Maurice Courant

orientaliste, interprète, professeur, diplômé de chinois et de japonais

Maurice Auguste Louis Marie Courant né à Paris le , et mort à Lyon le est un professeur de langues orientales, il est considéré comme le père des études coréennes en France et en Europe[1]. Il a écrit des livres et de nombreuses études principalement sur la Corée, mais aussi sur la Chine, et le Japon. Il a rédigé une bibliographie en quatre volumes (trois tomes et un supplément) sur les livres coréens, cette bibliographie est considéré comme une œuvre « monumentale »[1]. Il est décrit comme « catholique pratiquant et l'ami des missionnaires »[2].

BiographieModifier

Maurice Courant est né à Paris le 12 octobre 1865, au 6 rue Franklin[2]. Son père est Charles Isidore Courant (né à Paris en 1826, mort en 1888) et sa mère est Marie Cosnard (née en 1835, mort en 1907, fille de notaire parisien), son seul frère ayant atteint l'age adulte est Henri (né en 1871, mort en 1925)[2].

EnfanceModifier

En 1983, Daniel Bouchez indique qu'aucun élément n'a été retrouvé sur son enfance et son adolescence[2].

ÉtudesModifier

Il a été bachelier ès lettres et ès sciences en 1883[2]. La même année, il commence des études à la faculté de droit de l'université de Paris, et tout en continuant les études de droit, il s'inscrit aux cours de chinois et japonais en 1885 à l'École des langues orientales vivantes (ENLOV) (actuelle Inalco)[2]. Son professeur de japonais était Léon de Rosny, il s'est lié pendant cette période à l'ENLOV à Édouard Chavannes. En 1886, il obtient une licence de droit[2]. En deuxième et troisième année à l'ENLOV, il est bénéficiaire d'une bourse et obtient en 1888 ses diplômes de chinois et japonais[2].

Le parcours classique de ses études en langues orientales menait vers un poste d’interprète auprès du ministère des Affaires étrangères[2]. Logiquement, il prend le chemin classique et devient élève-interprète auprès de la légation de France à Pékin[2].

Vie privéeModifier

Il a eu cinq enfants avec Hélène Schefer :

  • Charles Courant, né le 16 avril 1894 à Tokyo, mort en 1895 ou 1896 à Tianjin des suites du choléra.
  • Louis Courant, né le 28 février 1895 à Tokyo, mort en 1895 ou 1896 à Tianjin des suites du choléra (le même jour que Charles Courant, celui qui est née en 1894).
  • Charles Courant, né le 7 septembre 1896 en France, mort en 1930.
  • Louis Courant, né en 1899, mort en 1903.
  • Jean Courant, né en 1902, mort en 1950, marié en 1936, sans enfant[2].

Maurice Courant n'a jamais eut de petit-enfant[2].

Le , sa femme et lui divorcent, il n'a jamais trouvé en elle une confidente et dira de ses deux enfants, Charles et Jean, alors âgés de 25 et 19 ans qu'ils sont des « esprits faibles » et des « minus habens »[2].

Après leur séparation, Hélène Schefer est partie vivre avec Charles et Jean à Veurey-Voroize, en Isère. Elle est morte le 29 juillet 1933 à 62 ans[2].

Carrière professionnelleModifier

Il a été élève-interprète de chinois à la légation de France à Pékin pendant 21 mois ; durant cette période, il écrit « La Cour de Péking », pour lequel il reçoit le prix d’interprétariat en 1891. Cette œuvre a été publié sans son autorisation, alors qu'il la concevait comme devant faire partie d'un développement plus ample, il ne persista pas à continuer ce projet[2].

La 23 mai 1890, il est muté à la fonction d’interprète-chancelier de coréen à la légation de France en CoréeSéoul) pendant 21 mois, jusqu'à février 1891[1],[2]. La représentation française à ce moment est uniquement composé de deux personnes, Maurice Courant (remplaçant un « François Guérin » dans ses fonctions) et Victor Collin de Plancy (consul et commissaire de France en Corée)[2]. Il noue une amitié avec Gustave Mutel au moment où Mgr Mutel revient à Séoul en 1890 ; il entretiendra une correspondance avec ce dernier jusqu'à la fin de sa vie[2]. Mutel est une aide essentielle pour Courant pour l'avancée de ses travaux de bibliographie coréenne ; Mutuel lui fournit des renseignements bibliographiques et historiques[2]. Courant n'aurait pas pu faire la bibliographie sans les services rendus par Mgr Mutel[2].

