National Negro Congress

Défense des droits civiques

Le National Negro Congress ou NNC (Rassemblement national des Noirs) est une organisation politique initiée en 1935 à l'université Howard, et fondée le lors d'un congrès à Chicago, affilié au Parti communiste des États-Unis d'Amérique, qui prend fin en 1947 pour céder la place au Civil Rights Congress (en), dont la mission était de faire entendre la voix des Afro-Américains au sein du monde du travail afin d'établir une justice d'égalité des droits.

National Negro Congress
Histoire
Fondation
1936
Dissolution
1947
Successeur
Civil Rights Congress
Cadre
Zone d'activité
États-Unis
Domaine d'activité
Droits civiques
Pays
Organisation
Dirigeant
Charles Hamilton Houston, John P. Davis
Affiliation
Parti communiste des États-Unis d'Amérique

HistoireModifier

En mai 1935, se tient une conférence à l'Université Howard ayant pour thème le statut économique des Afro-Américains au sein de la société américaine au moment du New Deal. Conférence organisée par des leaders des droits civiques et des mouvements afro-américains comme, entre autres, John P. Davis (en), Ralph Bunche, Alain Locke, James W. Ford (en), A. Philip Randolph[1]. À la fin de la Conférence, deux cent cinquante participants réclament qu'il y ait une organisation qui puisse répondre aux exigences de l'égalité des droits civiques et de la déségrégation[2].

C'est ainsi que se tient 1936, une conférence à Chicago rassemblant 817 délégués représentant 585 organisations syndicales, de défense des droits civiques, politiques et confessionnelles[2],[3],[4].

Charles Hamilton Houston est élu président du NNC et John P. Davis secrétaire général[5].

Si la présence de Charles Hamilton Houston de la National Association for the Advancement of Colored People (NAACP) ne pose pas question en revanche, a présence de John P. Davis, du Parti communiste des États-Unis d'Amérique (CPUSA), va soulever des débats et des controverses[6].

Le mot d'ordre du NNC est l'unité de l'action de tous les mouvements représentatifs des Afro-Américains pour faire pressions sur les autorités[2].

Le NNC implante des sections dans 5 villes Chicago, Richmond, Washington, New York et Columbia et mène des actions d'accès au travail et au logement, noue des alliances avec le Congress of Industrial Organizations (CIO)[6],[2].

BibliographieModifier

  • (en-US) Lawrence S. Wittner, « The National Negro Congress: A Reassessment », American Quarterly, Vol. 22, N° 4,‎ , p. 883-901 (lire en ligne)
  • (en-US) Mark Solomon, The Cry Was Unity: Communists and African Americans, 1917-1936, University Press of Mississippi, , 403 p. (ISBN 157806094X)

Notes et référencesModifier

  1. (en-US) Special to People’s World, « Today in black history: National Negro Congress formed », sur People's World, (consulté le )
  2. a b c et d (en-US) Lawrence S. Wittner, « The National Negro Congress: A Reassessment », American Quarterly, Vol. 22, N° 4,‎ , p. 883-901 (lire en ligne)
  3. (en-US) « National Negro Congress », sur www.encyclopedia.chicagohistory.org (consulté le )
  4. (en-US) Daren Salter, « National Negro Congress (1935-1940s) • BlackPast », sur BlackPast, (consulté le )
  5. (en-US) Thomas Fleming & Max Millard., « The Columbus Free Press - Reflections on Black History », sur freepress.org (consulté le )
  6. a et b (en-US) « National Negro Congress | Encyclopedia.com », sur www.encyclopedia.com, (consulté le )

Articles connexesModifier

Liens externesModifier