Nikólaos Polítis

homme politique et diplomate grec
Nikólaos Polítis
Nikolaos Politis 1927.jpg
Nikolaos Politis en 1927.
Fonctions
Président de l'Institut de droit international
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Ambassadeur de Grèce en France
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Ambassadeur de Grèce en France
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Ministre des Affaires étrangères
Ambassadeur de Grèce en Belgique (d)
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Société de sociologie de Paris (d) ()
Institut de droit international ()
Société philologique hellénique de Constantinople (d) ()
Comité international olympique
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Nikólaos Sokrátis Polítis, né à Corfou en 1872 et mort à Cannes le , est un diplomate et homme politique grec, proche d'Elefthérios Venizélos.

BiographieModifier

Il enseigna le droit international aux universités d'Aix-en-Provence, Poitiers et à la Faculté de droit de Paris. Rappelé en Grèce en 1914 pour réorganiser le ministère des Affaires étrangères, il fut ministre des Affaires étrangères à trois reprises, en 1916-1920, 1922 et 1936. Il fut aussi l'un des délégués de la Grèce à la Conférence de paix de Paris de 1919, qui mit fin à la Première Guerre mondiale et il est de fait le signataire pour le Grèce du traité de Saint-Germain-en-Laye.

Il fut ambassadeur de Grèce en France entre 1924 et 1925, puis à nouveau entre 1927 et 1940[1]. Il œuvra alors à la construction de la Fondation hellénique à la Cité internationale universitaire de Paris[2]. Il fut également ambassadeur de Grèce en Belgique et joua un rôle important dans la Société des Nations et la dans création de la Cour permanente de justice internationale de La Haye.

Il est inhumé au cimetière nouveau de Neuilly-sur-Seine.

ŒuvresModifier

 
Couverture de La morale internationale
  • Les triumvirs capitaux : droit romani ; Les emprunts d'État en droit international : droit international, A. Durand & Pedone-Lauriel, 1894, 420 p.
  • La Convention consulaire gréco-turque et l'Arbitrage des ambassadeurs des grandes puissances à Constantinople du .
  • Recueil des arbitrages internationaux:
    • Tome I , 1905, Paris, A. Pedone.
    • Tome II , 1927, Paris, A. Pedone.
  • La condition internationale des Nouvelles-Hébrides, A. Pedone, 1901, 76 p.
  • L'arbitrage anglo-brésilien de 1904, avec Albert de Geouffre de la Pradelle, V. Giard & E. Brière, 1905, 105 p.
  • Les capitulations et la justice répressive ottomane à propos de l'affaire Joris, L. Larose & L. Tenin, 1906, 27 p.
  • Le condominium franco-anglais des Nouvelles-Hébrides, 1908.
  • La justice internationale, Paris, Hachette, 1923, 325 p.
  • Le problème des limitations de souveraineté, Paris, Hachette, 1925 (son cours professé à l'Académie de droit international de La Haye)
  • Les nouvelles tendances du droit international, Paul Brodard, 1927, 249 p.
  • La neutralité et la paix, Hachette, 1935.
  • La morale internationale, Neuchâtel, Éditions de La Baconnière, 1943, 182 p.

En outre, il était à l’écriture d'un essai au moment de son décès. Son fils Jacques Politis fit paraître ces notes, sous son nom, dans le recueil L'avenir de l'Europe, Éditions de La Baconnière, 1946, 148 p.

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

  1. Évelyne Lagrange, « Nicolas Politis (1872-1942) », Société française pour le droit international (SFDI).
  2. Fondation hellénique