Mosquée de Hassan Pacha

bâtiment en Afrique

Mosquée Hassan Pacha
Image illustrative de l’article Mosquée de Hassan Pacha
La mosquée en septembre 2013
Présentation
Nom local مسجد حسن الباشا
Culte islamique
Type mosquée
Fin des travaux 1797
Architecte Si Mohamed Cherchalli Ben Tadbirt
Style dominant Ottoman-Mauresque
Géographie
Pays Algérie
Coordonnées 35° 42′ 19″ nord, 0° 39′ 00″ ouest
Géolocalisation sur la carte : Oran
(Voir situation sur carte : Oran)
Mosquée Hassan Pacha
Géolocalisation sur la carte : Algérie
(Voir situation sur carte : Algérie)
Mosquée Hassan Pacha
La Mosquée de Hassan Pacha, 1797

La Mosquée Hassan Pacha est une mosquée d'Oran construite en 1796, sous le règne du bey Mohamed El-Kébir, sur ordre du pacha Baba Hassan d’Alger, qui contribua à sa construction avec l'argent du rachat de captifs chrétiens. Elle est située sur la rive droite de l'oued Rhi (aujourd'hui recouvert), dans le quartier de Sidi El-Houari.

Historique et légendeModifier

Cette mosquée fut construite en 1796 sur ordre du Bey Mohamed el-Kebir qui la dédia au pacha Hassan. Celui-ci avait contribué financièrement avec l'argent provenant du rachat d'esclaves chrétiens. La construction fut réalisée sous la direction de l'Amin (Syndic) des maçons, Si Mohamed Cherchalli Ben Tadbirt[1].

Une pierre, qui fut détachée de l'édifice, et placée au musée d'Oran dans la salle d'archéologie musulmane, porte une importante inscription en caractères arabes donnant la date de fondation du bâtiment, une longue liste des biens inaliénables qui en composent la dotation (immeubles, magasins, boutiques) et cette dédicace: « Cette mosquée a été construite par le grand, l'élevé, le respectable et l'utile, notre maître Sidi Hassan Bacha -sa présence imposante contribuera à détruire les ennemis de la religion !- à Oran, que Dieu conserve éternellement comme maison de foi ! »

Occupée par des détachements de troupes françaises lors de l'occupation d'Oran, elle fut rendue au culte musulman en 1833 sur les ordres du général Desmichel[2], et plus tard restaurée sur ordre de Napoléon III, dont les armes sont apposées à la voûte de l'entrée, mais apparemment il a été rouvert à des musulmans de nouveau après un certain temps.

 
Cour de la mosquée du pacha et fontaine des ablutions.

Cette belle mosquée, classée aux monuments historiques, devrait connaître un important programme de restauration, avec le concours financier du gouvernement américain[3].

Une légende populaire à Oran raconte que ses fondations sont aussi profondes que la hauteur du minaret, comme un symbole de ce que la foi élève l'âme aussi haut qu'elle peut demeurer bas dans la fange[4].

Mosquée à l' époque colonialeModifier

La mosquée était dans l' époque coloniale est considérée comme la principale mosquée pour les musulmans d' Oran était cette mosquée est un lieu d' affaires Mufti d' Oran et de punir cette foire , un grand nombre d' entre eux: Hassan Boulihbal[5].

ArchitectureModifier

Le haut et gracieux minaret accolé à la mosquée pourrait dénoter une influence ottomane plutôt que les traditions du Maghreb. Il est octogonal et couvert de faïences. La porte d'entrée sur la rue est ornée d'un remarquable travail de ciselures: rosaces, palmettes, versets du Coran en caractères koufiques. Elle fait pénétrer dans une cour intérieure en forme de croissant, entourée d'un promenoir couvert à colonnes, et ornée d'une vasque pour les ablutions en marbre blanc recouverte d'une petite coupole[6]. On peut lire cette inscription surmontant l'entrée de la salle de prière: « O vous croyant, prononcez le nom de Dieu le plus souvent possible, et louez le matin et soir. »[7]

GalerieModifier

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Notes et référencesModifier

  1. Guide touristique d'Oran 2010 Photo et légende en ligne
  2. Eugène Cruck - Oran et les témoins de son passé - Oran 1959 - pp. 78 & 79
  3. Article sur la restauration de la mosquée du Pacha.
  4. Le livre d'or de l'Oranie - Ed. de l'Afrique du nord illustrée 1925 - p.78
  5. (ar) « Hassan Boulihbal Mufti d'Oran حسن بولحبال مفتي وهران », sur https://insaniyat.revues.org/
  6. E.Cruck, opus cité pp. 77 & 78
  7. ibid.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier