Ouvrir le menu principal

Wikipédia β

Mouvement rural de jeunesse chrétienne

(Redirigé depuis Mouvement rural de la jeunesse chrétienne)
Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne (MRJC)
Image illustrative de l'article Mouvement rural de jeunesse chrétienne

Devise : « Osons l'Agir! »

Création 1963
Type Mouvement de jeunesse
Siège 2, rue de la Paix 93500 PANTIN Drapeau de la France France
Langue Français
Site web mrjc.org

Le Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne (MRJC) est un mouvement de jeunes géré et animé par des jeunes âgés de seize à trente ans. Héritier de la Jeunesse agricole catholique (JAC) créée en 1929, en Lorraine et de la JACF (Jeunesse agricole catholique des femmes) avant de devenir le MRJC, il se dit animé, entre autres, par des idéaux de justice sociale et d'égalité.

Les travaux du mouvement tournent principalement autour de questions d'éducation, d'agriculture, de ruralité, d'environnement, d'emploi, de foi mais également de mondialisation, de politique ou encore d'économie.

Sommaire

HistoriqueModifier

Les origines : la JACModifier

La Jeunesse agricole catholique (JAC) fut fondée en 1929 et connut un essor rapide. En 1935, 2 500 jeunes assistèrent à son premier Conseil national. En 1939 ils furent 25 000 au Vel d'Hiv de Paris. Pendant la guerre la JAC entra dans la clandestinité. En 1950, la JAC rassembla pour son vingtième anniversaire 50 000 jeunes. En 1954, pour son vingt-cinquième anniversaire, la JAC rassembla 350 000 jeunes dans tout le pays. Elle était alors à son apogée. Mais la société française des Trente Glorieuses était également en pleine mutation : les non-agriculteurs étaient de plus en plus nombreux dans les villages, le nombre d'ouvriers ruraux augmentait, les jeunes étaient scolarisés de plus en plus longtemps, et l'exode rural s'amplifiait. Il n'y avait plus coïncidence entre "Agricole' et "Rural"[1].

La JAC décida de s'adapter à ces nouvelles réalités. Ce fut donc la naissance à partir de 1961 du Mouvement rural de la jeunesse catholique (MRJC) qui regroupa progressivement plusieurs organisations :

  • la JAC (Jeunesse agricole catholique)
  • la JCI (Jeunesse chrétienne de l'industrie, ex-Jeunesse rurale ouvrière chrétienne ou JROC)
  • la JCSS (Jeunesse chrétienne sanitaire et sociale)
  • la JCAC (Jeunesse chrétienne de l'artisanat et du commerce).

Parallèlement, la JACF (Jeunesse agricole catholique féminine) suivit le même processus et donna naissance à partir de 1963 au MRJCF (Mouvement rural de la jeunesse catholique féminine) par fusion de la JACF, la JROCF, la JCSSF, la JCACF.

Le 16 janvier 1966, le MRJC et le MRJCF fusionnèrent officiellement et le mouvement devint ainsi mixte sous le seul nom de MRJC.

Le 25 mai 1966, la terminologie du MRJC fut officiellement modifiée au Journal officiel : le MRJC fut désormais "chrétien" et non plus "catholique"[2].

La radicalisation politique et l'ancrage à gaucheModifier

La fin des années 1960 est marquée par une radicalisation politique du MRJC. L'idéologie marxiste y progresse, notamment parmi les membres des équipes dirigeantes. Le mouvement de Mai 68 accélère le phénomène. Nombre de militants du MRJC se joignent aux étudiants en révolte[3]. En mars 1969, une session tenue à Jambville réunit une centaine de responsables du MRJC et autant d'aumôniers pour analyser les "rapports de domination et d'exploitation au sein du système capitaliste"[4]. Le MRJC organise également au profit de ses membres et sympathisants des formations au marxisme, en faisant intervenir des intellectuels marxistes comme Gilbert Mury et Henri Lefebvre, et les "dominicains rouges" Paul Blanquart[5], Jean-Pierre Jossua, Jean-Yves Jolif, favorables aux révolutions chinoise et cubaine, ainsi qu'à la théologie de la libération.

En novembre 1972, une crise interne éclate. L'équipe nationale du MRJC, convertie au maoïsme et proche du Parti communiste marxiste-léniniste de France (PCMLF) interdit par le ministère de l'Intérieur, prône l'action révolutionnaire directe des militants du MRJC, ce qui signifierait la fin du MRJC en tant que mouvement d'Église et sa transformation en organisation révolutionnaire gauchiste[6]. Mais cette stratégie est rejetée par la base qui opte pour un engagement dans les organisations syndicales existantes (CGT, CFDT, etc.) et au sein de l'Union de la Gauche. L'équipe nationale pro-maoïste doit démissionner après un dur conflit. Parallèlement, cette crise interne a déboussolé nombre de sympathisants qui choisissent de s'éloigner du MRJC. En 1976 le MRJC, jadis mouvement de masse, ne compte plus qu'environ 10 000 militants[7].

Le départ des militants les plus gauchistes ne signifie pas pour autant que le MRJC abandonne toute référence au marxisme. Tout au long des années 1970, il continue d'appliquer une grille de lecture marxiste et tiers-mondiste de la société, comme en témoigne par exemple la publication en 1978 par le MRJC Rhône-Alpes d'une brochure intitulée : Espace rural - Tiers-Monde, mêmes dépendances - mêmes sous-développement - Quelques éléments pour une réflexion et une action.[8] Les militants du MRJC sont très actifs au cours des années 1970 dans plusieurs conflits sociaux comme celui des usines Lip (1973-76) ou encore dans la lutte contre l'extension du camp militaire du Larzac (1971-81).

À partir des années 1980, les références au marxisme et à la lutte des classes s'estompent peu à peu et laissent place aux discours plus consensuels sur le chômage, le sacré, la scolarité, l'armée, etc[9]. Depuis les années 1990, le MRJC conserve un positionnement malgré tout ancré à gauche.

Personnalités issues du MRJCModifier

De nombreux jeunes passés par le MRJC se sont par la suite engagés en politique et dans le syndicalisme agricole. À titre d'exemple : Jean-Marc Ayrault, ancien premier ministre; Jean Besson, sénateur de la Drôme de 1989 à 2014, Adrien Zeller, ancien président du Conseil régional d'Alsace ; Joseph Daul, président du groupe PPE au Parlement européen, Luc Guyau, président de la FNSEA de 1992 à 2001 ; François Dufour, ancien porte parole de la Confédération paysanne, ancien vice-président d'ATTAC et actuellement vice-président (EELV) du Conseil régional de Basse-Normandie ; Dominique Potier, député socialiste de la 5e circonscription de Meurthe-et-Moselle depuis 2012.

Fonctionnement actuelModifier

Le mouvement est composé de différents niveaux à savoir : national, régional, départemental et local. Au niveau local, il s'agit de petites équipes de jeunes se réunissant fréquemment, en général avec un animateur, autour de la réalisation d'un projet d'utilité sociale s'inscrivant pleinement dans une démarche de développement local (diagnostique de territoire, démarche participative active avec des partenaires...). Au niveau départemental, un permanent (animateur salarié du MRJC) coordonne les actions et sert de relais entre les équipes locales, en cohérence avec le conseil d'administration départemental ou régional lui-même composé de jeunes.

Au-delà des équipes et de leurs projets, la proposition de séjours éducatifs (camps de vacances) est au cœur de la réalité du mouvement. Des temps de rassemblements départementaux ou régionaux, des formations sur des sujets d'actualité ou de société, rythment également la vie du mouvement. Le RN (Rassemblement National) réunit des jeunes de toute la France durant quelques jours autour de débats, conférences, animations, concerts, etc.

