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Auprès de moi toujours (film)

film sorti en 2010
(Redirigé depuis Never Let Me Go (film))
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Never Let Me Go et Auprès de moi toujours.
Never Let Me Go
Description de l'image Neverletmegoposter.jpg.

Titre original Never Let Me Go
Réalisation Mark Romanek
Scénario Alex Garland,
d'après le roman Auprès de moi toujours de Kazuo Ishiguro
Acteurs principaux
Sociétés de production Mark Romanek
Alex Garland
Andrew Macdonald
Allon Reich
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre Science-fiction
Drame
Durée 103 minutes
Sortie 2010

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Auprès de moi toujours (Never Let Me Go) est un film américano-britannique réalisé par Mark Romanek, sorti le . Il s'agit d'une adaptation du roman Auprès de moi toujours, écrit par Kazuo Ishiguro.

Le film raconte l'histoire de trois amis, élevés dans un pensionnat à l'écart du monde, qui découvrent de lourds secrets sur leurs origines et le sens de leur vie.

Sommaire

SynopsisModifier

Le film commence par des sous-titres expliquant qu'une grande découverte scientifique faite en 1952 a permis à l'espérance de vie humaine de dépasser les 100 ans. Par la suite, l'histoire est racontée par Kathy H., alors âgée de 28 ans, qui se rappelle son enfance à Hailsham ainsi que sa vie adulte après avoir quitté l'école.

La première partie du film dépeint la jeune Kathy ainsi que ses amis Tommy et Ruth, au cours de leur enfance à Hailsham, un internat britannique d'apparence idyllique. Petit à petit, il apparaît que les élèves sont prisonniers dans l'enceinte de l'école. La gardienne, Miss Lucy, est renvoyée après avoir révélé aux enfants ce qui les attend : ils sont destinés à donner leurs organes vitaux pour effectuer des transplantations, et mourront après trois ou quatre dons. Tommy est fragile sur le plan émotionnel, et Kathy tombe amoureuse de lui, mais Ruth le lui ravit, et Tommy et elle entament une liaison. Ils se séparent quelque temps après être arrivés au « cottage » (voir paragraphe ci-dessous pour « cottage »).

Dans la seconde partie du film, les trois amis, à présent adolescents, sont logés dans une ferme à la campagne, qu'ils appellent également « cottage ». On leur permet d'en partir s'ils le souhaitent, mais ils sont résignés à leur destin final, qui leur apparaît comme inévitable. À la ferme, ils rencontrent d'anciens élèves d'une école similaire à la leur. On apprend que Kathy et ses camarades sont tous des clones, et qu'ils sont obsédés par l'idée de retrouver la personne à partir de laquelle ils ont été « modelés ». Les autres pensionnaires de la ferme leur font part d'une rumeur sur la possibilité d'un « sursis » – un ajournement des premiers dons d'organes pour les clones amoureux et qui sont en mesure de le prouver. Tommy devient convaincu que la Galerie de Hailsham, où les œuvres d'art et les poèmes des élèves sont conservés, a pour but de sonder leurs âmes. Il pense que les œuvres d'art envoyées à la Galerie constituent une preuve d'amour véritable. Tommy et Ruth commencent à avoir des relations sexuelles, et la jalousie brise l'amitié entre Kathy et Ruth. Kathy, alors solitaire, fait une demande pour devenir « accompagnante » – un clone à qui on accorde un sursis temporaire, pour qu'en échange il prenne soin de ceux qui ont déjà commencé à donner leurs organes. Elle devient accompagnante, et on apprend au même moment la rupture de Ruth et Tommy.

Dans la troisième et dernière partie du film, qui se déroule 10 ans plus tard, Kathy travaille comme accompagnante. Elle a vu de nombreux clones mourir les uns après les autres, en donnant leurs organes. Leurs morts sont évoquées à travers le terme de « terminaison ». Kathy n'a plus vu Ruth ni Tommy depuis leur départ de la ferme, mais elle retrouve Ruth, très fragile après les deux prélèvements d'organes qu'elle a subis. Elles retrouvent Tommy, lui aussi affaibli par ses dons d'organes, et ils vont ensemble à la plage. Là-bas, Ruth reconnaît qu'elle n'était pas amoureuse de Tommy, et qu'elle l'a séduit dans le seul but de n'être pas laissée toute seule. Elle est consumée par son sentiment de culpabilité, et a longuement cherché un moyen d'aider Tommy et Kathy. Elle est convaincue que les rumeurs de sursis pour les couples sont vraies, et a trouvé l'adresse de la propriétaire de la Galerie, Madame de Hailsham, qu'elle pense être la responsable de la décision d'accorder un sursis aux couples d'amoureux. Ruth meurt sur la table d'opération peu après. Tommy explique à Kathy qu'il a réalisé des œuvres d'art dans l'espoir que cela augmenterait leurs chances d'obtenir un sursis. Lui et Kathy rendent visite à Madame, qui vit avec la directrice de Hailsham. Les deux professeurs leur annoncent qu'il n'y a jamais eu de sursis pour quiconque, et que les œuvres réalisées par Tommy n'y changeront rien. Elles expliquent également que la Galerie existe pour montrer que les clones avaient des âmes, et tenter de donner une éthique à la création de donneurs d'organes. Seul Hailsham possédait une galerie, en effet cette experience ne fut pas suivie dans les autres internats, la société refusant l'idée que les clones puissent être pourvus d'âme.

Le film se termine avec la mort de Tommy sur la table d'opération. Kathy reste seule, et apprend que ses dons commenceront dans un mois. Contemplant les ruines de son enfance, elle se demande si son destin est vraiment si différent de celui des gens qui reçoivent les organes : après tout, « nous terminons tous ».

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

 
Les acteurs du film autour du réalisateur Mark Romanek au BFI Film Festival 2010.

Réception critiqueModifier

La presse française a émis des critiques globalement positives sur le film, avec une moyenne de 3,0/5 d'après le site Allociné. Pour le magazine spécialisé Brazil, « Never let me go s'impose de fait comme un film profondément humain, d'une portée philosophique rare. » Le journal Ouest-France a en revanche été déçu par le film : « [le réalisateur] se perd ici dans un récit déroutant, entre chronique rétro et film d'anticipation. Pour une réflexion assez superficielle sur les risques et les fragilités de la nature humaine. »

Les spectateurs français ont également apprécié le film, lui attribuant une moyenne de 3,3/5 d'après le site Allociné. La moyenne du film sur le site IMDb est de 7,2/10 et sur Rotten Tomatoes de 70 %.

En janvier 2012, la majorité des critiques du magazine Première l'ont classé dans les 10 meilleurs films de 2011.

Box-officeModifier

Le film est un échec commercial avec, d'après le site spécialisé Box Office Mojo, 9 455 232 $ de recettes mondiales au 16 décembre 2010 pour 15 000 000 $ de budget.

DistinctionsModifier

RécompensesModifier

NominationsModifier

Liens externesModifier

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