Offensive Petsamo-Kirkenes

Offensive Petsamo-Kirkenes
Épisode de la Guerre de Laponie
Description de cette image, également commentée ci-après
Le plan d'offensive soviétique.
Informations générales
Date 7 -
Lieu région de l'Arctique (Pechenga/Petsamo), sud de la Norvège
Issue Victoire soviétique
Belligérants
Drapeau de l'URSS Union soviétiqueDrapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand
Commandants
Kirill MeretskovLothar Rendulic
Forces en présence
133 500 hommes[1]
110 chars
2 100 canons[2]
45 000 hommes[2]
145 canons
Pertes
6 084 tués ou disparus
15 149 blessés[1]
8 263[3]

Batailles

Guerre de Laponie
Coordonnées 69° 25′ 40″ nord, 31° 13′ 41″ est

L’offensive Petsamo-Kirkenes (en russeПетсамо-Киркенесская операция) désigne une offensive de l'Armée rouge qui eut lieu du 7 au contre la Wehrmacht dans le nord de la Finlande et en Norvège sur le Front de l'Est lors de la Seconde Guerre mondiale.

Contexte historiqueModifier

À la suite de la guerre d'Hiver, la Finlande avait conclu, le 1er octobre 1940, un accord de coopération économique et militaire avec l'Allemagne, qui permettait aux troupes du Reich de stationner sur le territoire finlandais. Constatant le retournement de la situation militaire, pendant l'été 1943, le haut-commandement allemand prépare un certain nombre de contre mesures destinées à faire face à une paix séparée entre la Finlande et l'URSS. Les troupes du Reich se déplacent vers Petsamo afin de protéger les mines de nickel. Pendant l'hiver de 1943-1944, les Allemands ont amélioré les routes entre le nord de la Norvège et la Finlande et ont accumulé des stocks de matériel. Aussi quand en septembre 1944 la Finlande signe un armistice avec l'Union soviétique, ils sont prêts à défendre leurs positions.

L'URSS lance une offensive dès octobre 1944 dans le but de capturer cette région vitale pour l'approvisionnement du Troisième Reich.

Ordre de batailleModifier

Elle oppose principalement la XIVe Armée soviétique à la XXe armée de montagne allemande (Armee Lappland).

Déroulement de l'offensiveModifier

Elle peut être divisée en 3 phases : la percée des positions allemandes, la progression vers Kirkenes, et la bataille qui s'ensuivit. Elle vit par ailleurs des débarquements amphibies à grande échelle par l'infanterie navale soviétique.

Véritable succès, l'offensive permet de refouler les Allemands dans l'Arctique (jusqu'en Norvège) et a été surnommée le « dixième choc » par Staline.

Permettant de jeter les bases de la libération de la Norvège de l'occupation allemande, les Soviétiques parviennent à saisir les mines de nickel de Pechenga/Petsamo, coupant l'accès à une ressource-clé en approvisionnement pour le Troisième Reich.

Les pertes soviétiques s'élèvent à 6 084 tués ou disparus et 15 149 blessés[1] tandis que les pertes allemandes s'élèvent à 8 263 lors de l'offensive[3].

Notes et référencesModifier

  1. a b et c Glantz et House 1995, p. 299
  2. a et b Glantz et House 1995, p. 230-231
  3. a et b Ahto 1980, p. 263

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  • (fi) Sampo Ahto, Aseveljet vastakkain : Lapin sota 1944-1945, Helsinki, Kirjayhtymä, , 686 p. (ISBN 951-26-1726-9)
  • (en) David M. Glantz et Jonathan House, When Titans Clashed : How the Red Army Stopped Hitler, Lawrence, Kansas, University Press of Kansas, (ISBN 0-7006-0899-0)
  • Philippe Masson, Histoire de l'Armée allemande. 1939-1945, Perrin, (ISBN 2-262-01355-1)