Marella Caracciolo di Castagneto

Marella Caracciolo di Castagneto
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Marella Caracciolo di Castagneto dans les années 1950.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 91 ans)
TurinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Marella AgnelliVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Marella Caracciolo di CastagnetoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Famille
Père
Mère
Margaret Clarke (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Carlo Caracciolo
Nicola Caracciolo (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Enfants
Autres informations
Distinction

Marella Caracciolo di Castagneto est une princesse italienne née le à Florence et morte le à Turin[1].

Elle est également collectionneuse d'art et mécène, veuve de l'industriel Giovanni Agnelli. Elle a souvent paru dans le magazine de mode Vogue[2]. Elle a été nommée au International Best Dressed Hall of Fame List en 1963[3].

BiographieModifier

Appartenant à une vieille famille de la noblesse napolitaine, Marella Caracciolo di Castagneto est la fille du prince et diplomate Filippo Caracciolo di Castagneto et d'une Anglo-Américaine. Ses frères sont le patron de presse Carlo Caracciolo et le mécène Nicola Caracciolo. En 1953, elle épouse, Giovanni Agnelli (1921-2003), héritier du groupe Fiat[4],[5].

Férue de photographie, Marella Agnelli, qui a fait ses études à Paris, a été l'assistante d'Erwin Blumenfeld à New York au début de sa carrière variée, ainsi que monteuse occasionnelle et contributrice photographique chez Vogue. En 1973, elle crée une ligne textile pour Abraham-Zumsteg, pour laquelle elle reçoit le prix Roscoe du Conseil des ressources (l'équivalent du prix Oscar du métier de designer) en 1977[4]. L'amitié avec Jackie Kennedy la voit immortalisée à Capri et Amalfi, assiégée par les paparazzi [2]. Passionnée de jardinage, Marella Agnelli est l'auteur de nombreux ouvrages sur le sujet et fournit également de nombreuses photographies. Deux de ses livres traitent du jardin de Ninfa (1999) et des jardins Agnelli de Villar Perosa (1998)[4].

Plus récemment, elle a supervisé l’ouverture de la galerie d’art conçue par Renzo Piano, la Pinacoteca Giovanni e Marella Agnelli, construite sur le toit de l’ancienne usine Lingotto Fiat de Turin en Italie. La collection Agnelli comprend des œuvres de Picasso, Renoir, Canaletto, Matisse et Canova[4].

Elle forme un couple uni avec son mari, bien que la presse à scandale se fait l'écho des infidélités de ce dernier. Ils vivent entre leur duplex de Park Avenue à New York, Turin, leur chalet de Saint-Moritz, la villa Leopolda sur la Riviera et plus tard en Corse. Ils fréquentent de nombreuses personnalités, cultivant une amitié avec le couple Kennedy, Henry Kissinger ou encore Andy Warhol ; ce dernier fit d'ailleurs leur portrait. Par ailleurs, elle rompt amicalement avec Truman Capote, après qu'il a publié un livre de révélations sur des mondaines new-yorkaises, vivant cet évènement comme une trahison[5].

Elle doit supporter le suicide de leur fils Edoardo, puis des querelles financières avec sa fille Margherita, après la mort de Gianni. Elle est très proche de son petit fils John Elkann[5].

Elle décède le . Le Monde la surnomme « la dernière reine d'Italie »[6].

DistinctionModifier

Notes et référencesModifier

  1. (it) « Torino: addio a Marella Agnelli, moglie dell'Avvocato Gianni », sur Tgcom24 (consulté le )
  2. a et b (it) « Marella Agnelli è morta e ci lascia una grande lezione di stile », sur D.it Repubblica, d.repubblica, (consulté le ).
  3. (en) « The International Best-Dressed List Hall of Fame: Women », sur Vanities (consulté le ).
  4. a b c et d (it) Salvatore Tropea, « Morta Marella Agnelli Caracciolo, la moglie dell'Avvocato - Repubblica.it », sur Repubblica.it, Repubblica, (consulté le ).
  5. a b et c Jean-Marie Rouart, « Marella Agnelli, la dernière marche », Paris Match, semaine du 28 février au 6 mars 2019, p. 50-55.
  6. Philippe Ridet, « Marella Agnelli, la dernière reine d’Italie », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )

Liens externesModifier