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Max Weinreich
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New YorkVoir et modifier les données sur Wikidata
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Max Weinreich né le à Kuldīga en Lettonie et mort le à New York est un linguiste spécialisé dans l'étude du yiddish. Très tôt il a traduit dans cette langue des œuvres de la littérature européenne. Il est le père d'un autre linguiste, Uriel Weinreich.

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Éléments biographiquesModifier

Il a étudié à Saint-Pétersbourg puis à l’université de Marbourg où il obtient son doctorat en linguistique en 1923 avec sa thèse sur l’histoire de la philologie yiddish. Il a été l'un des initiateurs et dirigeant du YIVO, institut de recherche consacré à l’étude de la vie juive et yiddish en Europe de l’Est. Il a également étudié et enseigné à Yale et à New York aux États-Unis ainsi qu'avec un proche de Freud à Vienne, Siegfried Bernfeld. Il a aussi traduit Freud en yiddish.

Ses recherches sur l'antisémitisme universitaireModifier

Il est connu pour avoir écrit un ouvrage d'enquête historique sur l'implication des universitaires dans le développement des théories antisémites qui ont amené la solution finale[1]. Ses analyses ont notamment servi au procès de Nuremberg et ses thèses divergent sensiblement de celles de Hannah Arendt dans la mesure où il démontre qu'Hitler et ses collaborateurs se sont appuyés sur des thèses universitaires élaborées[2]. L'implication d'éminents professeurs n'était ni « mécanique », comme on le pense parfois à propos d'Adolf Eichmann, ni de simples actes de soumission tel que l'idée en a été parfois soutenue, pour Heidegger entre autres. Il refusa les idées d'Hannah Arendt autour de la « Banalité du mal » et du procès d'Eichmann, pensant qu'elles impliquaient une forme de disculpation de ce dernier.

CitationModifier

BibliographieModifier

  • Hitler et les professeurs [« Hitler's professors: the Part of Scholarship in Germany's Crimes Against the Jewish People »], Les Belles Lettres, , 396 p. (ISBN 978-2251444697)

RéférencesModifier

  1. Max Weinreich, Hitler et les professeurs, Les Belles Lettres, 2013, (ISBN 2251444696)
  2. Jacques de Saint Victor, « La faute des intellectuels allemands », sur Le Figaro, (consulté le 24 février 2019).

Liens externesModifier