Mohamed Ben Si Ahmed Bencherif

Mohamed Ben Si Ahmed Bencherif
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Capitaine Hadj Mohamed Bencherif
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 42 ans)
DjelfaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
محمد بن سي أحمد بن شريفVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Mohamed Ben Si Ahmed Bencherif, né le à Djelfa et mort le à Djelfa, est un officier de l'armée française, romancier et médecin bénévole algérien d'expression française[1].

BiographieModifier

Il est né le 16 février 1879 à Djelfa, chez les Ouled si M’hamed, de la confédération des Ouled Naïl. Son grand-père, Si Cherif Ben El-Ahrèche, servit l'Émir Abdelkader. Mohamed ben si Ahmed Benchérif suivit les cours du lycée d'Alger. Condisciple en 1897 de l'Émir Khaled à l'école militaire de Saint-Cyr (France), il en sort sous-lieutenant en 1899.

Affecté comme officier d'ordonnance du Gouverneur général Charles Jonnart, il est lieutenant de spahis en 1905 et caïd des Ouled Si M'hamed le 4 février 1907. En 1908, il combat avec son goum au Maroc. De retour en Algérie en 1914, il part pour le front français. Fait prisonnier à Lille en octobre 1914, il tombe gravement malade en captivité et refuse d'avoir des privilèges par rapport à ses compagnons de captivité à Krefeld. Interné en Suisse après seize mois de captivité, il est rapatrié en mai 1918 et est promu capitaine cette année-là. Il reprend sa place à la tête des Ouled Si M’hamed.

Le typhus se déclarant à Djelfa, il se dévoue inlassablement auprès de ses compatriotes. Lui-même est atteint par la maladie et meurt le 22 mars 1921 à Djelfa. Il avait accompli le pèlerinage à la Mecque en 1913.

ŒuvresModifier

  • Ahmed ben Mostapha, goumier, Paris, Payot, 1920, 245 p
  • Aux villes saintes de l'Islam, Paris, Hachette, 1919, 252 p

Notes et référencesModifier

  1. Capitaine Mohamed Bencherif, Les villes saintes de l'islam, Paris Hachette, , 245 p. (ISBN 9782332702852), p. Cette fiction de Mohamed Bencherif est tissée en grande partie sur un substrat autobiographique. Elle rapporte essentiellement les faits de guerre vécus par l’auteur : la campagne du Maroc et la Première Guerre mondiale. Ce texte donne également un aperçu du mode de vie de son peuple d’origine, avec toute la saveur de cette bédouinité aux traditions complètement différentes du modèle européen. L’écriture aborde enfin les rapports politiques liés à la colonisation. Dans ces questionnements, on sent une recherche de concorde entre les communautés et une aspiration à réaliser un projet de société sur un réel socle républicain équitable et égalitaire, et ce, au-delà des conflits, des doctrines ou des appartenances.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

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