Maurice Courant est morose pendant les trois premiers mois de son séjour à Séoul, mais ses discussions avec Victor Collin de Plancy attisent son intérêt, Collin lui montrant sa collection grandissante d'ouvrages sur la littérature coréenne. C'est de ses conversations que naît l'idée de faire un catalogue puis une bibliographie[2]. Au départ, Victor Collin de Plancy présente ce projet comme étant personnel et ancien, où Maurice Courant pourrait l'aider. D'abord réticent, Courant finit par l'assister, puis l'idée de catalogue de transforma en bibliographie[2]. L'idée est partagée avec Charles Schefer (administrateur de l'École des langues orientales), et un accord est conclu fin 1891 pour nommer ce travail Tableau de la littérature coréenne, à imprimer par les éditions Leroux aux Publications de l'École des langues orientales[2]. Alors que Collin et Courant travaillent séparément sur la réalisation de notices, début 1892, Collin l'informe qu'il décide de ne pas apposer son nom sur l'ouvrage estimant en avoir fait trop peu pour cela ; par la même occasion, il explique avoir monté et participé à ce projet uniquement pour tirer Courant de sa morosité en l'intéressant au pays où le sort l'avait placé, de la mélancolie dans laquelle il le voyait plongé[2].

Il quitte la Corée le 10 mars 1892 au terme d'un passage de 21 mois, en étant définitivement attaché à ce pays, avec des projets importants en cours, comme la bibliographie coréenne. Il ne reviendra jamais de manière longue dans ce pays malgré ses nombreuses sollicitations au Ministère[2].

Il est transféré à Pékin en mars 1892, ville dans laquelle il ne restera que quelques mois, jusqu'en octobre 1892[2]. En octobre 1892, il rejoint la France et le 30 janvier 1893 il se marie avec Hélène Schefer (?-1933) (fille de Charles Schefer, administrateur de l'ENLOV)[2].

En novembre 1893, il assure l'intérim de Joseph Dautremer au poste d’interprète de la légation de Tokyo, alors que Dautremer revient à son poste en juin 1894, il est sous ses ordres en attente d'une nouvelle affectation[2].

Le , il quitte le Japon pour un poste à Tianjin, en Chine[2].

Il retourne en France après son séjour à Tianjin et, à partir du 4 février 1897, il travaille pour remettre en ordre le catalogue des fonds d'Extrême-Orient de la Bibliothèque nationale de France[2]. Courant considère alors ce travail comme un moyen de gagner de l'argent et d'améliorer ses chances pour être professeur à l'ENLOV[2].

Le 21 février 1897, il fait une conférence au musée Guimet sur la Corée jusqu’au IXe siècle et ses rapports avec le japon[2]. Le 17 décembre 1899, il fait une autre conférence au Musée Guimet, sur les cultes coréens[2].

Il vise un poste de professeur à l’École des langues orientales vivantes pour une chaire sur le japonais, mais ce souhait ne se réalise pas[1],[2]. Il devient professeur de chinois à la Faculté des Lettres de Lyon à partir de 1900 pour une chaire créée par la Chambre de commerce et d'industrie de Lyon[1]. Il y enseigne la langue chinoise et dispense des cours sur la culture coréenne[1]. Il est resté professeur durant 35 ans, mais sans parvenir à avoir un successeur ou un disciple capable de reprendre et continuer son œuvre[2]. Il prodigue des cours sur la Corée et son histoire à Lyon, au moment même où le Japon est maître du pays, ce qui impose le respect des Coréens et coréanisants après 1945[2].

En 1910 (ou début 1911), il se blesse au poignet à sa main droite[2] et sa production littéraire se tarie à partir de ce moment[1],[2].

Il n'est pas mobilisé pour la guerre de 1914-1918[2].

En 1917, il souffre d'une pneumonie[2], et reprend de la force à partir du printemps 1918.

À l'armistice, il ouvre un cours public d'histoire de l'Extrême-Orient, et traite de la modernisation du Japon[2].

Après 1919, il assiste le président de l'Université de Lyon dans l'établissement d'une Maison franco-japonaise à Tokyo en 1924[1], et un institut franco-chinois à Lyon[1].

Pavillon coréen à l'exposition universelle de Paris de 1900Modifier

En 1900, lors de l'exposition de Paris de 1900, il a servi en tant que commissaire du pavillon coréen[3]. Il a écrit en cette même année 1900 un ouvrage qui évoque la Corée et cette exposition « Souvenir de Séoul, Corée – Le Pavillon Coréen au Champ-de-Mars »[1].

Maison franco-japonaise à TokyoModifier

En 1919, Paul Joubin (recteur de l'Université de Lyon), est missionné par le ministère de l'Instruction publique pour établir un rapprochement avec les intellectuels du Japon avec une « université française ». Joubin propose à Courant de l'accompagner, ce qu'il accepte et ils partent à Tokyo en juin 1919[2]. À Tokyo, ils transmettent l'idée d'un resserrement des liens d'amitié entre les deux nations plutôt que d'un Institut français initialement prévu[2]. En juillet 1919, le ministère de l'Instruction publique enjoint Joubin à fait la même chose à Pékin[2]. Courant et Joubin, laissant les japonais ce concerter et réfléchir à l'idée de rapprochement culturel, vont à Pékin en juillet 1919[2]. En août 1919, Joubin part de la Chine pour retourner en France en raison du début de l'année scolaire, Courant doit alors poursuivre seul les entretiens à Tokyo[2]. Pour retourner à Tokyo, Courant utilise les chemins de fer et traverse donc la Corée, il passe par Pyongyang, Séoul (où il s'entretient avec son grand ami Mgr Mutel) et Taegu, avec une traversé totale de seulement deux semaines ne lui laissant pas le temps d'y faire les études qu'il aurait souhaité y faire[2]. Ce deuxième voyage en Corée sera pour lui le dernier dans ce pays[2]. Vers la mi-septembre, il rejoint Tokyo pour continuer les discussions avec un budget pour le financement que lui a laissé Joubin[2]. Fin septembre 1919, il rentre en France. Le projet de maison française à Tokyo aboutira au final en 1924 grâce à Paul Claudel[2].

Institut franco-chinois de LyonModifier

L'idée de création d'une organisation d'apprentissage pour les chinois à Lyon date du voyage de juillet 1919 avec Paul Joubin, mais c'est en France que le projet de création fût mené[2]. C'est Li Shizeng l'interlocuteur chinois pour ce projet d'accueil d'étudiants en France, avec son organisation la « Société franco-chinoise d'éducation », mais il n'a pas reçu de mandat de la Chine pour une telle entreprise et n'a pas fait de demande au ministère de l'Instruction publique mais directement à l'Université de Lyon et à son recteur[2].

Li Shizeng fit la proposition à Joubin (recteur de l'Université de Lyon) de fonder à Lyon une université franco-chinoise, pouvant accueillir deux mille étudiants chinois. C'est à Maurice Courant que revenait le rôle de représenter l'Université de Lyon pour ses négociations[2]. Le principal problème ce porta sur le financement du projet et sur la taille du projet[2]. Le recteur Joubin s'engagea à accueillir 200 élèves (sur les 2000 demandés).

L'Université de Lyon commença à construire sur un terrain cédé par la ministère de la Guerre, mais les débats portèrent sur la composition des dirigeants de la structure qui piloterait cet institut (avec le camp de Courant qui veux une proéminence d’individu français à la tête de la futur organisation, et Chu Minyi - puis Gao Lu - privilégiant l'égalité entre chinois et français)[2].

