Ouvrir le menu principal
Maison Fournaise
Le Déjeuner des canotiers devant la Maison Fournaise.JPG
Reproduction du Déjeuner des canotiers d'Auguste Renoir sur un parcours du Pays des Impressionnistes, devant la maison Fournaise
Présentation
Type
Construction
Propriétaire
Commune
Statut patrimonial
Site web
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Adresse
3 rue du Bac/ Ile des impressionnistes
Coordonnées
Localisation sur la carte des Yvelines
voir sur la carte des Yvelines
Red pog.svg
Localisation sur la carte de France
voir sur la carte de France
Red pog.svg

La maison Fournaise est une ancienne guinguette-hôtel situé dans l'île des Impressionnistes, à Chatou, dans les Yvelines. Elle abrite aujourd'hui à nouveau un restaurant et le musée municipal qui conserve des collections sur l'histoire du site et du canotage, l'un des premiers loisirs modernes sur l'eau.

HistoriqueModifier

La première maison des Fournaise fut construite en 1844, au pied du pont routier d'alors en pierre (aujourd'hui disparu). Il existe à cette époque d'ores et déjà un fonds de commerce de marchands de vin, c'est-à-dire une gargote et des chantiers de bois et de bateaux. En 1857, Alphonse Fournaise, maître de pont, rachète le tout pour y ouvrir un restaurant où il est secondé par sa femme Louise Braut, et une location de bateaux dans l'air du temps[2]. Chatou devient alors une station de canotage. Au fil des années, Alphonse Fournaise modifie à plusieurs reprises la maison, l'agrandit, remplace la balustrade du balcon en bois par de la fonte. L’île devient un site à la mode où le tout-Paris aime se rendre à la belle saison. Sous l'enseigne de Fournaise, la maison devient, selon l'expression de Guy de Maupassant, ce « phalanstère de canotiers » renommé, où l'on festoie pour une centaine de sous[3].

Le restaurant-hôtel Fournaise fut fréquenté par Auguste Renoir qui y peignit de nombreux tableaux, des portraits de la famille Fournaise, des paysages des alentours, et en particulier son célèbre tableau, Le Déjeuner des canotiers en 1880. Guy de Maupassant s'est amusé à décrire l'ambiance de l'établissement dans La Femme de Paul sous le nom du restaurant Grillon). Nombreux sont les peintres impressionnistes et du plein air venus résider, peindre dans les environs et sont probablement passés à la Maison Fournaise. Certains ont participé à la décoration des salles et de la façade principale comme le peintre Maurice Réalier-Dumas.

Fermée au début du XXe siècle, la maison Fournaise s'étiole au fil des décennies. La commune de Chatou réussit à l'acquérir en 1979. En 1982, le bâtiment est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. En 1984, il est restauré à l'initiative de la ville de Chatou, avec des aides de l'État, de la Région, du Département, ainsi qu'avec l'aide de deux associations, les Amis de la maison Fournaise et une association américaine, Friends of French Art.

En 1990, la maison Fournaise retrouve sa première raison d'être avec l'ouverture d'un restaurant.

Le musée FournaiseModifier

Dans les salles hautes, le musée Fournaise[4] ouvre ses portes en 1992. Il conserve une collection de tableaux et documents sur l’histoire de la maison et l’âge d’or des bords de Seine. Il propose également des expositions autour des mouvements artistiques contemporains de l'époque impressionniste.

CollectionModifier

La collection rassemble des tableaux d'André Derain, Ferdinand Heilbuth, Albert Lebourg, Maurice Réalier-Dumas, Gustave Maincent, Adrien Karbowsky, Charles Camoin ainsi que d'autres artistes surnommés les petits maîtres des bords de Seine[5].

Elle comprend également une sculpture de Renoir, des céramiques d'André Mettey et Maurice de Vlaminck, des gravures, des dessins humoristiques et des souvenirs de Guy de Maupassant, qui rappellent la belle époque du canotage et de l'impressionnisme.

La collection du musée Fournaise est numérisée sur la base Joconde[6].

GalerieModifier

Notes et référencesModifier

  1. « PA00087403 », notice no , base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Benoît Noël, Jean Hournon, Les arts en Seine: le paradis des impressionnistes, Presses franciliennes, , p. 102.
  3. Hélène Rochette, Maisons d'écrivains et d'artistes. Paris et ses alentours, Parigramme, , p. 121.
  4. musée Fournaise
  5. « Collection beaux-arts », sur www.musee-fournaise.com (consulté le 24 juin 2019)
  6. base Joconde

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexesModifier

Liens externesModifier