Poitiers. Jusqu'à la fin du règne de Louis XIII, il conserve ses distances vis-à-vis du gouvernement royal, adressant des remontrances au roi, qui ne goûte guère ses remarques.

Sous la FrondeModifier

À la mort du roi, en 1643 le magistrat assure Anne d'Autriche de son soutien et conclut en sa faveur lorsqu'elle se fait proclamer régente. Partisan cependant d'une monarchie tempérée, il mène quelques années plus tard la lutte des parlementaires contre la politique de Mazarin et de la régente. Il s'oppose au lit de justice qui fait suite au rejet par le parlement d'un édit financier. Omer Talon prononce une violente harangue condamnant la politique du cardinal et dénonce le pitoyable état de la France. Quelques mois plus tard, il participe à la réunion des cours souveraines à la chambre Saint Louis, lorsque la Fronde éclate. Toutefois, il montre du dévouement au roi et aux lois, ainsi que de la prudence. Il défend les prérogatives du Parlement tout en restant fidèle au roi. Le dictionnaire Bouillet indique qu'il fut aussi un des premiers à faire entendre au barreau un langage sain et de bon goût, à tel point que ses contemporains le considèrent comme le parlementaire le plus éloquent du siècle.

À sa mort en 1652, son fils Denis Talon lui succéda comme avocat général au Parlement de Paris,

BibliographieModifier

  • Mémoires de feu Omer Talon, Avocat général en la cour de parlement de Paris dans lesquels le parlementaire raconte sa vie depuis sa nomination au parlement. Il y décrit les séances, l'étiquette qu'il fallait respecter mais aussi les évènements de la Fronde. Ces mémoires furent publiés pour la première fois à La Haye chez les imprimeurs Gosse et Neaulme en 1732 puis republié en 1827
  • On a publié les Plaidoyers et Discours d'Omer et Denis Talon, Paris, 1821.
  • Récemment, de Joël Cornette : La Mélancolie du pouvoir. Omer Talon et le procès de la raison d'État, Paris, Fayard, 1998.
  • Alain Decaux, André Castelot (dir.), Le Grand dictionnaire d'histoire de France, Librairie Perrin, 1979

SourceModifier