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Miss Kittin
Miss Kittin on the decks.jpg
Biographie
Naissance
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Nom de naissance
Caroline HervéVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Discographie
Discographie de Miss Kittin (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Miss Kittin (de son vrai nom Caroline Hervé), née en 1973 à Grenoble, est une DJ et compositrice de musique électronique française.

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Carrière musicaleModifier

Née en 1973, petite-fille du dessinateur de presse André Harvec[1], ancienne élève de l'école supérieure d'art de Grenoble, puis de celle d'Amiens, Miss Kittin se met au Djing dans les années 1990. C'est l'époque des premières raves où elle rencontre un autre grenoblois The Hacker (Michel Amato) cofondateur du label Goodlife[1]. Ils sortent des EP : gratin dauphinois, Tekmics Dicks, Vaudeville et ne tardent pas à signer chez DJ Hell[2],. Celui-ci joue déjà un club tape de leur titre démo Frank Sinatra. Fondateur du label allemand International Deejay Gigolo Records (associé au français David Caretta), DJ Hell sort leur EP Champagne en 1997, et DJ Westbam clôt bientôt la Love Parade avec leur titre 1982 devant un million de personnes.

Après une tournée européenne, le First Album de Miss Kittin & The Hacker sort en 2001[2]. Ses morceaux sont froids et stricts, proches de la new wave synthétique, percussifs, répétitifs, et dansants, directement issus de l'EBM (The Neon Judgement, The Young Gods), la new beat, la techno, en particulier celle de Détroit (Drexciya) et l'electronica (Dopplereffekt). Ce sont les prémices de l'Electroclash qui réunissent tous ces courants sur un rythme soutenu et provocant. Les paroles sont crues, et glaciales, innocentes et désabusées à la fois. Adoptée par la scène underground genevoise (Mental Groove) pendant 5 ans, Miss Kittin s'installe ensuite à Berlin, ville où est né ce genre de Techno, minimaliste, propre et trash à la fois[1].

Via la scène de Berlin, Miss Kittin devient une égérie de la scène Techno underground[3]. Elle est sollicitée pour de nombreux duos, avec Felix da Housecat, Sven Vath et Golden Boy. En 2002, elle a aussi sorti des compilations sous son propre nom (Miss Kittin On The Road), puis un autre mix fait maison sur lequel elle pose sa voix parlée (Radio Caroline vol.1) sur le modèle des cassettes audios qu'elle faisait pour ses amis. Elle s'envole pour une tournée américaine avec The Hacker. Un clip de 1982 tourne sur MTV, des prestations live sont également retransmises, comme à la méga rave Mayday à Dortmund. Elle revient avec des chansons dans ses cartons, et s'entoure alors de producteurs allemands : Tobi Neumann et Thies Mynther aka « Glove ». Elle crée son label Nobody's Bizzness et son second album : I Com[4]. Le style de l'album varie sous différents genre : Electro, Techno, Ambient, Techno minimale, Deep house, Miami bass. Les arrangements sont soignés et sonnent IDM (lié à l'experimental), avec toutefois un son et une attitude plus rock et glam rock, le tout dans un format de chanson pop (couplet-refrain), vaste ensemble d'ingrédients propres à l'electroclash. The Hacker signe néanmoins un titre sur cet album Soundtrack of Now, nommé aux Victoires de la musique 2005.

Son titre Rippin Kittin (featuring sur un morceau de Golden Boy) est remixé par Ellen Allien, 1982 sort sur une compilation, dans une version remixée par Vitalic, tandis qu'elle remix Alles Sehen d'Ellen Allien. Elle collabore également avec Steve Bug pour le titre Painkiller.

On peut la retrouver sur plusieurs DJ Set, aux Nuits sonores de Lyon en 2006, 2007 et 2009, jusqu'au Volar de HongKong ou encore le Womb de Tokyo. Vitalic se produit de temps en temps avec elle comme au Fuse Festival (Bruxelles), ou au Printemps de Bourges. La consécration pour Miss Kittin arrive en 2006 avec la sortie du live de son set au festival Sonar à Barcelone, publié à nouveau sur une major[5]. Pour la première fois, elle remixe ses propres titres tels que Requiem for a Hit, Stock Exchange, Happy Violentine, parmi des morceaux d'Aphex Twin, Modeselektor, Boom Bip... Sa voix pop haut perchée, en delay sur des passages ambiant et électronique contraste avec les morceaux plus techno ou miami bass, et rend cet album plus accessible, la faisant ainsi connaître auprès d'un plus large public. À peine quelques mois plus tard, elle sort également sur le label londonien Resist une compilation de deux CD mix lié au club Bugged Out.

Le 26 juin 2010, elle assure la première partie du groupe Indochine au stade de France[6] , juste après les Wampas[7], puis se rend à l'hippodrome de Longchamp où elle mixe pour les festivaliers des Solidays. Elle sort Calling From The Stars en avril 2013[1], un double album de 23 nouvelles chansons[8]. En 2018, elle publie son premier album concept Cosmos sous le nom de Kittin le 2 novembre. Pas de refrain, pas de couplet, juste des accords, des atmosphères et des textures. Une recherche sur le son et la voix comme un instrument comme un autre. Une bande-son continue sans pause ni silence.

Discographie (sélective)Modifier

 
Juin 2010 à Paris
  • First album (avec The Hacker) - 2001 - Gigolo-records
  • Miss Kittin on the Road - 2001 - Terminal
  • My Voice (avec Justin Berkovi) - 2002 - Predicaments
  • Radio Caroline - 2002 - Mental Groove Records
  • The Beach - 2002 - Mental Groove Records
  • My Radio - 2003 - Mixtape
  • I Com - 2004 - NovaMute[4]
  • Mixin Me - 2005 - Labels
  • Radio Caroline 3 (bootleg) - 2005 - Mental Groove Records
  • Live At Sonar - 2006 - NovaMute
  • Bugged Out Presents Miss Kittin - 2006 - Resist[9]
  • BatBox - 2007 - Nobodys Bizzness[4]
  • Two - (avec The Hacker) - 2009 - Nobodys Bizzness
  • Calling From The Stars - 2013 - wSphere
  • Cosmos - 2018 - Dark Entries Records

RéférencesModifier

  1. a b c et d Laurent Carpentier, « Miss Kittin, le set de la quarantaine », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  2. a et b Odile de Plas, « Miss Kittin, icône lasse de l'électroclash », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  3. Amaury Giraud, « La techno française se mixe au féminin », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  4. a b et c Odile de Plas, « Miss Kittin BatBox », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  5. Jérôme Provençal, « Miss Kittin : Le Sonar est un pèlerinage », Les Inrocks,‎ (lire en ligne)
  6. « Sunset society 14 : Miss Kittin, DJ P.Moore », sur Heure bleue
  7. « Indochine, Les Wampas, Miss Kittin – Stade de France – 26 Juin 2010 », EatMusic,‎ (lire en ligne)
  8. Jérôme Provençal, « Miss Kittin, héroïne electro », Les Inrocks,‎ (lire en ligne)
  9. Alexis Bernier, « Miss Kittin. A Bugged out Mix. », Libération,‎ (lire en ligne)

Liens externesModifier

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