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Marie de Brinon
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Religion

Marie de Brinon, dite Madame de Brinon, née en 1631 au château de Corbeilsart et morte le , à Maubuisson, est une religieuse et écrivaine française.

Sommaire

BiographieModifier

Fille d'un président du parlement de Normandie, elle entre aux Ursulines et s'occupant de l'instruction des jeunes filles de Montmorency et de Noisy, devient l'amie de Madame de Maintenon (1680). Elle devient ainsi la première supérieure, nommée à vie le 26 juin 1686, de la Maison royale de Saint-Louis, futur institution de Saint-Cyr[1].

En 1687, elle reproche à Madame de Maintenon d'être trop présente dans l'institution et d'empiéter sur son rôle[2]. À la suite de l'écriture d'Esther par Jean Racine, elle s'oppose à la représentation de la pièce, qu'elle soupçonne tout à la gloire de Madame de Maintenon, ce qui donne lieu à une profonde dispute avec celle-ci. Le 10 décembre 1688, bien que supérieure à vie, elle est renvoyée par lettre de cachet et remplacée par la secrétaire de Madame de Maintenon, Madame de Loubert.

Elle se retire alors à l'Abbaye de Maubuisson où elle finit sa vie[3].

ŒuvreModifier

On lui attribue le chant Grand Dieu sauve le Roi, hymne royal pour Louis XIV (1686), en tant qu'ancêtre du « God save the King ». Pourtant, cette origine ou la date est douteuse, car ce roi interdit tous les chants liturgiques en français à la suite de l'édit de Fontainebleau en 1685, quel que soit le privilège octroyé auparavant[4].

Elle a échangé une importante correspondante avec Leibniz.

PostéritéModifier

Urbain-Victor Chatelain écrit en 1911 une comédie en un acte sur elle : La disgrâce de Mme de Brinon.

Notes et référencesModifier

  1. Dezobry et Bachelet, Dictionnaire de biographie, t. 1, Ch. Delagrave, 1876, p. 381-382.
  2. Éric Le Nabour, La Marquise de Maintenon - L'épouse secrète de Louis XIV, Pygmalion, 2007.
  3. Antoine-Eugène Genoude, La Raison du christianisme, 1836, p. 457.
  4. Denise Launay, La musique religieuse en France du Concile de Trente à 1804, p. 343, Société française de musicologie, Paris 1993. Cependant, une seule exception est certainement connue, pour l'école de Saint-Cyr : Cantique § Texte en langue vulgaire. Si celui-ci était exactement autorisé, il est probable que le chant était singulièrement réservé à cette école. En fait, à cette époque-là, l'hymne royal était le Te Deum.

Liens externesModifier