Au final, c'est la parité (6 français, 6 chinois) au conseil d'administration de l'« association universitaire franco-chinoise ». Courant n'a pas réussi à gagner avec sa vision de « l'Université de Lyon maître chez elle » car l'institut reçoit des étudiants qui sont désignés par les autorités universitaires chinoises, même si l'Université de Lyon en défini les entrées avec des « conditions d'aptitudes »[2].

Maurice Courant a été secrétaire de l'Association universitaire franco-chinoise pendant quinze ans[2].

Chez l'Institut franco-chinois de Lyon (IFCL) les problèmes survirent quand Li Shizeng, voulait faire intégrer au moins 300 étudiants les 2000 étudiants-ouvriers du projet initial (notamment les plus précaires qui étaient au chômage) mais n'y ai pas parvenu[2]. De nombreux étudiants avaient placées leur espoirs dans l'admission pour cet Institut, et plusieurs organisations politiques dont le Parti Communiste Chinois ont mis de l'huile sur le feu[2]. C'est ce facteur et des intrigues politiques du ministre de France à Pékin, Maugras, et du ministre de Chine en France, Chen Lu, qui mis le feu au poudre, et 116 étudiants, avec l'aide du ministre de Chine en France ont manifesté le 21 septembre 1921, ils se sont déchaînés le lendemain et ont été arrêtés par les forces de l'ordre[2]. Les étudiants participants aux manifestations ont été rapatriés en Chine, le PCC fait de cet évènement la « Marche sur Lyon » (Lida yundong) (parce que certaines des protestataires jouèrent un rôle important dans l'appareil du PCC)[2].

Le directeur Wu Zhihui, quitte ses fonctions à la suite des protestations[2].

L'Institut, dont le sous-directeur est Chu Minyi en octobre 1923 est séquestré par des protestataires et quitte Lyon pou retourner à Strasbourg. Un autre chinois Zeng Zhongming, prend la direction de l'Institut mais il n'a aucune autorité sur les étudiants chinois et c'est Maurice Courant qui assure la direction de l'Institut. De manière récurrente, l'institut a eu des problèmes de financement découlant du difficile versement des indemnités des Boxeurs de la Chine à la France[2].

Par ailleurs, des étudiants de l'Institut ont blâmé ouvertement Maurice Courant alors à la direction de l'Institut, critiquant son enseignement, ces propos ont été relayés par des journaux chinois[2].

Fin de vieModifier

À l'hiver 1923-1933, la fatigue interrompt son activité d'enseignant, il est forcé de se reposer avec de grandes vacances[2]. Il revient pour l'année scolaire 1933-1934, mais début 1934 il fait un AVC. À la suite de cet accident il n'aura plus d'activité professionnelle[2]. Maurice Courant est mort au terme d'une vie solitaire le 18 août 1935 à Clauire[1],[2], mort qui est passé inaperçu, sauf pour les personnes qui le connaissaient[2]. Sa pierre tombale est au cimetière de Passy, à Paris, dans le caveau familial[2].

PostéritéModifier

Maurice Courant est un auteur peu connu[1], qui, avec l'annexion japonaise (en 1910), n'a pas eu d'éclairage particulier sur ses travaux pendant un long moment après sa mort[1]. Ce manque de reconnaissance a surtout été dû à son éloignement de la capital Paris, et de l'absence de disciple parmi les orientalistes[2]. Cet auteur est en revanche connu dans le milieu des orientalistes du XXe siècle mais surtout comme étant la personne qui a écrit la « Bibliographie coréenne »[2].

À sa mort en 1935, Maurice Courant est déjà considéré comme « un homme du passé » et sa dernière publication de grande envergure date de 1920, et n'écrit plus depuis sa blessure à la main de 1910, c'est donc logiquement qu'il a été oublié[2]. À partir de l'indépendance de la Corée en 1945, les écrits de Maurice Courant sont à nouveau évoqués[2].

Œuvres littéraireModifier

Il a publié plus d'une cinquantaine de textes, principalement sur la Corée, et dans une moindre mesure sur la Chine et le Japon[1].

En 1898, il rédige un texte intitulé « Stèle chinoise du royaume de Ko kou rye » qui décrit sur une trentaine de pages la stèle de Kwanggaet'o Wang, un monarque important de la période du Koguryo[1].

