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Monique Bauer-Lagier

femme politique suisse
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bauer et Lagier.
Monique Bauer-Lagier
Affichage de rue temporaire 100elles 2019 à Genève 02.jpg
Fonctions
Conseillère aux États suisse
Conseillère nationale suisse
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 83 ans)
OnexVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Parti politique

Monique Bauer-Lagier née le et morte le est une femme politique et féministe du Parti libéral suisse en Suisse romande. Dans le cadre d'élections cantonales, Genève, son canton et sa base politique d'origine, introduit le suffrage féminin dès 1960. Au niveau national cependant, la Suisse est en retard, n'autorisant que le vote des hommes jusqu'en 1971. Bauer-Lagier est donc pionnière en matière du droit de vote des femmes. Le droits des femmes sont un des points forts de ses engagements politiques[1],[2].

BiographieModifier

Monique Lagier est née à Meyrin, alors un village agricole du canton de Genève situé à une courte distance au nord-ouest de la ville. Jean et Thérèse Lagier, ses parents, sont professeurs[1]. Elle reçoit une éducation stricte dans sa famille.

FormationModifier

Elle suit un enseignement classique et passe ses examens de maturité en 1941. En tant que femme, elle n’est pas tenue de faire son service militaire, et se dirige directement vers l'obtention d'un diplôme en pédagogie de l'Institut des sciences de l'éducation de Genève[3]. Ses parents privilégiant l'éducation de ses frères, il ne lui est pas possible de s'inscrire à l'université[4].

Engagement politiqueModifier

Après cela, elle travaille pendant huit ans comme enseignante[2], puis elle s'occupe ensuite de sa famille et s'investit dans les œuvres sociales. Elle est témoin de la période d'urbanisation et de construction de HLM à Onex en 1963. Sa carrière politique commence avec son élection en 1973 au parlement cantonal de Genève, qu'elle envisage comme une suite de ses engagements sociaux. Elle conserve son siège jusqu'en 1977. Entre-temps, en 1975, elle est élue au Conseil national, qui est la chambre basse du parlement fédéral suisse.

En 1979 son indépendance crée une tension avec le parti libéral. Elle est tout de même élue au Conseil des États, la chambre haute du parlement Suisse. Elle reste jusqu'en 1987[3] à l'Assemblée fédérale. Elle devient membre du comité national du Parti libéral[2].

Dans sa conception de la politique, elle pense que le libéralisme doit être associé à une forme de solidarité envers les plus démunis. Alors qu'on lui offre un poste dans une grande banque, elle le refuse afin de protéger son indépendance[4]. Elle se positionne également contre l'énergie nucléaire[5].

Engagement pour le droit des femmesModifier

Elle soutient les droits des femmes[6] et notamment la nouvelle loi sur le mariage et l'égalité des droits entre hommes et femmes dans les commissions gouvernementales.

Au Conseil National dès 1975, elle millite pour une représentation égalitaire des hommes et des femmes. Elle prend part à la commission sur le droit matrimonial, et à la commission pour inscrire le principe de l'égalité dans la constitution.

Elle se concentre sur les droits des minorités, la protection écologique, un nouvel ordre économique international entre Nord et Sud, et un dialogue constructif entre Est et Ouest[2].

Elle préside plusieurs organisations : un groupe parlementaire pour les réfugiés, l'Institut international de la paix, le Swiss Aids Support, Bread for All et l'Union internationale des parlementaires suisses[1],[7].

Vie privéeModifier

Elle épouse Paul-A. Bauer, un médecin. Le couple a trois enfants[1].

Hommage et postéritéModifier

En 2019 à Genève l'association l'Escouade dans le cadre du projet 100elles renomme temporairement la rue Chaponnière à son nom[8],[4],[9].

PublicationsModifier

  • Une femme en politique: mémoires d'une conseillère aux Etats de Genève, Labor et Fides, 1996, 137 pages (ISBN 978-2830908237)[10]

BibliographieModifier

  • Liliane Mottu-Weber,  Bauer [-Lagier], Monique , Dictionnaire historique de la Suisse[1].
  • Jacqueline Thévoz,  Monique Bauer-Lagie, Femmes suisses, no 1, volume 66, 1978, p. 8[11].
  • Monique Bauer-Lagier , Site internet du Parlement suisse[12].

RéférencesModifier

  1. a b c d et e Liliane Mottu-Weber, « Bauer [-Lagier], Monique », Dictionnaire historique de la Suisse, Berne, (consulté le 1er avril 2017)
  2. a b c et d (de) Liliane Mottu-Weber, « Bauer e[-Lagier], Monique », Historischen Lexikon der Schweiz, Bern, (consulté le 1er avril 2017)
  3. a et b « Bauer-Lagier, Monique (1922 - 2006) », Base de données des élites suisses au XXe s., Université de Lausanne (consulté le 1er avril 2017)
  4. a b et c « Monique BAUER-LAGIER », sur 100 Elles* (consulté le 24 mai 2019)
  5. « Grand Conseil de Genève - Mémorial », sur ge.ch (consulté le 24 mai 2019)
  6. Cynthia Gani, « La libérale Monique Bauer-Lagier s'est éteinte », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le 24 mai 2019)
  7. Collectif, et Hans Küng, Espérer: réponses à un appel, Labor et Fides, (ISBN 978-2-8309-0874-9, lire en ligne), p. 55
  8. Sylvia Revello, « Les rues genevoises en voie de féminisation », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le 26 mai 2019)
  9. « Monique BAUER-LAGIER », sur 100 Elles* (consulté le 27 juin 2019)
  10. Bauer-Lagier, Monique., Une femme en politique : mémoires d'une conseillère aux Etats de Genève, Labor et fides, (ISBN 2830908236 et 9782830908237, OCLC 37021342, lire en ligne)
  11. Jacqueline Thévoz, « Monique Bauer-Lagie », Femmes suisses,‎ , no 1, volume 66, p. 8 (lire en ligne)
  12. « Recherche : - », sur www.parlament.ch (consulté le 24 mai 2019)

Liens externesModifier