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Jacques Pelletier (homme politique, 1929-2007)

agriculteur, sénateur, ministre de la coopération
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Jacques Pelletier et Pelletier.

Jacques Pelletier
Illustration.
Fonctions
Sénateur français

(8 ans, 9 mois et 2 jours)
Élection
Circonscription Aisne
Groupe politique RDSE

(1 mois)
Élection
Circonscription Aisne

(7 ans, 8 mois et 11 jours)
Élection
Circonscription Aisne

(11 ans, 10 mois et 10 jours)
Élection
Réélection
Circonscription Aisne
Ministre de la Coopération et du Développement

(3 ans et 5 jours)
Président François Mitterrand
Premier ministre Michel Rocard
Gouvernement Rocard I et II
Prédécesseur Michel Aurillac
Successeur Edwige Avice
Secrétaire d'État à l'Éducation

(3 ans, 1 mois et 10 jours)
Président Valéry Giscard d'Estaing
Premier ministre Raymond Barre
Gouvernement Barre III
Médiateur de la République

(6 ans et 28 jours)
Prédécesseur Paul Legatte
Successeur Bernard Stasi
Conseiller général de l'Aisne

(45 ans et 11 mois)
Circonscription Canton de Braine
Prédécesseur Gaston Costeaux
Successeur Ernest Templier
Président du conseil général de l'Aisne

(14 ans, 10 mois et 9 jours)
Prédécesseur Jean Risbourg
Successeur André Godart
Maire de Villers-en-Prayères

(54 ans, 3 mois et 30 jours)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Villers-en-Prayères (Aisne)
Date de décès (à 78 ans)
Lieu de décès Paris

Jacques Pelletier, né le à Villers-en-Prayères (Aisne) et mort le au Val-de-Grâce à Paris, est un homme politique français, sénateur et président du Haut Conseil de la coopération internationale.

Sommaire

Carrière professionnelleModifier

Après des études à l'École supérieure d'agriculture d'Angers et au Lycée Janson-de-Sailly, il est élu président de (1955-1960) du Centre des jeunes agriculteurs de l'Aisne, et vice-président du CNJA (Centre national des jeunes agriculteurs) en 1956.

Alors qu'il a déjà commencé sa carrière politique, il est élu président du Comité d'expansion économique de l'Aisne (1961-1966) et vice-président de la Commission de développement économique régional de Picardie entre 1965 et 1973. D'autre part, il s'investit dès l'origine dans la création des premiers Centres permanents d'initiatives pour l'environnement et fonde, en mars 1977 l'Union nationale des CPIE (UNCPIE), confirmant ainsi son attachement aux enjeux de l'environnement.

Parcours politiqueModifier

Il est maire de Villers-en-Prayères à partir de 1953. Élu vice-président de l'Association des maires de France en 1983, il préside l'organisation jusqu'en 1995.

Conseiller général de l'Aisne de 1958 à 2004, il préside le conseil général entre 1964 et 1979, avant d'en devenir vice-président, jusqu'en 1985. Il est également vice-président de l'Assemblée des présidents des conseils généraux entre 1976 et 1979.

Entre 1958 et 1962, il est suppléant du député André Rossi. Il est sénateur de 1966 à 1978, de 1980 à 1988, en 1989 et de 1998 à sa mort. De 2001 à sa mort, il préside le groupe du Rassemblement démocratique et social européen (RDSE), ancien groupe de la Gauche démocratique, qu'il avait présidé entre 1982 et 1988.

Secrétaire d'État à l'Éducation dans le gouvernement Raymond Barre du au , il est membre de l'équipe de campagne de Valéry Giscard d'Estaing lors de l'élection présidentielle de 1981, étant chargé des relations avec les élus.

Il est ensuite ministre de la Coopération et du Développement dans le premier et le second gouvernement de Michel Rocard, du au (ouverture d’un gouvernement de gauche vers le centre).

Jacques Pelletier a fondé ou présidé de nombreuses organisations politiques : cofondateur de l'AGIR (Alliance de la gauche pour l'initiative et la réforme) en 1975 et du Carrefour social-démocrate en 1977[1], il est, en 1975, élu président de « Liberté et démocratie » (section française de l'Internationale libérale). Il fut également président de l'association des démocrates (ADD) et du Mouvement des réformateurs (1992-1993). Il est également premier vice-président, de 2001 jusqu'à sa mort, du Parti radical.

Président du Comité français pour la solidarité internationale (CFSI) de 1993 à 1999, il préside par ailleurs, de 1999 à sa mort, le Haut Conseil de la coopération internationale (HCCI), qui lui a succédé[2]. Il est nommé médiateur de la République le , pour un mandat de six ans. Sa carrière politique est donc mise entre parenthèses jusqu'en 1998, lorsqu'il cède sa place à Bernard Stasi.

DécorationsModifier

Notes et référencesModifier

  1. https://www.lemonde.fr/archives/article/1977/07/08/mm-lenoir-stirn-et-stoleru-lancent-carrefour-social-democrate_2861310_1819218.html.
  2. instance consultative placée auprès du Premier ministre "pour favoriser une concertation régulière entre les différents acteurs de la coopération et de la solidarité internationale et pour sensibiliser l’opinion publique aux enjeux de cette coopération" (décret no 99-90 du 10 février 1999)
  3. Décret du 3 avril 1996

Voir aussiModifier