Monastère patriarcal de Peć

Monuments médiévaux au Kosovo *
Image illustrative de l’article Monastère patriarcal de Peć
L'église de la Vierge « Hodegitria » dans le monastère patriarcal de Peć
Coordonnées 42° 39′ 40″ nord, 20° 15′ 56″ est
Pays Drapeau du Kosovo Kosovo/Drapeau de la Serbie Serbie
Subdivision Commune de Peć
Type Culturel
Critères (ii) (iii) (iv)
Superficie 2,88 ha
Zone tampon 115 ha
Numéro
d’identification
724-002bis
Zone géographique Europe et Amérique du Nord **
Année d’inscription 2004 (28e session)
Année d’extension 2006 (30e session)
Extension Monastère patriarcal de Peć
Église de la Vierge de Leviša
Monastère de Gračanica
Classement en péril 2006
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification UNESCO

Le monastère patriarcal de Peć (en serbe cyrillique Манастир Пећка патријаршија ; en serbe latin : Manastir Pećka patrijaršija) est un monastère orthodoxe serbe, situé à l'entrée des gorges de la Rugova, près de Peć, au Kosovo. Formé d'un ensemble d'églises, il est le monastère patriarcal (stavropégique) et centre spirituel de l'Église orthodoxe serbe et sert de mausolée à un grand nombre d'archevêques et de patriarches[1].

Toutefois, il est menacé par les ultranationalistes albanais kosovars. Depuis , près de 150 lieux de culte chrétiens ont été pillés, incendiés, profanés ou vandalisés par les extrémistes albanais, pour effacer toute présence serbe dans la province[2].

Il figure sur la liste des monuments culturels d'importance exceptionnelle de la République de Serbie[3]. L'Union européenne a classé les monastères orthodoxes serbes du Kosovo, parmi les cinq plus importants lieux saints du bassin méditerranéen[4].

Le , il a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO lors d'une extension du site protégé du monastère de Visoki Dečani ; et, avec Dečani et d'autres monuments du Kosovo, il a été placé sur la liste du patrimoine mondial en péril[5],[6].

HistoireModifier

La date précise de la fondation du monastère de Peć est inconnue. À l'époque où saint Sava était encore en vie, la région devint sans doute un metoh[7] du monastère de Žiča. Il devint ensuite le siège de l'archevêché et patriarcat serbe de Peć (1346-1463 et 1557-1766).

L'archevêque Arsène Ier fit construire l'église des Saints-Apôtres dans les premières décennies du XIIe siècle pour en faire un siège de l'Église serbe plus sûr et plus central que le monastère de Žiča ; il la fit orner de fresques vers 1250. Entre 1321 et 1324, l'archevêque Nicodème Ier fit construire l'église Saint-Dimitrije. Puis, vers 1330, son successeur, Danilo II, fit édifier une troisième église, celle de la Vierge « Hodegitria » ; puis y ajouta la petite église Saint-Nicolas. La façade des trois églises principales a été dotée d'un narthex monumental. À l'époque du patriarche Joanakije II, vers 1345, l'église Saint-Dimitrije fut à son tour ornée de fresques.

Au XIVe siècle, l'église des Saints-Apôtres fut quelque peu transformée.

Du XIIIe au XVe siècle, puis au XVIIe siècle, les archevêques et les patriarches serbes furent enterrés dans les églises du monastère.

En 1689, durant la guerre contre les Ottomans, le patriarche Arsenije III Čarnojević, qui avait prêché l'insurrection contre les Turcs, dut fuir au nord du Danube avec quelque 30 000 familles[8].

FresquesModifier

Église des Saints-ApôtresModifier

  • La trahison de Judas(vers 1300)
  • Le Christ devant Pilate (vers 1300)
  • Scènes de l'Ascension (milieu du XIIIe siècle)
    • Un apôtre avec un ange
    • Le Christ
    • Un ange
  • Jésus-Christ (vers 1350)
  • Patriarches
    • Saint Sava (milieu du XIIIe siècle)

Église Saint-DimitrijeModifier

Église de la Vierge HodegitriaModifier

  • Nativité (vers 1340)
  • La résurrection de Lazare (vers 1340)
  • Arsenije Ier ordonné évêque (vers 1340)
  • Saint Nicolas et Danilo II (vers 1340)

RestaurationModifier

La restauration du complexe monastique s'est déroulée entre juin et novembre 2006. Le but poursuivi lors de cette campagne de travaux était de protéger le monastère des intempéries et de réparer les murs des édifices. La restauration a permis de mettre au jour une nouvelle fresque peinte sur la façade nord de l'église Saint-Dimitrije ; elle représente une souveraine serbe accompagnée d'un gentilhomme[9].

RéférencesModifier

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier