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Le comte Gabrielli. Portrait par Nadar (Bibliothèque nationale de France)

Le comte Nicolò Gabrielli di Gubbio, baron de Quércita, (né le à Naples et mort le à Paris) est un compositeur italien, qui vécut longtemps en France.

« ...cette colonie d'épicuriens qui abandonnent volontiers Rome, Naples, Florence et Parme pour le boulevard des Italiens, et parmi lesquels on compte aujourd'hui quelques illustrations : Palizzi, Fiorentino, Pasini, le comte Gabrielli, le marquis Raymondi, le capitaine Bonfanti, le prince Poniatowski, M. de San Severo, les Tamburini, etc., etc. ; beaucoup d'autres désœuvrés, riches, aimables, amis du plaisir, dont le quartier général se tient au Café Napolitain. »

— Anonyme, Les célébrités de la rue, Paris, 1868

Sommaire

BiographieModifier

 
Nicolò Gabrielli di Quercita en 1869 (Bibliothèque nationale de France)

Né à Naples à l'époque où celle-ci était la capitale de l'éphémère Royaume des Deux-Siciles de Joachim Murat, Nicolò Gabrielli étudie la musique et la composition au Conservatoire de sa ville natale où il est notamment l'élève de Gaetano Donizetti, et devient par la suite directeur du Teatro San Carlo.

En 1854 il est invité par Napoléon III à s'établir à Paris, où il débute à l'Opéra (), avec le ballet Gemma, sur un livret de Théophile Gautier et chorégraphie de Fanny Cerrito.

Il est l'auteur de nombreux ballets, comédies et opéra-bouffes en dialecte napolitain, en italien et en français. Quarante-huit ans séparent sa première pièce, I dotti per fanatismo (1835), un mélodrame en dialecte napolitain, de sa dernière, la marche militaire Simón Bolívar (1883), dédiée au président du Venezuela, Antonio Guzmán Blanco.

En dépit des critiques suscitées par sa musique, jugée trop facile, Gabrielli jouit d'une grande popularité pendant le Second Empire. Étroitement lié à l'entourage bonapartiste, il quitte la scène artistique après Sedan mais décide de rester dans la ville où il a connu gloire et fortune. Il meurt dans son appartement parisien, sis Rue Saint-Roch 10, en 1891. Il est d'abord enterré au Cimetière du Montparnasse, puis au Père-Lachaise.

Sur proposition des ministres de la Maison de l'Empereur et des Beaux-Arts, par décret du , il est nommé Chevalier de la Légion d'honneur; la même année la reine Isabelle II d'Espagne lui octroie la Cruz de Caballero de l'Ordre de Charles III[1].

Il descendait des Gabrielli, famille originaire de Gubbio et alliée avec les Bonaparte.

ŒuvreModifier

 
L'étoile de Messine (1861). Frontispice du livret (Bibliothèque nationale de France)
 
Gemma (1854). Frontispice du livret (Bibliothèque nationale de France)
 
Les Elfes (1856). Frontispice du livret, dédicacé au comte d'Aquila (Bibliothèque nationale de France)

Comédies et opéra-bouffesModifier

  • I dotti per fanatismo (1835)
  • La lettera perduta (1836)
  • Il Cid (1836)
  • La parola di matrimonio (1837)
  • L'americano in fiera ossia Farvest Calelas (1837)
  • Vinclinda (1837)
  • L'affamato senza danaro (1839)
  • Edwige o Il sogno (1839)
  • Il padre della debuttante (1839)
  • La marchesa e il ballerino (1839)
  • Nadan o L'orgoglio punito (1839)
  • L'assedio di Sciraz ossia L'amor materno (1840)
  • Cante dei Gabrielli (1840)
  • Basilio III Demetriovitz (1841)
  • Il bugiardo veritiero (1841)
  • Il condannato di Saragozza (1842)
  • La zingara (1842)
  • Carlo di Rovenstein (1843)
  • L'assedio di Leyda (1843)
  • Sara ovvero La pazza di Scozia (1843)
  • Una domenica a Torre del Greco (première partie du Trittico napoletano, 1844)
  • Il gemello (1845)
  • Una passeggiata verso Capri (seconde partie du Trittico napoletano, 1845)
  • Giulia di Tolosa (1846)
  • L'ascensione al cratere del Vesuvio (troisième partie du Trittico napoletano, 1847)
  • Il vampiro (1848)
  • Bradamante e Ruggero (1849)
  • Fiorina (1849)
  • Il sogno di un emiro (1850)
  • La regina delle rose (1850)
  • Melissa, ossia I viaggiatori all'isola incantata (1859)
  • Le petit cousin (1860)
  • Les memoirs de Fanchette (1865)

BalletsModifier

  • Il ritorno d'Ulisse (1836)
  • Ester d'Engaddi (1837)
  • Il rajah di Benares (1839)
  • Amore alla prova (1839)
  • Le nozze di un mostro (1839)
  • Il duca di Ravenna (1841)
  • Giaffar (1841)
  • Olga di Cracovia (1841)
  • L'istituto delle fanciulle (1841)
  • Il gobbo del Giappone (1841)
  • La conquista del Messico (1842)
  • La zingara (1842)
  • I viaggi di Gulliver (1843)
  • Erissena (1845)
  • L'orfanella africana (1845)
  • Merope (1846)
  • Tirsi e Fillide (1846)
  • Alcidoro (1847)
  • Ifigenia in Aulide (1847)
  • Matilde e Malek-Adhel (1847)
  • Il trionfo d'amore (1848)
  • Olema (1848)
  • Paquita (1848)
  • Gisella (1849)
  • I Candiano (1849)
  • Schariar ovvero Le mille e una notte (1849)
  • La fedeltà premiata (1850)
  • Mocanna (1850)
  • La stella del marinajo (1851)
  • Gemma (1856)
  • I paggi del conte di Provenza (1856)
  • Les elfes (1856)
  • La ninfa Cloe (1857)
  • Don Grégoire ou Le précepteur dans l'embarras (1859)
  • L'étoile de Messine (1861)
  • La fin du monde (1865)
  • Le spose veneziane (?)
  • Stefano re di Napoli (?)
  • Les almées (?)
  • Yotte (?)

Marches militairesModifier

  • Simon Bolivar (1883)

Œuvres diversesModifier

BibliographieModifier

Notes et référencesModifier

  1. Paul Mary de Toyon. La musique en 1864. Paris, Arnauld de Vresse Éditeur

Liens externesModifier