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Nicolas Desmarest

physicien, géologue et géographe français

BiographieModifier

Jeunesse et formationModifier

De parents peu riches, maraîchers Nicolas Desmarest sait à peine lire à 15 ans[1]. A la mort de son père son tuteur l'envoie en pension chez les Oratoriens de Troyes. Il progresse rapidement et ses maîtres lui font poursuivre ses études à Paris, mathématiques et la physique. En 1753, il remporte le prix proposé par l’Académie des Sciences, des Lettres et des Arts d'Amiens sur la question relative à l’ancienne jonction continentale de l’Angleterre à la France.

Etude sur les manufactures de drapModifier

En 1757, le gouvernement le chargea de visiter les principales manufactures de draps pour recueillir les meilleurs procédés sur ce genre de fabrication ; et c’est d’après les renseignements qu’il lui fournit que Duhamel rédigea l’Art du drapier.

Etude sur les fromageriesModifier

En 1761, il visita les fromageries de Franche-Comté et de Lorraine, dont le gouvernement désirait introduire les procédés en Auvergne, et composa plus tard l’Art de fabriquer le fromage, inséré dans l’Encyclopédie de Diderot à laquelle il a également donné, en particulier, les articles « géographie physique » et « fontaine ».

Etude sur la fabrication du papierModifier

Desmarest fit en 1768 et 1777, deux voyages en Hollande, pour étudier la fabrication du papier et, par ses conseils contribua beaucoup aux améliorations introduites dans les fabriques d’Annonay.

Etude des volcans d'AuvergneModifier

Il parcourut l’Auvergne pour examiner les traces des anciens volcans, et au lieu de trois cratères que Guettard avait signalés, en reconnut plus de soixante. Il étendit ses recherches sur le basalte dont on attribuait la formation à l’action de la mer, et démontra que c’était une véritable lave, etc.

Il avait tracé la carte des volcans de l’Auvergne, et son fils a publié cet ouvrage, indépendamment des Mémoires disséminés dans les recueils des académies. On lui doit : des Conjectures physico-mathématiques sur la propagation des secousses dans les tremblements de terre, 1756, in-12 ; Mémoire sur les principales manipulations dans les papeteries en Hollande, avec l’explication physique de leur résultat, 1771, in-4° ; Dictionnaire de géographie, physique (de l’Encyclopédie), 1778-1828, 5 vol. in-4°, avec atlas.

Ses idées sur les volcans apparaissent clairement dans un manuscrit[2] dans lequel il montre sa rivalité avec William Hamilton (1731-1803). Contrairement à Hamilton, Desmarest croit notamment que les éruptions volcaniques se produisent souvent dans des montagnes préexistantes, que les feux ne sont pas très chauds, et qu'ils se produisent à faible profondeur.

Administrateur et enseignantModifier

Il fut longtemps le protégé du duc Louis Alexandre de La Rochefoucauld d'Enville qui, sous l'influence de Desmarest, visita des sites volcaniques et parcourut les Alpes.

Membre de l’Académie des sciences en 1771, il fut, en 1788, nommé inspecteur général des manufactures.

Emprisonné à la Terreur en 1792, il accepta, lorsqu’il en sortit, quoique déjà septuagénaire, la place de professeur d’histoire naturelle à l’École centrale.

Il était membre de la société d’agriculture, du conseil du commerce, etc., un des administrateurs de la manufacture de Sèvres et membre de cette commission temporaire qui, en 1793, sauva de la destruction tant de monuments des arts.

Notes et référencesModifier

  1. Alfred Lacroix, Figures de savants. Nicolas Desmarst Tome 1, Paris, Gauthier-Villars et Cie, , 333 p., p. 7
  2. Un commentaire anonyme inédit sur les observations et les idées de William Hamilton (1731-1803) relatives aux phénomènes volcaniques de la région de Naples, par K.L Taylor (2001)

SourcesModifier

Voir aussiModifier