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Ne doit pas être confondu avec Mouvement réformateur (France).

Mouvement des réformateurs
Présentation
Président Jacques Pelletier (1992-1993)[1]
Jean-Pierre Soisson (1993-2002)[1]
Fondation [1]
Fusion de ADD[1]
Disparition [1]
Fusionné dans UMP[1]
Fondateur Jean-Pierre Soisson
Positionnement Centre
Idéologie Social-libéralisme[1]

Le Mouvement des réformateurs est un parti politique créé en 1992 par Jean-Pierre Soisson pour faciliter l'ouverture vers le centre souhaitée par Michel Rocard et François Mitterrand au début des années 1990 alors que la gauche était au pouvoir. Il est issu de l'Association des démocrates (ADD) fondée dans l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle de 1988 afin de "rassembler celles et ceux qui, n'étant pas socialistes, avaient voté dès le premier tour pour François Mitterrand (radicaux de gauche, gaullistes); celles ou ceux qui, ayant voté au premier tour pour Raymond Barre, se reconnaissaient au second tour dans la personnalité et le projet de François Mitterrand"[2] (Lettre de l'Association des démocrates, février 1989). Michel Durafour en devient le président avant de céder sa place à Jacques Pelletier (décembre 1991). Le mouvement se transforme en Mouvement des réformateurs lors le 10 octobre 1992. Jacques Pelletier en reste le président tandis que Jean-Pierre Soisson en devient le secrétaire général[3]. Le club Performance et Partage s'associe au mouvement[4]. Le mouvement rassemble ainsi les principaux ministres d' "ouverture" : Michel Durafour (ministre de la Fonction publique et des réformes administratives, entre 1989 et 1991), Jean-Pierre Soisson (ministre du Travail, puis de la Fonction publique, enfin de l'Agriculture, entre 1988 et 1993), Thierry de Beaucé (Secrétaire d'État auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé des relations culturelles internationales, entre 1988 et 1991).

Après le départ de Michel Rocard et la fin de l'ouverture, et surtout après la déroute du PS aux élections législatives de 1993[5], les députés Réformateurs se rapprochent de la droite parlementaire, tandis qu'une partie des adhérents, restés attachés à l'alliance à gauche, quittent le MDR pour rejoindre les radicaux de gauche.

Ses principaux adhérents ont rejoint l'UMP en 2002, souvent par le biais du Parti radical.

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e f et g « France Politique - Mouvement des Réformateurs (MDR) », sur France Politique (consulté le 29 septembre 2018)
  2. Lettre de l'Association des démocrates, février 1989.
  3. Jean-Pierre Soissons succède à Jacques Pelletier au poste de président du mouvement en mai 1993.
  4. Il s'en séparera en février 1993.
  5. Le MDR dispose de 3 sièges à l'assemblée nationale, puis 2 lors des élections législatives de 1997.