  • Le RN de 2004, nommé "On change le Monde ?" s'est déroulé à Vannes (56) où 7 000 jeunes ont débattu sur l'emploi, l'agriculture et l'école, ont pu participer à des conférences sur la construction européenne, la crise du politique, les alternatives économiques et le développement durable et enfin ont assisté au concert des Ogres de Barback et des Hurlements d'Léo.
  • En juillet 2011, le RN appelé "Festival des boussoles" a eu lieu à Argenton-sur-Creuse (36)[10]. Environ 2000 jeunes se sont rendus à ce rassemblement afin de réfléchir sur la thématique de la mobilité. Le "Festival des Boussoles" tire d'ailleurs son nom de cette thématique. La problématique principale étant : comment fait-on dans le monde rural quand on est jeune et qu'on veut se déplacer ? Depuis 2011, les jeunes du MRJC se réunissent également au mois d'août pendant leurs universités d'été. Il s'agit d'un réel moment de débat et de construction de projets futurs.
  • Un camp national nommé "Patelin Citoyen" s'est déroulé du 12 au 26 juillet 2013 à Simandre-sur-Suran (Ain). Organisé par une équipe locale, il a rassemblé environ 400 jeunes de toute la France pour réfléchir sur l'engagement des jeunes dans le milieu rural par rapport à des thèmes comme la religion, l'immigration, le milieu scolaire... Ces quinze jours auront marqué les jeunes -animés comme animateurs, organisateurs comme habitants de Simandre et ses environs- au travers de la découverte de la région avec les randos, les moments collectifs avec les gens extérieurs au Patelin pour un maximum de rencontres et d'échanges. Un tournoi national de Thèque (sorte de baseball avec une poële) a été organisé pour le plaisir de chacun, tout comme le concours de glissade. diverses soirées ont été prévues avec concerts, débats, etc.
  • Un RN a eu lieu en Picardie, à Rouvroy-les-Merles, petite commune de l'Oise. Sous le nom de "Boost ton rural" il s'est déroulé du 12 au 26 juillet 2015. Écologie, tri sélectif, animation, débats, temps de l'espace village, chantier. Ce sont donc 350 personnes venues de 13 régions et une équipe de bénévoles qui ont été mobilisées pour ses 15 jours. Une expérimentation de la société de consommation a été réalisée afin de plonger le jeune dans un univers économique et socio-politique nouveau.
  • Du 02 au 05 août 2018, un RN appelé "Rendez-Vous" aura lieu à Besançon. Il est co-porté par le MRJC et le KLJB. Il portera sur le thème de la paix et rassemblera plus de 5000 jeunes venus du monde entier (mai particulièrement de France et d'Allemagne). De grandes figures de paix (Prix Nobel, associations...) s'y rendront pour témoigner et des concerts auront également lieux, à noter la présence de "Debout sur le zinc" le samedi soir.

Le MRJC en quelques chiffresModifier

Le MRJC déclare en 2018 être "en contact " avec 5 000 jeunes en France[11]. Dans les années 2000, le MRJC affirmait être en contact avec 7 000 jeunes[12], ce qui semblerait indiquer une décrue de son audience.

Le MRJC compte en 2018 environ 300 militants actifs[11]. Il est implanté dans 40 départements[13] contre près de 60 départements dans les années 2000.

Son rapport annuel 2016[14] indiquait que les ressource financières du MRJC s'élevaient à plus de 3 200 000 et que son budget accusait un déficit annuel de près de 150 000 . Près de 60% de ses ressources financières sont publiques (subventions de l'État et des collectivités locales), le reste étant des subventions privées, avec notamment 574 000 euros provenant de l'Église de France.

Présidents du MRJCModifier

  • 1996-2000 : Marie-Pascale PAULIN[15]
  • 2000-2003 : Frédéric DELATTRE[16]
  • 2003-2007 : Marie-Pierre CATTET[17]
  • 2007-2011 : Audrey MASSIE[18]
  • 2011-2013 : Jérémie GODET[19]
  • 2013-2016 : Simon BESNARD[20]
  • Depuis 2016 : Brieuc GUINARD[21]

Prises de positions récentesModifier

Aéroport Notre-Dame-des-LandesModifier

Le MRJC a pris officiellement position[22] en novembre 2012 contre le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes[23]. Le MRJC a participé à l'occupation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes aux côtés de nombreuses autres organisations de lutte anti-aéroport et s'est opposé à l'idée d'une évacuation de la ZAD par la force[24]. « Envoyer les forces de l’ordre au printemps [2018] serait une erreur, estime ainsi François Bausson, du MRJC. Il faut au contraire reconnaître les activités qui ont émergé sur la ZAD, qui créent du lien social, des emplois et un modèle de développement rural »[24].

