Miklós Vető

philosophe franco-hongrois

Miklós Vető, né le à Budapest et mort le dans le 15e arrondissement de Paris[1], est un philosophe franco-hongrois, spécialiste de l'idéalisme allemand et en particulier de Schelling.

BiographieModifier

Miklós Vető naît le à Budapest dans une famille juive. En 1941, face aux lois anti-juives adoptées en Hongrie, son père se suicide. Trois jours plus tard, Miklós et son frère sont baptisés par sécurité. En , sa mère est déportée et il est pris en charge par une famille adoptive[2].

Il se convertit à l'âge adulte à la foi catholique[3]. Cette conversion l'amène à étudier la philosophie à l'université de Szeged. Sa participation en 1956 à l'insurrection de Budapest l'oblige à fuir la répression soviétique. Il poursuit ses études à la Sorbonne à Paris, puis il passe son doctorat (The Religious Metaphysics of Simone Weil) à Oxford, en particulier avec Iris Murdoch[4],[5].

En 1974, grâce à son travail sur Schelling, il obtient également un doctorat de littérature, sous la direction de Paul Ricœur ; en 1985, avec un travail sur la pensée de Jonathan Edwards, il obtient un doctorat d'État en théologie à l'université de Strasbourg[2].

Il est marié à Odile Vető et a trois enfants, parmi lesquels Étienne, prêtre et théologien[2]. Il meurt le à Paris[6].

TravauxModifier

Miklós Vető enseigne après son doctorat aux États-Unis (à Yale), en France (à Rennes de 1979 à 1992, et à Poitiers de 1992 à 2005), en Côte-d'Ivoire, où il est notamment directeur de la faculté de philosophie de l'université d'Abidjan de 1976 à 1978[3],[2].

PublicationsModifier

Distinctions et récompensesModifier

Miklós Vető est élu président de la Société poitevine de philosophie en 2001[7].

Il est nommé membre en 2008 de l'Académie hongroise des sciences, et est élu en 2009 à l'Académie catholique de France.

En 2010, le titre de docteur honoris causa de l'université catholique Péter Pázmánylui est décerné[4].

Il est également professeur honoraire à l'Université catholique australienne de Melbourne, correspondant à l'Accademia Peloritana dei Pericolanti de Messine, et à l'Institut Jean-Marie Lustiger (Collège des Bernardins) à Paris[2].

Notes et référencesModifier

  1. État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970
  2. a b c d et e (hu) Péter Erdő, « Vető Miklós », Université catholique Péter Pázmány, (consulté le ).
  3. a et b « Chaire tournante - Institut Hongrois de Paris », Institut hongrois de Paris (consulté le ).
  4. a et b (en) « PPCU Laureates Miklós Vető », Université catholique Péter Pázmány, (consulté le ).
  5. Dávid Szőke 2018, p. 4.
  6. (hu) « Elhunyt Vető Miklós », Université catholique Péter Pázmány, (consulté le ).
  7. « Vetö, Miklos (1936-2020) », (consulté le ).

BibliographieModifier

  • [Dávid Szőke 2018] (en) Dávid Szőke, « Letters from Iris Murdoch to Miklós Vető : thirty years of friendship », dans Miles Leeson, The Iris Murdoch Review, Chichester, Université de Chichester, , 103 p. (lire en ligne), p. 4-16

Liens externesModifier