Nicholas Monsarrat

écrivain britannique
Nicholas Monsarrat
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Plaque commémorative à Rodney Street, Liverpool
Naissance
Liverpool, Angleterre, Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Décès (à 69 ans)
Londres, Angleterre, Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Auteur
Langue d’écriture Anglais britannique

Œuvres principales

  • La Mer cruelle

Nicholas Monsarrat, né le à Liverpool et mort le (à 69 ans) à Londres est un journaliste, romancier et diplomate britannique, connu avant tout pour ses romans à thèmes maritimes.

Son ouvrage le plus connu, La Mer cruelle, a été adapté au cinéma et traduit en plusieurs langues, dont le français[1].

Années de JeunesseModifier

Né en 1910, passé par Trinity College à Cambridge, il abandonna ses études de droit pour se consacrer au journalisme, et à l'écriture, il fut d'abord journaliste indépendant (freelance), produisant quatre romans et une pièce de théâtre dans les années de l'immédiat Avant guerre (1934-1939). Il écrivit plusieurs articles sur la mutinerie d'Invergordon (grève de marins de la Royal Navy mis en demi-solde en 1931 dans le contexte de la dépression économique et du Krach de Wall Street), qui furent pour lui un évènement marquant pour la formation de sa conscience politique.

Sous les drapeauxModifier

Bien que pacifiste, servant dans un corps d'ambulanciers, Monsarrat demande en 1939 à s'engager dans la RNVR (volontaires et réservistes de la Royal Navy).

Amoureux de la voile et plaisancier aguerri, il deviendra un officier de marine efficace, servant avec distinction et honneurs à bord de corvettes anti sous-marins type flower.

Il se vit même confier le commandement d'une frégate ASM (Anti Aous-Marins) de la classe River, et son expérience du temps de guerre lui fournit matière à ses premiers romans.

Il a prétendu avoir observé le Hollandais Volant sur l'Océan Pacifique, dans les mêmes parages où le légendaire navire fantôme était apparu en 1881 au futur roi George V.

Grades successifs (Marine Royale britannique)Modifier

 : Sous-lieutenant,  : Lieutenant, Lieutenant-Commander.

EmbarquementsModifier

- Corvette Flower HMS Campanula, - Corvette HMS Guillemot, Mars - HMS Shearwater (corvettes de la classe Kingfisher).

de à , il commande successivement deux frégates de la classe river les HMS Ettrick et HMS Perim avant d'être versé dans les services de renseignement navals.

Citation à l'ordre du jour de la Royal Navy en .

Carrière ultérieure : diplomate et romancierModifier

Démobilisé en 1946, il entra dans la carrière diplomatique, (postes en Afrique du Sud, à Johannesbourg, puis à Ottawa au Canada) tout en continuant à écrire.

Devenu écrivain à plein temps à partir des 1954, il s'établit successivement à Guernesey, puis à Gozo dans l'archipel de Malte.

Œuvre littéraireModifier

Ses œuvres de jeunesse (éditions épuisées), comme The Visitor et This is the schoolroom, sont représentatives de sa sensibilité de gauche et traitent de problématiques à caractère social.

Son expérience d'officier de marine en temps de guerre lui inspirera le livre Three Corvettes, et surtout The Cruel Sea (La Mer cruelle), dont a été tiré un film célèbre portant le même titre. C'est un classique de la littérature maritime, un récit chronologique sans pathos mais poignant de six années de guerre et d'atrocités au cours de la bataille de l'Atlantique

Comme le dit l'auteur dans son introduction, c'est l'histoire de deux navires et d'environ cent cinquante hommes… avec un traître : la mer elle-même. Le personnage de Keith Laing Lockhart est un double littéraire très évident de l'auteur.

Par la suite, sa carrière diplomatique lui inspire The tribe that lost it's head et Richer than all his tribe (1956 et 1968 respectivement), sur le colonialisme britannique en Afrique.

Son roman de 1952, L'histoire d'Esther Costello, également adapté à l'écran, suscite une vive polémique, car c'est une mordante satire d'Helen Keller et surtout de l'organisation caritative qui exploite sa personne et son image, notamment à travers le phénomène alors nouveau du télévangélisme.

Nicholas Monsarrat meurt en 1979 et ses cendres sont dispersées en mer avec le concours de la Royal Navy.

RéférencesModifier

  1. Nicholas Monsarrat, La Mer cruelle (trad. Hélène Claireau), Paris, Phébus (précédent édition en livre de poche), , 506 p. (ISBN 978-2859405786)

Liens externesModifier