Mariage homosexuelModifier

Le MRJC n’a pas pris de position nationale pendant les débats sur le mariage entre couples de même sexe en 2013. En revanche, plusieurs de ses membres ou anciens membres ont pris publiquement position en faveur de la loi légalisant le mariage homosexuel[11]. Ainsi, trois anciens présidents du MRJC ont signé la pétition Mariage pour tous : nous, jeunes catholiques, disons "n'ayez pas peur" ! [25] : Frédéric Delattre (2000-2003), Marie-Pierre Cattet (2003-2007), Audrey Massié (2007-2011). Egalement signataires de la pétition en faveur du mariage homosexuel : Jean-Christophe Labails (secrétaire national du MRJC de 2000 à 2004)[26], Guillaume Crépin (ancien président du MRJC dans le Cher et vice-Président du Mouvement International de la Jeunesse Agricole et Rurale Catholique / MIJARC Europe)[27], Frédéric Lamblin (ancien vice-président du MRJC)[28], Germain Lefèbvre (responsable régional du MRJC)[29], Jonathan Mounal (animateur au MRJC en 2013, devenu ensuite secrétaire général du MRJC en 2017)[30], etc.

Terrorisme et état d'urgenceModifier

Le MRJC a signé le 18 novembre 2015 une lettre ouverte au Président de la République et au Premier Ministre, suite aux attentats islamistes du 13 novembre 2015. Dans cette lettre, le MRJC dénonce la politique sécuritaire du gouvernement : "nous n’avons entendu qu’appel à la guerre, appel à l’état d’urgence, appel à plus de pouvoirs pour la police, appel à une répression que vous nommez « impitoyable ». [...] Nous le proclamons : ne créez pas de nouvelles guerres, ne créez pas de nouvelles frontières, ne franchissez pas une nouvelle marche dans l’escalade de la vengeance et de la violence."[31]

Le 1er décembre 2015 le MRJC signe, aux côtés de onze organisations de gauche et d'extrême gauche (UNEF, Mouvement Jeunes Communistes, Maison des potes, Jeunes écologistes, Parti de Gauche, etc.) un manifeste intitulé La génération de la crise ne sera pas celle de la guerre ! , refusant un " état d’urgence permanent ", la rhétorique guerrière, et dénonçant "une société sécuritaire et du repli sur soi." [32]

« Malbouffe » et mondialisationModifier

En janvier 2017 le MRJC signe, aux côtés de 22 organisations de gauche et d'extrême gauche, altermondialistes et écologistes (ATTAC, Confédération paysanne, Greenpeace, etc.) les "Treize doléances pour l'accès de tous et toutes à une alimentation de qualité, produites par des paysannes et paysans qui vivent de leur travail et pratiquent une agriculture paysanne" [33].

Élection présidentielle 2017 et extrême droiteModifier

Le MRJC n'a donné officiellement aucune consigne de vote pour le 1er tour de l'élection présidentielle 2017. Toutefois le président du MRJC, Brieuc Guinard, a relayé à titre individuel sur sa page Facebook le 17 avril 2017[34] un appel : "Pourquoi il faut voter Mélenchon", appel publié initialement par le Club Médiapart[35].

Dans l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle de 2017 qui oppose Marine Le Pen et Emmanuel Macron, le MRJC appelle implicitement dans une tribune avec soixante autres associations à faire barrage à la candidate FN[36].

Sélection à l'universitéModifier

Aux côtés de quinze organisations de gauche et d'extrême gauche (Jeunes Ecologistes, Jeunes socialistes, Mouvement Jeunes Communistes de France, NPA Jeune, Osez Le Féminisme, Réseau jeune du Parti de Gauche, etc.), le MRJC a signé en 2017 l'appel Non à la sélection à l’entrée de l’université ! [37]

Armes nucléairesModifier

Aux côtés de treize organisations chrétiennes, le MRJC a signé en décembre 2017 une tribune contre toutes les armes nucléaires dans le monde : "Nous appelons la France à ratifier le Traité d’interdiction des armes nucléaires et ainsi à renoncer à posséder de telles armes " [38].