Il rédige une thèse de doctorat sur la musique chinoise avec une annexe sur la musique coréenne[1].

En 1904, il rédige la chapitre sur « la Corée » dans le Guide Madrolle (volume Chine du Nord et de l'Ouest, Corée, le transsibérien) ce qui en fait la premier guide touristique publié hors de Corée sur le pays[1].

Répertoire historique de l'administration coréenneModifier

En 1891, il écrit le « Répertoire historique de l'administration coréenne » qui est un ouvrage resté au stade de manuscrit qui ne sera pas publié de son vivant[2]. Pour l'ouvrage, il reçoit le prix de l'interprétariat[2].

Daniel Bouchez en fera une publication en 1985[1]. Sont l'impulsion de Alain Delissen, il est transcrit puis encodé en format XML[4],[5],[6].

Bibliographie coréenneModifier

Victor Collin de Plancy (1853-1923) alors ambassadeur de la légation française en Corée, participe aux recherches entreprises par Maurice Courant sur les ouvrages publiés en Corée. Voyant les difficultés du jeune homme à s'adapter à sa situation en Corée, Collin de Plancy, alors son supérieur, lui conseil d'étudier la littérature coréenne[7] et de créer un catalogue des livres publiées en Corée[1].

Maurice Courant se passionne alors pour le sujet, et publie entre 1894 et 1901 une Bibliographie Coréenne qui fait encore référence dans les années 2010[1]. Au début de ce travail, Victor Collin de Plancy, l'évêque de Corée Monseigneur Mutel et Maurice Courant ont un fort intérêt pour les livres de Corée. Ils ont pour projet commun de réaliser une bibliographie des textes en Corée mais Plancy et Mgr Mutel en resteront à l'étape de l'idée et ne poursuivront pas plus loin ce projet[1]. Maurice Courant établit la matière de cette bibliographie en solitaire[1], mais Plancy et surtout Mgr Mutel l'aide[2].

Maurice Courant récolte des informations sur les livres à Séoul, dans les librairies et les temples de la ville[1]. À partir de son retour à Paris en février 1891, il aide la Bibliothèque nationale de France à faire le classement et le rangement des ouvrages du Japon, de Chine et de Corée[1]. Par ailleurs, pour les besoins de cette bibliographie, il continue à récolter des informations sur les livres coréens en France et en Europe dans les collections publiques comme privées[1].

La publication des trois premiers volumes de la Bibliographie Coréenne intervient entre 1894 et 1896. Le « Supplément à la Bibliographie coréenne, jusqu'en 1899 » est publié en 1901. Tous les volumes sont publiés par l'École des langues orientales[1].

La Bibliographie Coréenne fait un recensement complet et systématique des ouvrages en Corée avec un résumé et une description de chaque ouvrage[1].

La Bibliographie Coréenne recense 3821 titres de livres publiés en Corée jusqu'à la fin de la décennie 1890[1].

Au début du premier tome, une introduction de la Corée est faite, selon Daniel Bouchez cette introduction est à son époque la meilleur jamais écrite sur le sujet par un occidental[1].

RécompenseModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z aa ab et ac « Études coréennes en France : les origines, le passé et le présent » LI Jin-Mieung, Actes du Séminaire international coréano-francophone, 7-8 novembre 2013 Lire en ligne
  2. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z aa ab ac ad ae af ag ah ai aj ak al am an ao ap aq ar as at au av aw ax ay az ba bb bc bd be bf bg bh bi bj bk bl bm bn bo bp bq br bs bt bu bv bw bx by et bz « Un défricheur méconnu des études extrême-orientales : Maurice Courant (1865-1935) » Daniel Bouchez dans le Journal asiatique, 1983, p. 43 à 150. Lire en ligne
  3. (en) Young-Sin Park, « The Chosŏn Industrial Exhibition of 1915 », ProQuest Dissertations Publishing,‎ (ISSN 2433-4855, DOI 10.5109/4377702, lire en ligne, consulté le ) Lire la thèse en intégralité page 68
  4. http://maurice-courant.huma-num.fr/presentation.html
  5. Eunjoo Eun-Joo, Na Carre, « Rapport sur le projet "Développement en applications numériques du 'Répertoire historique de l'administration coréenne' de Maurice Courant" », HAL, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHSS) ; UMR 8173 Chine, Corée, Japon CNRS ; Centre de Recherches sur la Corée, EHESS,‎ (lire en ligne, consulté le )
  6. Eunjoo Eun-Joo, Na Carre, « Réflexions sur les rôles des documentalistes dans la numérisation », 10e rencontre annuelle du réseau DocAsie, Centre de Recherches sur la Corée, EHESS and IPRAUS de l'Ecole Nationale de l'Architecture Paris-Belleville and Institut d'études coréennes du Collège de France,‎ (lire en ligne, consulté le )
  7. Rémi Tessier du Cros, Victor Collin de Plancy à Séoul 1888-1906, dans Culture coréenne, no 52, 1994, p. 18.
  8. (en) Young-Sin Park, « Making “Modern” Korean Subjects: The Chosŏn Industrial Exhibition of 1915 », ProQuest Dissertations Publishing,‎ (ISSN 2433-4855, DOI 10.5109/4377702, lire en ligne, consulté le ) Lire la thèse en intégralité page 99 (sur les 488 pages). La thèse source cette information avec « Kojong Sillok 41, May 31, 1901 (the thirty eighth year of King Kojong). »

AnnexeModifier

BibliographieModifier

Parmi ceux-ci on peut citer :

  • La Cour de Péking, notes sur la constitution, la vie et le fonctionnement de cette cour, Paris, E. Leroux, (notice BnF no FRBNF30279365, lire en ligne)
  • Bibliographie coréenne, Paris, E. Leroux, 1894-1901 (notice BnF no FRBNF30279359, lire en ligne)
  • De la Lecture japonaise des textes contenant uniquement ou principalement des caractères idéographiques, Paris, Imprimerie nationale, (notice BnF no FRBNF30279373, lire en ligne)
  • Notes sur les études coréennes et japonaises (1898 ?)
  • Grammaire de la langue japonaise parlée, Paris, E. Leroux, (notice BnF no FRBNF30279372, lire en ligne) imprimé par Tokyo Tsukiji Type Foundry, Tokyo, Japon
  • Souvenir de Séoul, Corée, (notice BnF no FRBNF30279374, lire en ligne)
  • En Chine : mœurs et institutions, hommes et faits, (notice BnF no FRBNF30279367, lire en ligne)
  • Supplément à la "Bibliographie coréenne", jusqu'en 1899, Paris, E. Leroux, (notice BnF no FRBNF30279360, lire en ligne)
  • Les Clans japonais sous les Tokugawa (1904 ?)
  • La Corée et les puissances étrangères, Paris, F. Alcan, (OCLC 457253435)
  • La langue chinoise parlée : grammaire du Kwan-hwa septentrional, Paris, Lyon, Ernest Leroux, A. Rey, (OCLC 10881259, notice BnF no FRBNF31974602, lire en ligne)
  • Maurice Courant, Asie centrale aux XVIIe et XVIIIe siècles : empire Kalmouk ou empire Mantchou ?, Lyon & Paris, A. Rey, imprimeur-éditeur, Librairie A. Picard & fils, (OCLC 5471295, notice BnF no FRBNF31974596, lire en ligne) (thèse pour le doctorat présentée à la Faculté des lettres de l'Université de Lyon)
  • L'Asie Centrale aux XVIIe et XVIIIe siècles : Empire Kalmouk ou Empire Mantchou?, Paris/Lyon, Picard/Rey, 1912
  • Michel Le Guern, COURANT Maurice (1865-1935), in Dominique Saint-Pierre (dir.), Dictionnaire historique des académiciens de Lyon 1700-2016, Lyon : Éditions de l'Académie (4, avenue Adolphe Max, 69005 Lyon), 2017,  p. 370-371 (ISBN 978-2-9559433-0-4).

Liens externesModifier