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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Smet.
Miet Smet
Miet Smet 2009.jpg
Fonctions
Suppléant de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (d)
-
Députée européenne
Collège néerlandophone (en)
-
Sénatrice
Députée flamande
Députée
Biographie
Naissance
Nationalité
Activité
Père
Albert Smet (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Autres informations
Parti politique
Membre de
Distinction

Maria Bertha Petrus (Miet) Smet, née à Saint-Nicolas, le , est une femme politique belge flamande du parti chrétien démocrate flamand.

BiographieModifier

Elle est la fille du sénateur belge Albert Smet. Le elle épouse l'ancien Premier Wilfried Martens.

Elle est particulièrement remarquée pour sa politique d'égalité entre les femmes et les hommes[1].

En 1983, elle préside la Commission du travail des femmes et s'intéressera à cette époque à la question du harcèlement sexuel[2].

En 1986, Miet Smet alors secrétaire d'État à l'Émancipation sociale, fonde le Conseil de l'émancipation sociale, un organe consultatif réunissant des associations, syndicats, partis politiques et des commissions féminines ministérielles[2]. C'est en 1986 également qu'elle lancera la campagne de sensibilisation" Sex collègue ? Ex collègue" contre le harcèlement sexuel. Elle met en avant ce thème auprès de la Communauté économique européenne qui, en 1991, fournira un Code de bonne pratique aux États membres pour que ceux-ci mettent en place des mesures de prévention[2]. Miet Smet commandera de nombreux travaux féministes, encourageant ainsi la recherche sur différents thèmes et créant des outils très importants pour la recherche historique.

En tant que ministre de l'Emploi et du Travail en charge de l'Égalité des chances, elle orientera son travail sur les thèmes des violences faites aux femmes et aux enfants, l'intégration des femmes dans le travail, la vie socio-économique et dans tous les niveaux de prise de décision. En 1991, elle organise également la première conférence des ministres européens sur la violence physique et sexuelle à l'encontre des femmes et des enfants[2]. En 1994, elle sera à l'initiative de la loi des quotas avec le ministre Louis Tobback[2].

Miet Smet souhaite également redonner une impulsion aux associations féministes. Cela passe notamment par des subsides mais également par la création, en 1995, de l'asbl Amazone à Saint-Josse-ten-Noode (Bruxelles), un centre fédéral qui favorise la rencontre entre les organisations actives pour l'égalité de genre[3]. Elle sera également à l'initiative de la création du CARHIF (Centre d'archives et de recherches pour l'histoire des femmes).

HonneursModifier

Carrière politiqueModifier

  • 1978-1995 : Membre du Parlement fédéral belge pour le CVP (Chambre, puis Sénat)
  • 1985-1992 : Secrétaire d'État fédérale pour l'Environnement et l'Émancipation Sociale
  • 1992-1999 : Ministre fédérale de l'Emploi et du Travail, chargée de l'égalité des chances hommes/femmes
  • 1999-2004 : Membre du Parlement européen
  • 2004-2009 : Députée flamande
  • 2007-2009 : Sénatrice de Communauté

Notes et référencesModifier

  1. Romy Cockx, Miet Smet. Trois décennies de politique d’égalité des chances, Bruxelles, Institut pour l'égalité des femmes et des hommes, , 146 p. (lire en ligne)
  2. a b c d et e Eliane Gubin, Catherine Jacques, Encyclopédie d'histoire des femmes. Belgique XIXe-XXe siècles, Bruxelles, Racine
  3. « Faits & chiffres », sur https://www.rosavzw.be/site/ (consulté le 6 juin 2019)

Voir aussiModifier

Article connexeModifier

Liens externesModifier

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