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La Neue Wache en 2008.

La Neue Wache (« Nouvelle garde ») est un monument de Berlin construit par Karl Friedrich Schinkel.

HistoriqueModifier

Cet ancien poste de garde est la première réalisation berlinoise de l'architecte Schinkel (1816-1818). Heinrich Tessenow convertit le monument en un « mémorial aux victimes de la Première Guerre mondiale » en y faisant installer la tombe du Soldat inconnu, qui ne sera inaugurée qu'en 1931, les autorités ayant attendu que les troupes d'occupation étrangères aient quitté le sol allemand[1].

En 1960, le régime communiste de la République démocratique allemande fit du bâtiment un mémorial dédié aux « victimes du Fascisme et du militarisme ». Il était alors placé sous la surveillance d'une garde d'honneur constituée de deux soldats de la Nationale Volksarmee placés de part et d'autre de la porte qui restaient immobiles durant des heures. La garde était relevée tous les jours à 14 h 30 et le mercredi la relève était effectuée avec défilé et musique militaire. À l'intérieur du monument se trouvaient alors des tombes du soldat et du résistant inconnus dont le souvenir était perpétué par une flamme qui brûlait en permanence.

CaractéristiquesModifier

Sur l'avenue Unter den Linden, se dresse, à côté du musée historique allemand la Neue Wache. Pour dessiner ce bâtiment à l'allure martiale et robuste qui fait face au palais du Kronprinz, l'architecte s'est inspiré des plans d'un castrum romain. . On le considère comme un chef-d'œuvre du classicisme allemand.

Depuis 1993, c'est devenu le principal mémorial allemand dédié aux « victimes de la guerre et de la tyrannie » qui n'est d'ailleurs plus placé sous la surveillance d'une garde d'honneur. Derrière ses sévères colonnes doriques se dresse, solitaire sous la lumière qui tombe du toit à la verticale, une reproduction d'une émouvante sculpture de Käthe Kollwitz : La Mère et son fils mort, réalisée par l'artiste après la mort de son fils sur les champs de bataille de la Première Guerre mondiale.

Notes et référencesModifier

  1. Pietro Causarano, Le XXe siècle des guerres, Éditions de l'Atelier, , p. 310