Mouvement perpétuel (musique)

Perpetuum mobile (Latin), moto perpetuo (Italien) ou mouvement perpétuel peut signifier deux choses :

  1. morceaux de musique, ou des parties de pièces, caractérisés par un flux continu de notes, généralement à un tempo rapide
  2. ensemble de pièces ou grandes parties de pièces qui doivent être jouées à maintes reprises, souvent un nombre indéfini de fois.

Le mouvement perpétuel comme techniqueModifier

Un exemple connu de mouvement perpétuel est le presto finale de la Sonate pour piano no 2 de Chopin :

Les deux premières mesures de la Deuxième Sonate pour piano de Chopin

Ce motif de triolets est présent durant tout le mouvement.

La Sonate pour piano nº 17 « La tempête » et la Sonate pour piano nº 23 « Appassionata » de Beethoven, le second mouvement de l'Impromptu D. 899 de Schubert, le finale de la Sonate pour piano no 1 de Weber et le dernier mouvement de la Sonate pour violon et piano de Ravel sont des exemples de mouvements perpétuels.

Le mouvement perpétuel comme œuvreModifier

Le mouvement perpétuel peut être considéré comme une œuvre dont une grande partie doit être répétée un certain nombre de fois sans que la "continuité" de la mélodie ne s'arrête quand la répétition commence. Les canons sont souvent destinés à être joués en moto perpetuo, ils sont alors appelés canon perpetuus. Dans certains cas, les répétitions sont dans une autre tonalité (grâce à une modulation ou à une progression harmonique) : certains des canons de l'Offrande musicale de Bach utilisent ce principe de mouvement perpétuel/Canon Perpetuus.

Exemples au XIXe siècleModifier

Le mouvement perpétuel comme genre musical est très populaire à la fin du XIXe siècle. Ces œuvres sont souvent jouées comme encores virtuoses, parfois en augmentant le tempo progressivement.

Dans le répertoire symphonique, plusieurs compositeurs ont également utilisé cette technique :

Exemples au XXe siècleModifier

SourcesModifier