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Mouvement rural de jeunesse chrétienne

(Redirigé depuis Mouvement rural de la jeunesse chrétienne)

Le Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne (MRJC) est un mouvement de jeunes géré et animé par des jeunes âgés de seize à trente ans. Héritier de la Jeunesse agricole catholique (JAC) créée en 1929, en Lorraine et de la JACF (Jeunesse agricole catholique des femmes) avant de devenir le MRJC, il se dit animé, entre autres, par des idéaux de justice sociale et d'égalité.

Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne (MRJC)
Image illustrative de l'article Mouvement rural de jeunesse chrétienne

Création 1963
Type Mouvement de jeunesse
Siège 2, rue de la Paix 93500 PANTIN Drapeau de la France France
Langue Français
Site web mrjc.org

Sommaire

HistoriqueModifier

Dans les années 1960, voyant que le monde rural et la société changent, les jacistes comprennent assez vite que les agriculteurs ne sont plus les seuls acteurs de ce monde et qu’il faut s’ouvrir à un public plus large. La JAC devient donc en 1963 le MRJC Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne. Outre le public agricole, le MRJC prend désormais en compte les autres couches du monde rural : jeunes salariés, mais aussi jeunes en formation scolaire.

Les travaux du mouvement tournent principalement autour de questions d'éducation, d'agriculture, de ruralité, d'environnement, d'emploi, de foi mais également de mondialisation, de politique ou encore d'économie.

Bien que mouvement indépendant politiquement, de nombreux jeunes passés par le MRJC se sont par la suite engagés en politique et dans le syndicalisme agricole. À titre d'exemple : Jean-Marc Ayrault, ancien premier ministre; Jean Besson, sénateur de la Drôme de 1989 à 2014, Adrien Zeller, ancien président du Conseil régional d'Alsace ; Joseph Daul, président du groupe PPE au Parlement européen, Luc Guyau, président de la FNSEA de 1992 à 2001 ; François Dufour, ancien porte parole de la Confédération paysanne, ancien vice-président d'ATTAC et actuellement vice-président (EELV) du Conseil régional de Basse-Normandie ; Dominique Potier, député socialiste de la 5e circonscription de Meurthe-et-Moselle depuis 2012.

Dans l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle de 2017 qui oppose Marine Le Pen et Emmanuel Macron, le MRJC appelle implicitement dans une tribune avec soixante autres associations à faire barrage à la candidate FN[1].

Le MRJC en quelques chiffresModifier

La vie du Mouvement est rythmée par deux grands temps : l’adoption tous les 6 / 7 ans de nouvelles orientations s’alternant avec un rassemblement national. Tous les 6 / 7 ans, le MRJC se ré interroge sur son projet pour avoir une action la plus proche possible des jeunes en milieu rural et leur permettre d’adapter leurs actions aux nouvelles réalités sociales. Ce projet, renouvelé en 2000 puis 2007, s’articule autour de trois fondements qui sont complémentaires : le rapport à l’autre, le fondement chrétien et l’action de transformation sociale. Le mouvement participe sur des principes de laïcité à différents champs d’intervention que sont l’agriculture (installation agricole des jeunes, agriculture multifonctionnelle…), l’emploi (dans le courant de l’économie sociale et solidaire) et l’école (école et milieu rural, formation tout au long de la vie). [Quand ?]

FonctionnementModifier

Le mouvement est composé de différents niveaux à savoir : national, régional, départemental et local. Au niveau local, il s'agit de petites équipes de jeunes se réunissant fréquemment, en général avec un animateur, autour de la réalisation d'un projet d'utilité sociale s'inscrivant pleinement dans une démarche de développement local (diagnostique de territoire, démarche participative active avec des partenaires...). Au niveau départemental, un permanent (animateur salarié du MRJC) coordonne les actions et sert de relais entre les équipes locales, en cohérence avec le conseil d'administration départemental ou régional lui-même composé de jeunes.

Au-delà des équipes et de leurs projets, la proposition de séjours éducatifs (camps de vacances) est au cœur de la réalité du mouvement.Des temps de rassemblements départementaux ou régionaux, des formations sur des sujets d'actualité ou de société, rythment également la vie du mouvement.

