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Musée de l'automate de Souillac

musée à Souillac
Musée de l'Automate
Informations générales
Ouverture
Site web
Collections
Collections
300 automates anciens et jouets mécaniques datant de la fin du XIX siècle au début du XX siècle
Localisation
Pays
Commune
Adresse
Esplanade Alain Chastagnol
46200 Souillac
Coordonnées

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La ville de Souillac, dans le Lot, abrite depuis le 9 juillet 1988 le musée de l'automate regroupant une grande partie de la collection de la Maison Roullet-Decamps, grand fabricant d'automates et de jouets mécaniques de la fin du XIXe jusqu'à la fin XXe siècle. Le musée possède la plus grande collection d'automates anciens et de jouets mécaniques d'Europe[1]. Juxtaposé à l'abbatiale Sainte-Marie de Souillac, il est actuellement sur l'esplanade Alain Chastagnol, en plein centre historique de la ville.

Histoire du muséeModifier

Roullet-Decamps à SouillacModifier

Bien que la fabrique de la Maison Roullet-Decamps se situe dans le Marais à Paris, Souillac, ville du Quercy, abrite aujourd'hui une grande partie de sa collection d'automates et de jouets mécaniques. Aussi surprenant que cela puisse paraître, il n'y a pas de lien historique entre Souillac et l'ancienne fabrique d'automates. Ce fut à la suite de l'influence de l'ancien maire de Souillac, Alain Chastagnol, que l'État racheta la collection d'automates pour 3,8 millions de francs. Le musée est désormais géré par la municipalité de Souillac[2].

Le bâtimentModifier

Le musée se trouve actuellement dans un ancien entrepôt de la Société d'Exploitation Industrielle des Tabacs et des Allumettes (SEITA). Reconverti en musée, le bâtiment a subi dès son ouverture des travaux pour pouvoir accueillir des personnes à mobilités réduites ; les dernières rénovations datent de 2015, elles ont permis l'agrandissement du Musée avec deux salles d'exposition supplémentaires.

Histoire des automatesModifier

Les automates dans l'HistoireModifier

Les automates existent depuis l'Antiquité. Utilisés autrefois par les prêtres pour terrifier le peuple du pouvoir divin, ils deviennent par la suite des objets luxueux faits avec des matériaux tous plus précieux les uns que les autres. Installés dans les nobles familles d'Europe, les automates continuent de se développer pour devenir petit à petit des petits jouets mécaniques plus facilement accessibles, financièrement parlant, notamment à la suite des progrès de l'industrie et sa modernisation (produit en série). Vers le début du XXe siècle, l'automate devient électrique. Cette avancée technologique donne l'idée aux grands magasins parisiens de faire fabriquer de grandes scènes électriques pour attirer l'attention des passants, c'est notamment le cas des automates frappeurs (Ex : Charlot au bec de gaz). Au cours du XXe siècle et avec le développement de la technologie numérique et électrique, les automates laissent peu à peu place aux robots, beaucoup plus indépendants, qui n'ont pas de mouvements pré-définis, mais qui agissent selon leur environnement. Ainsi, l'automate s'efface devant l'intelligence artificielle. Aujourd'hui, peu sont ceux qui fabriquent encore de métier les automates, mais ces objets restent, encore de nos jours, des objets mystérieux qui attisent la curiosité des visiteurs du Musée de l'automate de Souillac.

La Maison Roullet-DecampsModifier

Jean Roullet fonda sa fabrique en 1865 avec son premier jouet mécanique : Le Petit Jardinier qui fit sa renommée. À la suite du mariage de sa fille, il décida de s'allier avec son gendre Ernest Decamps pour agrandir sa fabrique, d'où le nom Roullet-Decamps. En commençant par des jouets mécaniques, ils se diversifièrent pour créer des automates publicitaires électriques.

Ils eurent alors la chance de pouvoir orner les vitrines des plus grands magasins parisiens tels que les Galeries Lafayette, notamment pendant les périodes de fêtes de fin d'année. Certaines de ces vitrines furent rénovées et sont aujourd'hui conservées au Musée de l'Automate de Souillac, comme celle de la Reine des Neiges.

Œuvres et collectionsModifier

La collection d'automatesModifier

Le musée de l'automate de Souillac abrite depuis plusieurs années la plus grande collection d'automates anciens et de jouets mécaniques d'Europe, faisant partie de la collection Roullet-Decamps. La seconde partie de cette même collection, plus axée sur les scènes électriques et vitrines animées de magasins, se trouve actuellement au musée des automates de Falaise (Calvados).

