Mite

nom vernaculaire d'insectes nuisibles
Mite
Nom vulgaire ou nom vernaculaire ambigu :
l'appellation « Mite » s'applique en français à plusieurs taxons distincts.
Description de cette image, également commentée ci-après
Une mite

Taxons concernés

Le mot mite est un nom vernaculaire ambigu qui désigne en français plusieurs espèces de petits papillons de nuit (insectes de l'ordre des lépidoptères et de l'ancien sous-ordre des hétérocères) ayant en commun leur caractère nuisible pour l'activité humaine :

  • certaines espèces de la famille des Tineidae (les Teignes proprement dites) : les « mites des vêtements », qui se nourrissent de champignons, de lichens et diverses fibres, et rarement de plantes vivantes ;
  • certaines espèces de la famille des Pyralidae (les Pyrales ou fausses Teignes) : les « mites alimentaires », comme la Pyrale de la farine, qui se nourrissent de denrées alimentaires ou de diverses plantes.

VocabulaireModifier

Mite est un mot féminin.

On dit d'un objet rongé ou troué par les larves de ces petits papillons qu'il est mité.

Attention : en anglais, le terme mite désigne des acariens. Les mites au sens francophone entrent en anglais dans la catégorie des moths, nos papillons de nuit. Deux exceptions toutefois se rencontrent : la mite rouge, un acarien plus couramment nommé aoûtat, et la mite de la farine qui désigne aussi bien un acarien qu'une pyrale[1].

Noms français et noms scientifiques correspondantsModifier

Liste alphabétique de noms vulgaires ou de noms vernaculaires attestés[2] en français.

Certaines espèces ont plusieurs noms et figurent donc plusieurs fois dans cette liste. Les classifications évoluant encore, certains noms scientifiques ont peut-être un autre synonyme valide.

Physiologie, comportement et écologieModifier

Les caractéristiques générales des mites sont celles des papillons de nuit, avec des nuances pour chaque espèce : voir les articles détaillés pour plus d'informations sur leur description ou leur mode de vie.

Lutte contre les mites des vêtementsModifier

Ces produits sont désignés par le terme générique d'antimite. Ils sont différents selon les groupes d'espèces concernées.

La lutte contre les mites dans les environnements domestiques utilise des insecticides aérosols ou par exemple le paradichlorobenzène (toxique pour l'homme) ou des billes solides de naphtalène cristallisé, vendues sous le nom de « Naphtaline », ou encore des pièges à phéromones se présentant sous forme de plaques adhésives qui attirent et capturent les mâles.

Les mites fuient également les odeurs fortes comme la lavande, le laurier, le romarin, le tabac, le camphre, le bois de cèdre ou leurs huiles essentielles, de même que le savon d’Alep qui contient de l’huile de laurier.

Exemples de mites alimentairesModifier

  • Ephestia kuehniella, la Pyrale de la farine, dont les chenilles s'attaquent essentiellement à la farine, aux grains de céréales (blé, maïs, riz), à la semoule, aux flocons d'avoine, au muesli, aux biscuits, pâtes alimentaires et plus rarement aux fruits desséchés (raisins, figues, abricots).
  • Ephestia elutella, la Teigne du cacao, qui attaque cacao, chocolat, noix, noisettes, amandes, nougat, pralines, massepain, riz, orge perlé, son, pâtes alimentaires, gâteaux secs et pains d'épices, fruits secs, etc.
  • Ephestia cautella, la Pyrale du raisin sec, qui s'en prend aux fruits secs ou en voie de dessiccation (figues, abricots, prunes, raisins…), arachides, noix décortiquées, mais aussi au riz, à la farine, au cacao et au chocolat. La chenille rougeâtre ou jaunâtre y laisse ses excréments bruns mêlés de fils de soie.
  • Plodia interpunctella, la Pyrale des fruits secs, qui attaque blé, riz, farines, gâteaux secs et pains d'épices, pâtes alimentaires, fruits et légumes déshydratés ou secs, marrons glacés, châtaignes, noix et noisettes, chicorée et chocolat.

Notes et référencesModifier

  1. Mites dans Meyer C., ed. sc., 2015, Dictionnaire des Sciences Animales (En ligne). Montpellier, France, Cirad. [12/05/2015].
  2. Attention aux appellations et traductions fantaisistes circulant sur l'Internet
  3. a b c et d Meyer C., ed. sc., 2015, Dictionnaire des Sciences Animales (En ligne). Montpellier, France, Cirad. [12/05/2015].

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier