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Mark Fredriksen

personnalité politique française
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Mark Fredriksen
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 74 ans)
Nationalité
Activité

Mark Fredriksen, né le de parents d'origine norvégienne[1] et mort le , est un militant d'extrême droite français.

Il est le fondateur de la Fédération d'action nationale et européenne (FANE), puis des Faisceaux d'action nationale européenne, organisations françaises ouvertement national-socialistes, créées le et dissoutes définitivement le .

BiographieModifier

Il fait un bref passage au Front national, François Duprat l'ayant présenté comme candidat aux législatives de juin 1978, dans la deuxième circonscription de la Seine-Saint-Denis, où il obtient 494 voix (1,42 % des voix[2]). Interrogé sur sa participation au Front national dans les années 1970, Jean-Marie Le Pen déclara qu'il n'y avait joué aucun rôle notable, le qualifiant d'« employé de banque incolore et sans saveur[3] ».

Traduit en justice par cinq associations[4] en raison du contenu de Notre Europe, organe de la FANE, Mark Fredriksen est condamné le par la 17e chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Paris à 18 mois de prison dont 12 avec sursis et à 3 000 francs d'amende ainsi qu'à verser, à titre de dommages et intérêts, 6 000 francs à chacune des cinq parties civiles[5]. Après l'appel de la décision par Mark Fredriksen, la Cour d'appel de Paris confirme la condamnation mais réduit la peine à 13 mois de prison avec sursis[6].

Fredriksen crée les Faisceaux nationalistes européens (FNE) le , peu de temps avant la dissolution de la FANE par décret du Conseil des ministres du .

À la suite de cette dissolution et à la campagne médiatique l'ayant accompagnée, Fredriksen est licencié de son travail d'employé de banque. Il est par la suite marginalisé au sein même de l'extrême droite[7].

Suite à l'attentat de la rue Copernic, commis le 3 octobre 1980, la FANE est désignée comme coupable par la presse. L'enquête établira plus tard que les coupables sont venus du Moyen-Orient. Mais, sans attendre l'enquête, des groupes de militants sionistes décident de passer à l'action directe. Mark Fredriksen et autre membre de son association dissoute, Frédéric Vicher, 24 ans, sont passés à tabac à Rambouillet où il devaient faire une sortie en forêt[8] et s'en sortent avec un traumatisme crânien et les poignets fracturés[9].

Il est défendu en justice par Daniel Burdeyron, un ancien militant néonazi passé au FN[10].

En 1987, le FNE fusionne avec le Mouvement national et social ethniste, puis en 1994 avec le Parti nationaliste français et européen, groupe néonazi[11].

Mark Fredriksen décède d'un cancer du poumon le 25 août 2011.

Notes et référencesModifier

  1. Joseph Algazy, L'extrême-droite en France de 1965 à 1984, Paris, L'Harmattan, , 342 p. (ISBN 978-2-738-40229-5, OCLC 21430675), p. 175.
  2. Joseph Algazy, op. cit., p. 174.
  3. Le Quotidien de Paris, .
  4. La Fédération nationale des déportés et internés, résistants et patriotes (FNDIRP), la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA), le Comité d'action de la Résistance (CAR), le Comité pour léguer l'esprit de la Résistance (CLER) et le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP).
  5. Protocole du jugement prononcé par la 17e chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance à Paris contre Mark Fredriksen, Paris, .
  6. Le Droit de vivre, nouvelle série, no 466, mars 1981.
  7. Le Crapouillot, no 77, 1984.
  8. L'Écho républicain de la Beauce et du Perche, 13 octobre 1980 : "Rambouillet : Fredricksen, dirigeant de l'ex-FANE (néo-nazie) "rossé". La Résistance juive passe aux actes."
  9. Nicolas Lebourg, « Nazis dans le rétro: ce que l’attentat de la rue Copernic nous raconte de l'extrême droite française », Slate, 4 octobre 2014 http://www.slate.fr/story/92895/attentat-rue-copernic-extreme-droite
  10. Jean-Yves Camus et René Monzat, Les Droites nationales et radicales en France : répertoire critique, Lyon, Presses universitaires de Lyon, , 526 p. (ISBN 2-7297-0416-7), p. 223, n. 6.
  11. « Faisceaux Nationalistes Européens (FNE) — France Politique », sur www.france-politique.fr (consulté le 26 avril 2019)

BibliographieModifier