La Femme à la Voilette et le Théâtre de la PassionModifier

Plusieurs œuvres dans le musée ne proviennent pas de la fabrique Roullet-Decamps : les plus célèbres sont la Femme à la Voilette et le Théâtre de la Passion. Ce dernier n'est pas à proprement parlé un automate, mais il reste tout de même une pièce très rare du début du XIXe siècle. Il s'agit de l'objet le plus vieux du musée, on estime sa création à 1832. Cet ensemble animé d'un peu moins de deux mètres de haut met en scène plusieurs dizaines de personnages face à une église. Son auteur est anonyme et son animation est mécanique (c'est-à-dire qu'il se remonte manuellement).

La Femme à la Voilette est un automate de la Maison Phalibois, autre grand fabriquant d'automates, qui fut acquis par Roullet-Decamps lors du rachat des fonds d'atelier de la maison concurrente.

Les différents types d'automatesModifier

Le musée présente des automates électriques (en mouvement dans les vitrines) et des automates mécaniques. La visite s'organise autour de différents grands thèmes, avec la salle des automates magiciens, la salle des automates publicitaires, la salle des automates animaux, vitrines de magasins, salle des poupées mécaniques, etc.

Le Petit JardinierModifier

Automate phare de la collection, il s'agit d'un petit jardinier poussant sa brouette pleine de fleurs. C'est le tout premier automate de la Maison Roullet-Decamps et également du tout premier jouet mécanique français réalisé en série à prix modeste. Cet automate valut à ses fabricants une médaille de bronze à l'Exposition universelle de 1867. Il devint par la suite l'emblème de la Maison. On pouvait à l'époque acheter ce jouet pour 8,50 francs anciens.

La Charmeuse de serpentModifier

Il s'agit de l'automate le plus connu de la collection. Inspiré des dresseuses des Folies Bergère, cet automate fit du bruit à sa sortie car il représente une jeune femme très légèrement vêtue ce qui atteste de la complexité du mécanisme. D'ordinaire, les automates ont des longs vêtements qui permettent aux fabricants de dissimuler plus facilement le mécanisme : ils ont alors plus de marge pour rendre la magie vivante. Or, au vu de sa quasi-nudité, les fabricants n'ont pas pu dissimuler son mécanisme sous ses vêtements, mais à « l'intérieur » de l'automate, ce qui est une vraie prouesse technique. Elle est accompagnée par quatre musiques différentes, toutes provenant du socle sur lequel elle est posée, cependant l'exemplaire à Souillac n'en possède qu'une.

 
Jazz-band, 1920, Gaston Decamps.

Jazz-bandModifier

Autre scène d'automates phare de ce musée, le Jazz-band est une scène incontournable qui reste marquant pour tous les visiteurs. Elle fut créée pour la vitrine d'un grand magasin. Ils font aussi écho au célèbre festival de jazz de Souillac qui a lieu chaque année le troisième week-end de juillet.

DuboutModifier

 
Pêche sous-marine, dessinée par Albert Dubout et exposé au Galeries Lafayette en 1987.

Le dessinateur Albert Dubout a lui aussi sa place dans ce musée puisqu'il a collaboré avec la maison Roullet-Decamps dans la réalisation de la scène La pêche sous-marine. Le travail de ce dernier a aussi inspiré la maison lors de la création de la scène du métro où l'on peut clairement ressentir l'influence de Dubout. Quelques dessins sont notamment exposés dans le musée en tant qu'exposition temporaire.

Expositions temporairesModifier

Depuis sa création, le musée a connu plusieurs expositions temporaires, la première datant de 2015. En voici la liste détaillée :

  • de 2015 à 2016 : Instruments de musique du Monde, collection privée de Mme Carles regroupant plus de 700 instruments de musique venant du monde entier.
  • depuis 2017 : les masques et marionnettes du Mali, collection privée de Réginald Groux, fondateur du Musée Mahicao au Sénégal.

VisiteModifier

Le Musée de l'Automate de Souillac est ouvert depuis 2017 de début avril à fin octobre. Le temps de visite est d'en moyenne une heure.

RéférencesModifier

  1. GDM, « Souillac. Unique, féerique, fantastique musée des automates ! », La Dépêche du midi,‎ (lire en ligne)
  2. « Une nouvelle ère pour le Musée de l’Automate de Souillac », sur actu.fr,

Voir aussiModifier

Liens externesModifier