Noël Ilari

Noël Ilari
Allégeance France
Arme Armée de terre
Grade Capitaine1.PNG Capitaine de réserve
Années de service 19151940
Conflits Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Distinctions Légion d'honneur
Croix de guerre 1914-1918

Noël Ilari
Fonctions
Président de l'Assemblée de la Polynésie française

(1 an, 7 mois et 23 jours)
Prédécesseur Jean-Baptiste Céran-Jérusalémy
Successeur Walter Grand
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Rennes, Drapeau de la France France
Date de décès
Lieu de décès Tubuai (Îles Australes)
Drapeau de la Polynésie française Polynésie française
Sépulture Tubuai
Nationalité Française

Noël Ilari, né à Rennes le 12 septembre 1897 et décédé à Tubuai (Îles Australes) en 1985, est un officier français, combattant des deux guerres mondiales et homme politique ayant exercé en Polynésie française.

BiographieModifier

Noël Ilari combat lors de la Première Guerre mondiale qu'il termine au grade de sous-lieutenant. Il arrive en Polynésie en 1934, où il entre en conflit avec les autorités locales en raison de ses opinions d'extrême-droite. À la déclaration de guerre de 1939, capitaine de réserve, il demande et obtient du gouverneur Frédéric Chastenet de Géry l'autorisation de se rendre à ses frais en métropole pour combattre et participe ainsi à la campagne de France en juin 1940. Accusant le général de Gaulle de vouloir diviser les Français, il rejoint Vichy et occupe des fonctions au sein du ministère des Sports et de la Jeunesse. Chargé de mission en Polynésie, il se voit refuser l'entrée sur le territoire par Émile de Curton, gouverneur des EFO nommé par de Gaulle. Il poursuit sa mission en Indochine sous les ordres de l'amiral Decoux jusqu'à la fin de la guerre.

Il rentre en France en 1946, puis en Polynésie où il devient exploitant agricole et instituteur aux îles Australes, vivant sur une propriété de 120 hectares qu'il baptise "Ermitage Sainte-Hélène". Élu à l'Assemblée Territoriale sous l'étiquette du RDPT, il en devient président en octobre 1953. Walter Grand, ancien Français Libre, lui succède en juin 1955.

N'étant pas réélu en 1957, Ilari se retire de la vie politique.

Il décède et est enterré sur sa propriété en 1985.

DistinctionsModifier

BibliographieModifier

  • François Broche, Le Bataillon des Guitaristes. L'épopée inconnue des FFL de Tahiti à Bir-Hakeim, 1940-1942., Paris, Fayard, 1970.

"Secrets tahitiens : journal d'un popaa farani, 1934-1973" éd.Debresse (Paris) 1978

RéférencesModifier