Noms français des champignons

Agaricus arvensis, en français : Agaric des jachères ou Boule de neige

Les noms français des champignons sont leurs noms vernaculaires dans les pays de langue française : de même que chaque animal ou végétal, chaque champignon possède un nom binominal scientifique, seul garant de son identification exacte et universelle, mais parallèlement les espèces les plus courantes sont désignées par des noms, en langue vulgaire, variant de pays à pays et de région à région.

Diversité, imprécision et appellations régionalesModifier

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (juin 2013)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

À côté d'une appellation française à peu près comprise dans toute[évasif] la francophonie, par exemple Tricholome de la Saint-Georges pour Calocybe gambosa, il a été recensé jusqu'à quarante-deux noms vulgaires pour désigner Amanita caesarea[1]. Il est clair que ces dénominations ont plus d'utilité pour l'étude du patrimoine linguistique régional qu'en mycologie[évasif].

Plus gênant[non neutre], le nom vernaculaire, qui décrit souvent plus ou moins l'aspect ou l'habitat d'une espèce, peut aussi bien s'appliquer à une ou plusieurs autres : c'est l'exemple de "mousseron" ou "rosé" qui peut désigner le Tricholome de la Saint-Georges au printemps et l'Agaric des jachères en automne.

En Belgique francophone par exemple, Chanterelle est utilisé pour Girolle (Cantharellus cibarius) sur les marchés[réf. nécessaire] et dans les restaurants[réf. nécessaire].

Une tentative d'unificationModifier

Dans le cadre d'un projet européen, la Société mycologique de France a constitué un Comité des noms français dont l'objectif est, sans vouloir remplacer les noms scientifiques ni mépriser les pittoresques appellations locales, de définir un nom français unique (avec au maximum un alias) pour chaque espèce relativement courante (et non pas seulement les plus connues) afin de faciliter la communication avec et entre les non-spécialistes : simples amateurs, commerçants, administrations par exemple.

Le comité travaille genre par genre et a déjà traité, entre autres, les agarics, les amanites et les bolets, au sens large des genres (c'est-à-dire plutôt les Boletacées plutôt que les stricts Boletus)[2]. Le nom français adopté est le nom le plus courant, s'il existe, ou sinon un nom descriptif, souvent inspiré du taxon latin. Afin que ce nom français ne soit pas soumis aux changements incessants de la taxonomie, il reste très traditionnel : ainsi une Lepiota devenue Macrolepiota ou Leucocoprinus continuera à s'appeler une lépiote.

RéférencesModifier

Liens externesModifier