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Maria Pawlikowska-Jasnorzewska

poétesse polonaise
Maria Pawlikowska-Jasnorzewska
Maria Pawlikowska-Jasnorzewska-NAC1-K-1734-1.jpg
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 53 ans)
ManchesterVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Famille
Père
Fratrie
Jerzy Kossak (en)
Magdalena Samozwaniec (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinction
Palmes d'or (Académie de Pologne) (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Maria Pawlikowska-Jasnorzewska () est une poétesse et dramaturge polonaise[1].

BiographieModifier

Née à Cracovie dans une famille de peintre, Maria Kossak est élevée dans un milieu d'artistes, d'écrivains et d'intellectuels. Son grand-père, Juliusz Kossak, et son père, Wojciech Kossak, étaient tous les deux des peintres professionnels connus pour leurs scènes historiques et équestres. Sa jeune soeur, Magdalena Samozwaniec (pl) a écrit des satires populaires.

Parlant le français, l'anglais et l'allemand, elle s'adonne dans sa jeunesse à la fois à la peinture et à la poésie. Ce n'est qu'au moment de son mariage avec Jan Pawlikowski — après l'annulation de son premier mariage avec Władysław Bzowski — que prévaut son intérêt pour la littérature, nourri par des discussions en couple sur la poésie et la littérature en général. Leur relation passionnée, fondé sur des intérêts partagés et un amour mutuel a été une source inépuisable d'inspiration poétique pour elle. Mais ce second mariage fut aussi un échec.

Après son divorce, Maria Pawlikowska s'associe avec le cercle de poètes de Varsovie Skamander, dont Julian Tuwim, Jan Lechoń, Kazimierz Wierzyński, et d'autres écrivains renommés comme Jarosław Iwaszkiewicz, Irena Krzywicka, Kazimiera Iłłakowiczówna et Tadeusz Boy-Żeleński. Dans l'entre-guerre elle publie douze volumes de poésie, et prend place parmi les poètes les plus innovants. Elle est qualifiée de Sappho et de reine de la poésie lyrique polonaise dans cette période de l'entre-guerre polonaise[1].

Elle comment une carrière de dramaturge en 1924, avec sa première farce, Archibald le chauffeur, produite à Varsovie. Elle écrit quinze pièces, dans lesquelles elle aborde des sujets comme l'avortement, l'infidélité, ou l'inceste, ce qui provoque des scandales. Elle est comparée par des critiques à Molière, Marivaux, Oscar Wilde, George Bernard Shaw, et Witkacy[2].  Ses pièces montrent une approche non conventionnelle de la maternité, qu'elle comprend comme une pénible obligation qui met fin à l'amour partagé. Elle prend position pour le droit à choisir.

En 1939, au début de la Deuxième guerre mondiale, elle suit en Angleterre son troisième mari, Stefan Jasnorzewski. Après le diagnostic d'un cancer des os en 1944, elle devient hémiplégique, et, soignée par son dernier mari, elle meurt 9 juillet 1945. Elle repose avec son mari au Southern Cemetery, à Manchester.

CréditsModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b (en) « A Legend of Polish literature »
  2. (en) Kot, Joanna, « Maria Pawlikowska-Jasnorzewska's Baba-Dziwo: Experimenting with the Popular », Canadian Slavonic Papers, vol. 46, nos 3/4,‎ (ISSN 0008-5006, lire en ligne, consulté le 22 avril 2017)

AnnexesModifier

ŒuvresModifier

 
Stanisław Ignacy Witkiewicz - Portrait de Maria Pawlikowska-Jasnorzewska, poétesse polonaise - 1924
 
Maria Pawlikowska-Jasnorzewska - années 1920
 
Buste de Maria Pawlikowska-Jasnorzewska sur l'allée de la Renommée à Kielce en Pologne.
  • Niebieskie migdały, Cracovie 1922
  • Różowa magia, Cracovie 1924
  • Narcyz 1926
  • Szofer Archibald. Comédie en trois actes, première : Varsovie, Le nouveau Théâtre 1924, publication: "Świat" 1924
  • Kochanek Sybilli Thompson. Fantaisie futuriste en trois actes, première: Cracovie, Théâtre J. Słowacki 1926
  • Pocałunki, Varsovie 1926
  • Dancing. Karnet balowy, Varsovie 1927
  • Wachlarz, Varsovie 1927
  • Cisza leśna, Varsovie 1928
  • Paryż, Varsovie 1929
  • Profil białej damy, Varsovie 1930
  • Egipska pszenica. Pièce en trois actes, première : Cracovie, Théâtre J. Słowacki 1932
  • Mrówki (myrmeis). Pièce en trois actes, première : Cracovie, Théâtre J. Słowacki 1936
  • Referat. Farce en trois actes, première : TV polonaise 1968, publication : "Dialog" 1979
  • Zalotnicy niebiescy. Pièce en trois actes, première : Varsovie, Le nouveau Théâtre 1933, publication : Cracovie 1936
  • Surowy jedwab, Varsovie 1932
  • Powrót mamy. Comédie en trois actes, première : Varsovie, Le nouveau Théâtre 1935
  • Śpiąca załoga, Varsovie 1933
  • Dowód osobisty. Comédie en trois actes, première : Varsovie, Le nouveau Théâtre 1936
  • Nagroda literacka. Comédie en quatre actes, première : Varsovie, Le nouveau Théâtre 1937
  • Balet powojów, Varsovie 1935
  • Biedna młodość, pièce radiophonique, Radio polonaise 1936
  • Pani zabija pana, pièce radiophonique, Radio polonaise 1936
  • Krystalizacje, Varsovie 1937
  • Złowrogi portret, pièce radiophonique, Radio polonaise 1937
  • Baba-dziwo. Tragicomédie en trois actes, premiere : Cracovie, Théâtre J. Słowacki 1938, publication: "Dialog" 1966
  • Dewaluacja Klary. Comédie en trois actes, première : Poznan, Théâtre de Pologne 1939
  • Popielaty welon. Fantazja sceniczna w 9 obrazach, premiere : Varsovie , Teatr Narodowy 1939
  • Szkicownik poetycki. Varsovie 1939
  • Gołąb ofiarny, poèmes, Glasgow 1941
  • Róża i lasy płonące. Londres, 1941
  • Czterolistna koniczyna albo szachownica. Londres, 1980

BibliographieModifier

  • (ru) Maxime Malkov, « A. Akhmatova et M. Pawlikowska-Jasnorzewsak », Studia Polono-Rossica. Юбил. сб. к 80-летию проф. Е.З. Цыбенко., Moscou, изд-во МГУ,‎ , p. 387-402 (lire en ligne)
  • (de) Stehr, Eliza., Die polnische Dichterin Maria Pawlikowska-Jasnorzewska : Hauptmotive in ihrer Lyrik, Diplomica Verlag, (ISBN 9783836636575, OCLC 754715182, lire en ligne)
  • (de) Anna Milanowski, Über die Poesie von Maria Pawilowskaoa-Jasnorzewska-Anders, Wien, WWGÖ, , 312 p. (ISBN 3-85369-847-6)

Liens externesModifier

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