InégalitésModifier

Du 3 au 7 janvier 2018 à Saint-Loup-sur-Aujon (Haute-Marne), le MRJC a organisé un "Stage de recheche - Égalité" destiné à réfléchir sur toutes les formes d'inégalités, de discriminations et d'oppressions : racisme, sexisme, patriarcat, homophobie, inégalités sociales, salariales, colonialisme, capitalisme, etc.[39] Ce stage s'est adressé à une centaine de jeunes participants : "T’es concerné.e, t’es révolté.e ? Alors participe au stage recherche Égalité. Pendant 5 jours, viens échanger, partager et réfléchir aux questions d’égalité et d’inégalité dans une ambiance militante, chaleureuse et joyeuse". De nombreux invités et associations de lutte contre les inégalités se sont succédé, notamment la journaliste féministe et antiraciste Rokhaya Diallo qui a fait "une superbe intervention" [40] sur le "racisme d’État" et l’intersectionnalité, ou encore la présidente de l’AJL (Association des journalistes LGBT), le Planning familial, l'association David et Jonathan, etc. Selon le MRJC : "après ces cinq jours intenses, les participant.e.s venu.e.s de toute la France sont rentré.e.s chez eux, certes un peu fatigué.e.s, mais rempli.e.s d’idées et d’une détermination renforcée à lutter contre l’inégalité ! "[41]

AvortementModifier

Le , à quelques jours de la Marche Pour la Vie, le MRJC crée la polémique en défendant "le droit fondamental pour les femmes et les couples d'avoir recours à l'IVG" [42] et en déplorant les fermetures de centres de planning familial. Le lendemain, Vincent Neymon, directeur de la communication et porte-parole adjoint de la Conference des évêques de France demande le retrait de ces propos "contraires à ce que dit l’Église" [43]. Suite à cette demande, le MRJC publie un second communiqué dans lequel il apporte des précisions à son communiqué initial : ils "[souhaitent] qu'un espace de dialogue se ré-ouvre au sein de |'Église sur l'IVG" [44].

Le 24 janvier, Monseigneur Bernard Ginoux, évêque de Montauban, prend fermement position contre le communiqué du MRJC et rappelle que "l'avortement est en totale contradiction avec l’enseignement de l’Église" [45]. Il décide alors de "[ne plus reconnaître] le MRJC comme un mouvement de l’Église catholique" et annonce qu'il "[ne lui donnera plus] aucune aide financière ou matérielle" [46],[45]. Il précise : "Quant à lui laisser former des jeunes je ne m’y risquerai pas." Monseigneur Bernard Ginoux a affirmé avoir reçu le soutien d'une quinzaine d'évêques[47].

Le 12 février 2018, Mgr Jean-Louis Balsa, l’évêque de Viviers, publie un communiqué demandant à son clergé et à ses fidèles de ne pas participer à un week-end du MRJC prévu dans son diocèse.[48]

À l'inverse, et toujours à propos de cette affaire, le MRJC a reçu plusieurs soutiens :

  • Le soutien du père Arnaud Favart, vicaire général de la Mission de France : Celui-ci a rendu hommage à " l’ardeur des jeunes du MRJC ", en qui il a dit reconnaître "quelque chose du rêve du pape François ". Il a listé l’engagement de ces jeunes " pour l’agro-écologie et le développement durable, pour la paix et le désarmement, pour l’éducation à l’initiative et à la responsabilité "[49].
  • Le MRJC a reçu également le soutien d'autres organisations comme la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) ainsi que celui des Scouts et Guides de France (SGDF) dont le délégué national, François Mandil, a rappelé que les Scouts et Guides de France avaient eux aussi soutenu la loi Veil en 1975[50]. Le journal chrétien contestataire Golias a également apporté son soutien en qualifiant l'attitude du MRJC de "courageuse"[51].
  • Mgr Pascal Wintzer a également apporté son soutien au MRJC. Dans un tweet il a affirmé : "Distinguer pour unir : il y a des cathos à LMPT et au MRJC mais pas que et l’Église les déborde. L’IVG est un échec à regretter et une souffrance à entendre. Une subvention est un soutien, ni un blanc-seing ni un instrument de pression"[52].

