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Nicolas Pinson

sculpteur français du XVIIe siècle
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Nicolas Pinson
Biographie
Naissance
Décès
Activité

Nicolas Pinson, est un architecte français du XVIIIe siècle, né à Dieppe en 1686, mort en 1758. Il est affilié par son mariage à une famille d'architectes français, originaire du comté de Laval, les Langlois.

BiographieModifier

Nicolas Pinson, sculpteur, il épouse en 1718[1] Renée Langlois, fille de François Langlois. Élève du sculpteur Jean Cornu, parent de sa mère, il habite en 1720 à la Selle en Anjou, et peu après Pinson revient au Comté de Laval.

Nicolas Pinson construit :

  • plusieurs autels à Jublains de 1718 à 1722
  • il élève en 1736 dans l'église de Châlons-du-Maine les deux autels de Notre-Dame de Pitié et de Sainte-Anne
  • à Martigné, il taille en 1737 un bas-relief représentant l'adoration des Mages[2]
  • à Saint-Aubin-du-Cormier, le retable du maître-autel en 1743

Il garde encore au XVIIIe siècle la tradition des artistes lavallois du siècle précédent. En 1746, il sauve ses biens de la saisie en les faisant passer pour des propriétés de l'une de ses belles-sœurs[3].

Son fils, Yves-Jean Pinson, sculpteur à son tour, ne laisse plus en certaines églises du Bas-Maine que de tristes échantillons de son talent, selon l'appréciation de l'abbé Angot[3]. Jacques Salbert est moins catégorique et indique que son œuvre apparait comme une tentative de synthèse maladroite entre les traditions architecturales du retable lavallois et les apports nouveaux de l'art de cour.

Il est l'auteur du maître-autel de Saint-Germain-le-Guillaume, en 1760, de deux autels à Grazay en 1773, le maître-autel de Fromentières en 1775, des autels à Livet en 1778, et à Saint-Christophe-du-Luat en 1779, ainsi que des retables majeurs de Livet et de l'Église Saint-Aubin de Vautorte en 1743. Il meurt en 1789.

Polémique sur Pasquier QuesnelModifier

Nicolas Pinson est aussi connu à l'occasion d'une des nombreuses polémiques concernant Pasquier Quesnel, théologien janséniste. Ce dernier fut concerné par deux accusations auxquelles il a répondu par un écrit Inscription en faux[4] :

  • Michel Poncet de La Rivière, évêque d'Angers, qui raconte dans sa Lettre à M. Le Marquis de **, du 30 octobre 1720, qu'étant dans son séminaire en 1718, l'un des curés qui étaient alors en retraite, lui dit que le nommé Nicolas Pinson, sculpteur, établi dans l'Anjou, et qui se disait neveu de Pasquier Quesnel, avait avancé en bonne compagnie chez le curé de Loiré, que les actions du père ne s'accordaient pas avec ses sentiments. L'évêque demanda des preuves par écrit fournie par Pinson dans la lettre du 18 septembre 1718[5], écrite à Saint-Aignan au curé de Loiré. Le curé de Loiré envoya cette lettre à l'évêque qui en fit usage dans plusieurs ouvrages[6] pour se déchainer contre Quesnel, et pour montrer que rien n'est plus capable de prévenir le progrès de l'erreur que de découvrir les motifs trompeurs qui la répandent.

L'évêque d'Angers, hostile au Jansénisme, citait des aveux qu'il avait reçus de Nicolas Pinson, qui travaillait dans son diocèse et qui se disant neveu du Père Quesnel, en rapportait peu honorables pour sa mémoire.

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article..

Notes et référencesModifier

  1. A l'église de la Trinité de Laval le 20 décembre 1718.
  2. Les habitants de Martigné le poursuivent pour non-respect de ses engagements.
  3. a et b « Nicolas Pinson », dans Alphonse-Victor Angot et Ferdinand Gaugain, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Laval, Goupil, 1900-1910 [détail des éditions] (lire en ligne), tome III, p. 272.
  4. Je ne connois ni prés ni loin le Sieur Pinson Sculpteur, s'il y en a un au monde qui porte ce nom, & qui ait un Oncle nommé Quesnel. Après avoir dit que la Lettre le defigne clairement lui-même, il ajoute: Ni mes freres ni moi nous n'avons aucun Neveu ni aucune Nièce, & nous n'en avons jamais eu qui ne soit mort avant l'âge de deux ou trois ans, il y a plus de soixante-cinq ans. Quand je suis sorti de France il y a trente quatre ans passez, ce n'a point été pour venir en Hollande, mais pour me retirer à Bruxelles, où j'ai demeuré dix huit ans de fuite, & d'où je ne suis sorti il y a plus de quinze ans que pour conserver ma liberté. Et assurément je n'ai point eu le Sr. Pinson Sculpteur pour Compagnon de mes voyages, ne l'ayant jamais connu en aucune manière, & peut-être n'étoit-il pas encore né, quand je fuis sorti de France.
  5. M. J'ai reçu l'honneur de la vôre, & pour y repondre, vous avez eu raison de soutenir comme vous e marquez, que je vous ai dit qu'étant allé conduire en Hollande mon Oncle Quesnel Pere de l'Oratoire, je lui avois demandé à quoi m'en tenir sur toutes les disputes qu'on voioit aujourdhui au sujet de son Livre à quoi il m'avoit répondu de me tenir attaché au gros de l'Arbre de l'Eglise, & qu'il n'y avoiteu que les manières outrageantes de» Jesuites, qui l'avoient engagé de soutenir avec opiniâtreté ce qu'il soutenoit aujourdhui. Et puis qu'on ne veut pas vous en croire, je prens la liberté de vous assurer que cela est très vrai, mon Oncle Quesnel me l'ayant dit plus de vingt fois. Je suis &c. Signé Pinson Sculpteur.
  6. Réflexions consolantes sur l'instruction pastorale du Comte de Noailles, Supplément de la Gazette de Hollande.
  7. Publié après sa mort. Le 1er volume est de Louail ; la suite a été rédigée en partie sur les mémoires qu'il avait laissés, par l'abbé Jean-Baptiste Cadry, autre appelant plus zélé encore. Tous les deux peuvent être regardés comme ayant préludé dans cet ouvrage aux récits des Nouvelles ecclésiastiques.

Voir aussiModifier