Marie Thérèse de Bourbon

Marie-Thérèse de Bourbon-Condé ( - [1] ) fut reine titulaire de la Pologne en 1697. Elle est la fille du prince Henri-Jules de Bourbon-Condé. En tant que membre de la Maison de Bourbon, elle est une princesse du sang.

BiographieModifier

Marie-Thérèse de Bourbon-Condé est née à l'Hôtel de Condé à Paris, le , d'Henri-Jules de Bourbon, prince de Condé, duc de Bourbon, et de la princesse Anne de Bavière. Elle porte le prénom de la reine Marie-Thérèse d'Autriche, épouse du roi de France Louis XIV. [réf. nécessaire]

Du côté de son père, elle appartient à une branche cadette de la Maison royale française de Bourbon, et du côté de sa mère, de la maison de Wittelsbach.

Initialement, il était prévu qu'elle épouse Emmanuel-Philibert de Savoie, prince de Carignan, mais le , Marie-Thérèse épouse François-Louis, prince de Conti, le Grand Conti, chef de la branche cadette de Conti de la Maison de Bourbon, dans la chapelle du Château de Versailles.

Elle était passionnément amoureuse de son mari, mais ce n'était pas réciproque. Il était connu à la cour qu'il avait une liaison avec la belle-sœur de sa femme, la duchesse de Bourbon, on disait aussi qu'il avait des tendances homosexuelles[2] et ne prêtait pas beaucoup d'attention à sa femme.

Marie-Thérèse a eu une relation difficile avec ses enfants et vivait donc dans le calme des différentes résidences de la maison de Conti, principalement au château de L'Isle-Adam. La famille s'est ensuite réconciliée après la mort du prince de Conti. Marie-Thérèse était connue pour sa personnalité calme et sa piété, très appréciée par beaucoup à la cour. [réf. nécessaire]. Élisabeth-Charlotte de Bavière, duchesse douairière d'Orléans et mère du régent Philippe d'Orléans, a écrit au sujet de Marie-Thérèse :

« Cette princesse est la seule de la maison de Condé à être bonne à tout. Je pense qu'elle doit avoir du sang allemand dans les veines. Elle est petite et un peu sur le côté, mais elle n'est pas bossue. Elle a de beaux yeux, comme son père ; à cette exception près, elle n'a aucune prétention à la beauté, mais elle est vertueuse et pieuse. Ce qu'elle a souffert à cause de son mari a excité la compassion générale[3]. »

Reine de PologneModifier

En 1697, Louis XIV offre au mari de Marie-Thérèse la couronne de Pologne. Le prince de Conti se rendit en Pologne pour inspecter son nouveau royaume potentiel, tandis que Marie-Thérèse resta en France. Pendant ce temps, elle fut considérée comme la reine titulaire de la Pologne et son mari comme le roi[4]. Sur la base des votes de la noblesse polonaise, son mari est le candidat le plus populaire, mais lorsqu'il arrive à Gdańsk, il s'aperçoit qu'Auguste II le Fort a pris place sur le trône et rentre donc en France.

Princesse douairièreModifier

En 1709, son mari meurt à Paris. Afin de distinguer les veuves après le décès de leurs maris respectifs, les princesses douairières de Conti se voyaient attribuer le titre de douairière précédé du numéro correspondant à l'ordre dans lequel elles avaient été mariées, elle était donc Madame la princesse de Conti, première douairière.

Entre 1727 et 1732, il y avait trois princesses douairières de Conti

Après le décès de son mari, Marie-Thérèse s'intéresse à la rénovation des résidences de la maison de Conti, à commencer par l'Hôtel de Conti, aujourd'hui le Ministère du Commerce, 80 rue de Lille, Paris 7e. Elle a chargé Robert de Cotte, Premier Architecte du Roi, de cette rénovation.

En 1713, sa fille Marie-Anne épouse Louis-Henri, duc de Bourbon, dit Monsieur le Duc, fils de l'ancienne maîtresse de son mari, Louise-Françoise de Bourbon, princesse de Condé. Le même jour, lors d'une double cérémonie de mariage à Versailles, son fils, le nouveau prince de Conti, épouse une autre enfant de la princesse de Condé, Louise-Élisabeth de Bourbon-Condé, qui prit ensuite le titre que Marie-Thérèse portait depuis près de trente ans.

Marie-Thérèse décède le à l’Hôtel de Conti, probablement à cause de la syphilis transmise par son mari. [réf. nécessaire] Elle est inhumée en l’église Saint-André des Arcs, à L'Isle-Adam.

Par sa petite-fille Louise Henriette de Bourbon-Conti, duchesse d'Orléans, grand-mère de Louis-Philippe, roi des Français, Marie Thérèse est l'ancêtre de plusieurs monarques européens des XIXe et XXe siècles.

DescendanceModifier

Notes et référencesModifier

  1. 403 Forbidden « https://web.archive.org/web/20110719172514/http://racineshistoire.free.fr/LGN/PDF/Bourbon-Conde-Conti.pdf »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?),
  2. (en) Pevitt, Christine, Philippe, Duc d'Orléans: Regent of France, Weidenfeld & Nicolson, London, 1997, (English), p.100.
  3. Mémoires traduits de la duchesse d'Orléans
  4. Journal historique du règne de Louis XIV par le Marquis de Dangeau