BibliographieModifier

JEAN CONCQ, CHARLES-HENRI GUILLOTEAU, FRANÇOIS LEPRIEUR, BERNARD VILBOUX, JAC/MRJC. Origine et mutations. Un mouvement de jeunesse au cœur de la société française, Éditions de la Chronique sociale, Lyon, 1996, 424 pages.

MARIE-PIERRE CATTET, Qu’est-ce que le MRJC ?, L’Archipel, coll. « L’information citoyenne », Paris, 2006, 144 pages.SERGE CORDELLIER JAC-F, MRJC et transformation sociale Histoire de mouvements et mémoires d’acteurs 1945-1985

MARIE-JOSEPHE DURUPT, Les mouvements d’action catholique, facteurs d’évolution du mouvement rural, thèse de 3e cycle sous la dir. de René Rémond, multigraphié, FNSP, Paris, 1963, 414 et 204 feuillets.

CHARLES-HENRI GUILLOTEAU, MRJC, école d’apprentissage du pouvoir social, mémoire de maîtrise de l’Institut des sciences sociales, Paris, 1986.

RICHARD STOSSE, Les mouvements catholiques de jeunesse féminine en Aveyron à travers leurs journaux. JFCA-JACF 1936-1958, mémoire de maîtrise en histoire sous la dir. de Philippe Levillain et Pascal Ory, Université Paris-X Nanterre, 1988, 129 feuillets.

MARIE-PAULE HALGAND, 1972 : la vague de 1968 ou la difficile recherche de l’identité mémoire de DEA de sociologie sous la dir. de Michel Wieviorka, CADIS, 1991, Paris, 100 feuillets + annexes.

FRANÇOIS COLSON, La JAC, des origines à la Libération, 1976, 42 pages (document de travail multigraphié).

ALBERT ACHARD (S. J.), Vingt ans de JACF 1933-1953, Ed. JACF, 1953, 128 pages.

MICHEL D’HAENE (S. J.), La JAC a 25 ans, Ed. JAC, coll. « Semailles », Paris, 1954, 144 pages.

JAC-MRJC : 1929-1979, 50 ans de notre mémoire, MRJC, Paris, 1979, 284 pages.

JAC-MRJC : 1929-1979, 50 ans d’animation rurale, MRJC, Paris, 1979, 130 pages. 70 ans de jeunesse, 1929-2000, Paris, MRJC, 2000, 72 pages.

JAC et modernisation de l’agriculture de l’Ouest, Compte-rendu de la journée d’étude du 18 mars 1980, INRA-Rennes, Rennes, 1980, 212 pages.

Voir notamment : – la reproduction de l’étude de DANIELLE BARRES, FRANÇOIS COLSON, FRANÇOISE BOURQUELOT ET HENRI NALLET, La JAC et la modernisation de l’agriculture, publiée la même année par l’INRA (Paris-Nantes) et l’EHESS (Paris), multigraphié, 26 pages ; – la communication de PAUL HOUEE, Les étapes du projet jaciste dans le développement rural ; – la communication d’YVES LAMBERT La JAC et la modernisation des agriculteurs dans la région d’Ancenis ; – la communication de ROGER LE GUEN La place de la JAC dans l’évolution des exploitations agricoles du Maine-et-Loire ; – les débats entre participants, anciens acteurs jacistes.

BERTRAND HERVIEU, La JAC et le MRJC, une brève étude historique, MRJC, Paris, 1971, 48 pages (multigraphié).