Rassemblement NationalModifier

  • Tous les 7 ans, le RN (Rassemblement National) réunit des jeunes de toute la France durant quelques jours autour de débats, conférences, animations, concerts, etc. Le RN de 2004, nommé "on change le Monde?" s'est déroulé à Vannes (56) où 7 000 jeunes ont débattu sur l'emploi, l'agriculture et l'école, ont pu participer à des conférences sur la construction européenne, la crise du politique, les alternatives économiques et le développement durable et enfin ont assisté au concert des Ogres de Barback et des Hurlements d'Léo.
  • En juillet 2011, le RN appelé "Festival des boussoles" a eu lieu à Argenton-sur-Creuse (36). Environ 2000 jeunes se sont rendus à ce rassemblement afin de réfléchir sur la thématique de la mobilité. Le "Festival des Boussoles" tire d'ailleurs son nom de cette thématique. La problématique principale étant : comment fait-on dans le monde rural quand on est jeune et qu'on veut se déplacer ? Depuis 2011, les jeunes du MRJC se réunissent également au mois d'août pendant leurs universités d'été. Il s'agit d'un réel moment de débat et de construction de projets futurs.
  • Un camp national nommé Patelin Citoyen s'est déroulé du 12 au 26 juillet 2013 à Simandre-sur-Suran (Ain). Organisé par une équipe locale, il a rassemblé environ 400 jeunes de toute la France pour réfléchir sur l'engagement des jeunes dans le milieu rural par rapport à des thèmes comme la religion, l'immigration, le milieu scolaire... Ces quinze jours auront marqué les jeunes -animés comme animateurs, organisateurs comme habitants de Simandre et ses environs- au travers de la découverte de la région avec les randos, les moments collectifs avec les gens extérieurs au Patelin pour un maximum de rencontres et d'échanges. Un tournoi national de Thèque (sorte de baseball avec une poële) a été organisé pour le plaisir de chacun, tout comme le concours de glissade. diverses soirées ont été prévues avec concerts, débats, etc.
  • Un RN a eu lieu en Picardie, à Rouvroy les merles, petite commune de l'Oise. sous le nom de "Boost ton rural" il s'est déroulé du 12 au 26 juillet 2015. Écologie, tri sélectif, animation, débats, temps de l'espace village, chantier. Ce sont donc 350 personnes venues de 13 régions et une équipe de bénévoles qui ont été mobilisées pour ses 15 jours. Une expérimentation de la société de consommation a été réalisée afin de plonger le jeune dans un univers économique et socio-politique nouveau.

BibliographieModifier

JEAN CONCQ, CHARLES-HENRI GUILLOTEAU, FRANÇOIS LEPRIEUR, BERNARD VILBOUX, JAC/MRJC. Origine et mutations. Un mouvement de jeunesse au cœur de la société française, Éditions de la Chronique sociale, Lyon, 1996, 424 pages.

MARIE-PIERRE CATTET, Qu’est-ce que le MRJC ?, L’Archipel, coll. « L’information citoyenne », Paris, 2006, 144 pages.SERGE CORDELLIER JAC-F, MRJC et transformation sociale Histoire de mouvements et mémoires d’acteurs 1945-1985

MARIE-JOSEPHE DURUPT, Les mouvements d’action catholique, facteurs d’évolution du mouvement rural, thèse de 3e cycle sous la dir. de René Rémond, multigraphié, FNSP, Paris, 1963, 414 et 204 feuillets.

CHARLES-HENRI GUILLOTEAU, MRJC, école d’apprentissage du pouvoir social, mémoire de maîtrise de l’Institut des sciences sociales, Paris, 1986.

RICHARD STOSSE, Les mouvements catholiques de jeunesse féminine en Aveyron à travers leurs journaux. JFCA-JACF 1936-1958, mémoire de maîtrise en histoire sous la dir. de Philippe Levillain et Pascal Ory, Université Paris-X Nanterre, 1988, 129 feuillets.

