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Louise-Henriette de Bourbon

aristocrate française
Louise-Henriette de Bourbon
Louise Henriette de Bourbon, Duchesse de Chartres and Duchesse d'Orléans (1726-1759), French School of the 18th century.jpg
Louise Henriette de Bourbon
Titre de noblesse
Duchesse
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 32 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Famille
Père
Mère
Fratrie
Conjoint
Enfants
Autres informations
Religion
Armoiries Orléans et Conti.svg
blason
signature de Louise-Henriette de Bourbon
signature

Louise-Henriette de Bourbon, dite Mademoiselle de Conti, est une princesse du sang française née à Paris le et morte à Paris le .

Fille de Louis-Armand de Bourbon et de Louise-Élisabeth de Bourbon, elle épousa le Louis-Philippe d'Orléans dit le Gros, alors duc de Chartres, devenu à la mort de son père en 1752 le quatrième duc d'Orléans. Le très pieux Louis, troisième duc d'Orléans, qui avait beaucoup de mal à marier son fils[réf. nécessaire], avait fini par élire ce parti, croyant que la jeune fille élevée dans un couvent serait un modèle de vertus chrétiennes. Son inconduite, au contraire, suscita un scandale permanent. Elle mourut en 1759, à 33 ans, usée, dit-on, par sa vie décousue[réf. souhaitée].

AmantsModifier

Selon Jacques Hillairet[1], elle compta parmi ses amants :

ainsi qu'un nombre indéterminé d'hommes de la Cour, de l'armée et de gens du peuple qu'elle allait chercher, travestie, dans les jardins du Palais-Royal, qu'elle habitait avec son mari.

EnfantsModifier

Trois enfants légitimes, dont deux survécurent, naquirent de cette union mal assortie :

  1. N..., de sexe féminin (12 ou 13 juillet 1745 - 14 décembre 1745) ;
  2. Louis-Philippe-Joseph, duc de Valois (né le 13 avril 1747), futur Philippe-Égalité;
  3. Louise-Marie-Thérèse-Bathilde (née le 9 juillet 1750 - morte en 1822), « Mademoiselle », épouse de Louis-Henri, duc de Bourbon puis prince de Condé.

On lit dans les Mémoires de la Marquise de Créquy, qu'à la mort de la duchesse d'Orléans « on trouva dans sa cassette un recueil de satires et d'horribles chansons qu'elle avait composées. Elles ne sauraient être transcrites par la plume d'une autre femme, et surtout d'une femme chrétienne. Je n'en pourrais citer que ce commencement d'un couplet qu'elle adressait à son mari: Monseigneur d'Orléans,/Vos prétendus enfants/Sont l'objet du mépris/De tout Paris!. Monseigneur d'Orléans n'a fait qu'en rire, et tous les habitués du Palais-Royal ont pris des copies de ce même recueil de poésie, que la princesse avait intitulé : Mon Testament. »

Ses enfants eux-mêmes laissaient entendre qu'ils ne sont pas les enfants du duc. La baronne d'Oberkirch raconte[réf. souhaitée] dans ses Mémoires que Mademoiselle lui confia : « Je suis tout Condé et je n'ai rien d'Orléans ». Philippe-Égalité affirma publiquement[2], sous la Révolution, qu'il était le fils d'un valet d'écurie, affirmation que sa ressemblance frappante[réf. souhaitée] avec le troisième duc d'Orléans rend peu vraisemblable.

Notes et référencesModifier

  1. Jacques Hillairet, Connaissance du vieux Paris, Rivages, Paris, 1993, p. 187. Hillairet donne comme source Saint-Simon, sans donner de référence.
  2. https://books.google.fr/books?id=wDRgAAAAcAAJ&pg=PA63

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