MARTYNE PERROT, « La jaciste, une figure emblématique », in ROSE-MARIE LAGRAVE (sous la dir. de), Celles de la Terre. Agricultrices, l’invention politique d’un métier, Ed. de l’EHESS, Paris, 1987, 254 pages.JEAN CONQ, De la Jeunesse agricole catholique au Mouvement rural de jeunesse chrétienne, 1959-1965, mémoire de maîtrise en histoire sous la dir. d’Antoine Prost, Université Paris-I, 1991, 148 feuillets + annexes

CATHERINE ROSSIGNOL, La crise du Mouvement rural de jeunesse chrétienne, 1967-1974, mémoire de maîtrise en histoire sous la dir. d’Antoine Prost, Université Paris-I, 1991, 159 feuillets + annexes.

GWENAËLLE LAOT, La révolution culturelle jaciste. Aspects culturels de la JAC/F dans le Finistère (1945-1960), mémoire de maîtrise en histoire sous la dir. d’Yvon Tranvouez, Université de Bretagne occidentale, 2001, 156 feuillets + annexes.

JEAN-FRANÇOIS COLET, Itinéraires de militants et militantes jacistes (1936-1967), mémoire de maîtrise d’histoire sous la dir. de Gérard Cholvy, Université Paul-Valéry-Montpellier III, 2002, 466 feuillets.

VINCENT FLEUROT, La JAC dans le Massif central méridional (Aveyron, Cantal), des années 1930 aux années 1960, thèse pour le doctorat d’histoire soutenue en 2003, Université d’Aix-Marseille-I, 3 vol., 706 feuillets.

JEAN-MARIE BALANANT, Générations jacistes : des militants finistériens témoignent, Mémoire de Master I en histoire sous la dir. d’Yvon Tranvouez, Université de Bretagne occidentale (Brest), 2005, 240 feuillets ; En route vers la mixité : la transformation de la JAC et de la JACF en MRJC (1930-1965), Mémoire de Master II en histoire sous la dir. d’Yvon Tranvouez, Université de Bretagne occidentale (Brest), 2007, 181 feuillets.