MARIE-PAULE HALGAND, 1972 : la vague de 1968 ou la difficile recherche de l’identité mémoire de DEA de sociologie sous la dir. de Michel Wieviorka, CADIS, 1991, Paris, 100 feuillets + annexes.

FRANÇOIS COLSON, La JAC, des origines à la Libération, 1976, 42 pages (document de travail multigraphié).

ALBERT ACHARD (S. J.), Vingt ans de JACF 1933-1953, Ed. JACF, 1953, 128 pages.

MICHEL D’HAENE (S. J.), La JAC a 25 ans, Ed. JAC, coll. « Semailles », Paris, 1954, 144 pages.

JAC-MRJC : 1929-1979, 50 ans de notre mémoire, MRJC, Paris, 1979, 284 pages.

JAC-MRJC : 1929-1979, 50 ans d’animation rurale, MRJC, Paris, 1979, 130 pages. 70 ans de jeunesse, 1929-2000, Paris, MRJC, 2000, 72 pages.

JAC et modernisation de l’agriculture de l’Ouest, Compte-rendu de la journée d’étude du 18 mars 1980, INRA-Rennes, Rennes, 1980, 212 pages.

Voir notamment : – la reproduction de l’étude de DANIELLE BARRES, FRANÇOIS COLSON, FRANÇOISE BOURQUELOT ET HENRI NALLET, La JAC et la modernisation de l’agriculture, publiée la même année par l’INRA (Paris-Nantes) et l’EHESS (Paris), multigraphié, 26 pages ; – la communication de PAUL HOUEE, Les étapes du projet jaciste dans le développement rural ; – la communication d’YVES LAMBERT La JAC et la modernisation des agriculteurs dans la région d’Ancenis ; – la communication de ROGER LE GUEN La place de la JAC dans l’évolution des exploitations agricoles du Maine-et-Loire ; – les débats entre participants, anciens acteurs jacistes.

BERTRAND HERVIEU, La JAC et le MRJC, une brève étude historique, MRJC, Paris, 1971, 48 pages (multigraphié).

MARTYNE PERROT, « La jaciste, une figure emblématique », in ROSE-MARIE LAGRAVE (sous la dir. de), Celles de la Terre. Agricultrices, l’invention politique d’un métier, Ed. de l’EHESS, Paris, 1987, 254 pages.JEAN CONQ, De la Jeunesse agricole catholique au Mouvement rural de jeunesse chrétienne, 1959-1965, mémoire de maîtrise en histoire sous la dir. d’Antoine Prost, Université Paris-I, 1991, 148 feuillets + annexes

CATHERINE ROSSIGNOL, La crise du Mouvement rural de jeunesse chrétienne, 1967-1974, mémoire de maîtrise en histoire sous la dir. d’Antoine Prost, Université Paris-I, 1991, 159 feuillets + annexes.

GWENAËLLE LAOT, La révolution culturelle jaciste. Aspects culturels de la JAC/F dans le Finistère (1945-1960), mémoire de maîtrise en histoire sous la dir. d’Yvon Tranvouez, Université de Bretagne occidentale, 2001, 156 feuillets + annexes.

JEAN-FRANÇOIS COLET, Itinéraires de militants et militantes jacistes (1936-1967), mémoire de maîtrise d’histoire sous la dir. de Gérard Cholvy, Université Paul-Valéry-Montpellier III, 2002, 466 feuillets.

VINCENT FLEUROT, La JAC dans le Massif central méridional (Aveyron, Cantal), des années 1930 aux années 1960, thèse pour le doctorat d’histoire soutenue en 2003, Université d’Aix-Marseille-I, 3 vol., 706 feuillets.

JEAN-MARIE BALANANT, Générations jacistes : des militants finistériens témoignent, Mémoire de Master I en histoire sous la dir. d’Yvon Tranvouez, Université de Bretagne occidentale (Brest), 2005, 240 feuillets ; En route vers la mixité : la transformation de la JAC et de la JACF en MRJC (1930-1965), Mémoire de Master II en histoire sous la dir. d’Yvon Tranvouez, Université de Bretagne occidentale (Brest), 2007, 181 feuillets.

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier