María Luz Morales

journaliste et écrivaine culturelle pionnière

María Luz Morales Godoy (La Corogne, - Barcelone, 1980) est une journaliste et écrivaine culturelle espagnole pionnière du XXe siècle.

María Luz Morales
María Luz Morales.JPG
Fonction
Directrice
La Vanguardia
-
Gaziel (en)
Manuel Vázquez Ocaña (d)
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 81 ans)
BarceloneVoir et modifier les données sur Wikidata
Période d'activité
Depuis Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
María Luz Morales y GodoyVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes
Felipe Centeno
Ariel
Jorge Marineda
María Thierry
María Luz Morales GodóVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Lecturas (d), La Vanguardia, El SolVoir et modifier les données sur Wikidata
Distinction

BiographieModifier

Maria Luz est diplômée en pédagogie, en philosophie et littérature. Elle fréquente l'Institut de la culture et de la bibliothèque populaire de La Dona[1]. À Barcelone, dans les années 1920, elle dirige la revue El Hogar y la Moda (la maison et la mode). Elle écrit des critiques de films et participe à la création du premier Congreso de Cine Iberoamericano, à Madrid en 1929. Paramount la remarque et l'embauche pour traduire et adapter ses productions en espagnol, écrire des bulletins comme Revista Paramount et Paramount Grá-fico[2].

Elle œuvre pour la promotion de l'éducation des femmes en créant en 1931 la Residencia Internacional de Señoritas Estudiantes (résidence internationale pour étudiantes féminies). Etablissement dont elle prend la direction[3].

Elle est la première femme en Espagne à diriger un journal national, La Vanguardia, pendant la période de 1936 et 1937 au début de la Guerre d'Espagne[4].

En 1939, elle est détenue pendant 40 jours et devient professionnellement incapable de travailler à cause du franquisme. Avec l'arrivée de la transition démocratique espagnole, elle reprend ses activités, et collabore avec Diario de Barcelona jusqu'à sa mort, à l'âge de 81 ans. Elle joue un rôle déterminant dans l'incorporation de femmes pour l'activité journalistique et littéraire dans l'Espagne du XXe siècle[4]. Elle signe la plupart de ses articles sur le cinéma Felipe Centeno. La raison en serait, plus que d'utiliser un patronyme masculin, d'être anonyme et indépendante vis-à-vis des producteurs de cinéma[2].

Un prix María Luz Morales pour le journalisme a été créé et remis pour la première fois à la sociologue Patricia Soley-Beltrán le 23 mai 2016[1],[5].

Prix et distinctionsModifier

Œuvres choisiesModifier

  • Parientes y trastos viejos (inédit)
  • Trovas de otros tiempos, 1928
  • Libros, mujeres y niños, 1928
  • Las románticas, Madrid, Historia Nueva, 1930
  • Vida de Edison, Barcelona, Seix Barral, 1934
  • Romance de media noche (avec Elisabeth Mulder), 1935
  • Julio César, vida y hechos, Barcelona, Araluce, 3ª ed., 1936
  • Vida de Madame Curie, Barcelona, Seix y Barral, 1936
  • Vida y hechos de Alejandro Magno, Barcelona, Araluce, 1936
  • Alguien a quien conocí, 1937
  • Tres historias de amor en la Revolución francesa, Barcelona, Surco, 1942
  • Memorias sobre la vida de María Antonieta: Reina de Francia y de Navarra, Barcelona, Surco, 1943
  • El mundo de las hormigas, Barcelona, Ediciones Reguera, 1948
  • El Cine: historia ilustrada del séptimo arte, 3 volumes, 1950
  • Hazañas del Cid, 1951. (ISBN 9785518959859), (OCLC 868202579)
  • Enciclopedia del hogar, Barcelona, Argos, 1952
  • Rosalinda en la ventana, Barcelona, Hymsa, 4ª ed., 1954
  • Balcón al Atlántico :(otra novela sin héroe), 1955
  • Balcón al Mediterráneo, Barcelona, Editorial Surco, 1955
  • Historias del décimo círculo, Barcelona, Destino, 1962
  • Libro de oro de la poesía en lengua castellana (España y América), Barcelona, Juventud, 1970

RéférencesModifier

  1. a et b (es) « Primer Premio de Periodismo María Luz Morales - La socióloga Patricia Soley-Beltrán ha resultado ganadora », sur 39ymas, (consulté le 12 avril 2020)
  2. a et b (en) « María Luz Morales Godoy – Women Film Pioneers Project » (consulté le 12 avril 2020)
  3. (en) Begoña Soto-Vázquez, « María Luz Morales Godoy », Columbia Academics Commons,‎ (DOI 10.7916/d8-4b8j-cp05, lire en ligne, consulté le 12 avril 2020)
  4. a et b (es) Vidal Lage, « María Luz Morales - Unha das primeiras mulleres que dirixen un medio de comunicación », Álbum de mulleres - Consello da Cultura Galega,
  5. (es) « Marina Subirats gana el premio María Luz Morales », sur La Vanguardia, (consulté le 12 avril 2020)
  6. (es) « ABC MADRID 03-03-1963 página 111 - Archivo ABC », sur abc, (consulté le 12 avril 2020)

BibliographieModifier

  • (es) María Ángeles Cabré, María Luz Morales. Pionera del periodismo, Libros de Vanguardia,

Liens externesModifier