Notes et référencesModifier

  1. « A gauche ces chrétiens. De la croisade à l'incertitude, l'itinéraire des jeunes ruraux », Revue Autrement,‎ n°8 - février 1977, p. 37.
  2. « Jeunesse et sports ; Mouvement rural de la jeunesse chrétienne (1923-1981) », sur www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr
  3. Jean-Philippe MARTIN, Histoire de la nouvelle gauche paysanne: Des contestations des années 1960 à la Confédération paysanne, Paris, La Découverte,
  4. Denis PELLETIER, Jean-Louis SCHLEGEL, A la gauche du Christ, Paris, Seuil, , page 332.
  5. Paul BLANQUART, En bâtardise: itinéraires d'un chrétien marxiste, 1967-1980, Paris, Karthala,
  6. Denis PELLETIER, Jean-Louis SCHLEGEL, A la gauche du Christ, Paris, Seuil, , page 285.
  7. Gérard CHOLVY, Histoire des organisations et mouvements chrétiens de jeunesse en France (XIXe-XXe siècle), Paris, Cerf, , page 333.
  8. « Archives du Mouvement Rural de la Jeunesse Chrétienne », sur cht-nantes.org
  9. Jean-François CHOSSON, Les Générations du développement rural, 1945-1990, Librairie générale de droit et de jurisprudence, , page 274.
  10. « Jeannette Bougrab au rassemblement du MRJC », La Nouvelle République,‎ (lire en ligne)
  11. a, b et c « Ce que représente le Mouvement rural de jeunesse chrétienne », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne)
  12. « Vannes, capitale des chrétiens ruraux », Ouest France,‎ (lire en ligne)
  13. « Le MRJC en région », sur mrjc.org (consulté le 26 janvier 2018)
  14. « 2016, L'essentiel », sur mrjc.org,
  15. « La présidente-militante du MRJC passe le relais », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne)
  16. « Le MRJC, fidèle à l'Evangile, souhaite réaffirmer la foi en milieu rural », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne)
  17. « Une jeune femme à la tête du MRJC », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne)
  18. « Ressources jeunesse | Une nouvelle présidente pour le MRJC », sur www.ressourcesjeunesse.fr (consulté le 26 janvier 2018)
  19. « Jérémie Godet, nouveau président du MRJC », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne)
  20. « Simon BESNARD / MRJC - Forum National des Associations & Fondations », sur www.forumdesassociations.com (consulté le 26 janvier 2018)
  21. « #ONBOUGELE12 Entretien avec Brieuc Guinard, président du MRJC | Social-Eco - Avant-Garde », Avant-Garde,‎ (lire en ligne)
  22. « Le MRJC s'oppose au projet d'aéroport du Grand Ouest ! », sur zad.nadir.org,
  23. « Le MRJC s’oppose au projet d’aéroport à Notre-Dame des Landes », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne)
  24. a et b « Les « zadistes » comptent bien rester sur place », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne)
  25. « Mariage pour tous : nous, jeunes catholiques, disons "n'ayez pas peur" ! », sur leplus.nouvelobs.com,
  26. « Dordogne : tous les catholiques ne sont pas opposés au mariage homosexuel », sur sudouest.fr,
  27. « Guillaume CREPIN, fait la Gauche Forte », sur gaucheforte.fr,
  28. « La Vie - Standard », sur www.lavie.fr (consulté le 31 janvier 2018)
  29. « 20-30 ans », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne)
  30. « Contact MRJC », sur mrjc.org (consulté le 30 janvier 2018)
  31. Lettre ouverte du MRJC suite aux évènements du 13 Novembre 2015, (lire en ligne)
  32. « Un manifeste pour que la « génération de la crise » ne soit pas « celle de la guerre » », sur Le Monde.fr (consulté le 26 janvier 2018)
  33. Treize doléances (lire en ligne)
  34. « Capture d'écran de la page Facebook de Brieuc Guinard »,
  35. « Pourquoi il faut voter Mélenchon. », sur blogs.mediapart.fr,
  36. « "Le pire est malheureusement possible!" : l’appel de 61 associations et ONG avant le second tour », lejdd.fr, 29 avril 2017.
  37. « Appel des organisations de jeunesse : Non à la sélection à l’entrée de l’université ! », sur blogs.mediapart.fr,
  38. « La France doit ratifier le Traité d’interdiction des armes nucléaires », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne)
  39. « Egalité - Stage de recherche », sur unml.info
  40. « Tweet du MRJC sur Rokhaya Diallo »,
  41. « 100 jeunes réuni.e.s pour l'égalité », sur mrjc.org,
  42. « Le MRJC créé la polémique sur l’avortement », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne)
  43. « Le Mouvement Rural de la Jeunesse Chrétienne recadré par le secrétaire général adjoint de la CEF [Add.] », sur lesalonbeige.blogs.com (consulté le 24 janvier 2018)
  44. MRJC, « [PRECISIONS] Suite aux réactions suscitées par notre communiqué de vendredi soir, nous avons apporté des précisions présentes dans le communiqué suivant dans une volonté de dialoguepic.twitter.com/OUa3y1E2UG », sur @MRJC_com, 7:06 am - 20 jan 2018 (consulté le 24 janvier 2018)
  45. a et b « Pour l’évêque de Montauban, le MRJC n’est plus un mouvement catholique », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne)
  46. « Mgr Ginoux : "L’IVG est un acte grave qui tue un enfant et blesse à jamais une femme" », sur lesalonbeige.blogs.com (consulté le 24 janvier 2018)
  47. « Mgr Ginoux : « il fallait que quelqu’un réponde au MRJC » », sur www.famillechretienne.fr (consulté le 26 janvier 2018)
  48. « L’évêque de Viviers demande aux fidèles de ne pas participer à un week-end du MRJC de son diocèse », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne)
  49. « Déclaration sur l’avortement : le vicaire général de la Mission de France défend le MRJC », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne)
  50. « MRJC : après une semaine de polémique sur l'IVG, “explication“ en vue à la CEF », sur www.lavie.fr (consulté le 28 janvier 2018)
  51. « Il s’est opposé à « La Marche pour la vie » : le courage du MRJC »,
  52. « Le MRJC a trouvé des défenseurs », sur riposte-catholique.fr,

Voir aussiModifier