Maripol (styliste)

styliste et photographe française
Ne pas confondre avec la chanteuse Maripol

Maripol est une styliste et photographe française, née en 1947 à Rabat .

BiographieModifier

Carrière de stylisteModifier

Maripol naît à Rabat et grandit en France[1]. Elle étudie les beaux-arts à Nantes[2], puis s'installe aux États-Unis en 1977 avec son compagnon, le photographe et réalisateur Edo Bertoglio[1]. Assistante de Jean-Paul Goude, qui travaille sur son livre Jungle Fever[2], elle est recrutée par la marque de vêtements Fiorucci (en) en tant que directrice artistique. Elle conçoit une ligne de bijoux, portés notamment par les chanteuses Grace Jones et Madonna[3]. La styliste ouvre Maripolitan, sa propre boutique. Située à Manhattan sur Bleecker Street, elle fait faillite en 1986[4]. À New York, elle fréquente des artistes, notamment le peintre Andy Warhol, le cinéaste et musicien Jim Jarmusch et le graffeur Fab Five Freddy[3]. Durant les années 1980, la styliste façonne le look de Debbie Harry, puis de Madonna[1],[3],[5]. Elle conçoit notamment des bracelets en caoutchouc, portés par cette dernière à l'époque de Lucky Star, souvent copiés et vendus dans le monde entier[4]. Dans les années 2010, Maripol collabore avec le créateur de mode Marc Jacobs et réalise des tee-shirts et des bijoux « bon marché » pour sa ligne Marc by Marc Jacobs[5].

Autres activitésModifier

Maripol coproduit le film Downtown 81 d'Edo Bertoglio, sorti en 2001, dans lequel apparaît notamment le peintre Jean-Michel Basquiat[1],[3]. En 2009, la styliste publie Maripolarama, un livre de photographies. Ses instantanés, pris entre 1976 et 1992, représentant des célébrités new-yorkaises, dont Keith Haring et Debbie Harry[4]. Ses œuvres polaroids sont montrées au sein de l'exposition itinérante Who Shot Rock & Roll. L'année suivante, elle publie Maripol: Little Red Riding Hood, qui comprend des photos et des croquis[5]. En 2014, elle publie Maripola X, un ouvrage de photographies issues de sa collection personnelle[6]. Tiré à 600 exemplaires, il comprend également des poèmes et un CD 2-titres[7]. En 2013, elle écrit et réalise la série documentaire Keith Haring: The Message, diffusée sur Arte Creative, plateforme web de la chaîne Arte[3].

OuvragesModifier

RéférencesModifier

  1. a b c et d Paquita Paquin, Cédric Saint-Andre Perrin, « Downtown », Libération,
  2. a et b (en) Manuela Teatini, « Maripol. After midnight », Vogue Italia,
  3. a b c d et e (en) Kaelen Wilson-Goldie, « Maripol: A legend who’s always in style », The Daily Star (en),
  4. a b et c (en) Armand Limnander, « Snap, Dazzle and Pop », The New York Times,
  5. a b et c (en) Alexandra Marshall, « Maripol: Star 80s », W,
  6. (en) Kat Herriman, « Maripol Uncovered », W,
  7. (en) Ann Binlot, « The Stars of New York’s Old Downtown Scene, Like You’ve Never Seen Them Before », T: The New York Times Style Magazine,

Liens externesModifier